Les géants de la Silicon Valley, complices de la censure ?
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Les grosses entreprises rendant la Silicon Valley célèbre ont souvent été exemple de liberté et d’héros lorsqu’il s’agissait de défendre leurs clients. Or, pour certains, les temps ont changé…

Apple et Amazon ont cédé, sans même l’once d’une négociation, de respecter les exigences de la législation chinoise. La Chine est un pays où la censure est omniprésente et bloque des milliers de sites et de services. Par exemple, tous les réseaux sociaux étrangers tels que Facebook ou Twitter sont interdits mais également la fameuse messagerie de Google ; Gmail. La seule solution pour pouvoir un minimum surfer sur la toile était donc un VPN. Pour quelques dollars par mois, un VPN permet de brouiller les pistes des « trajets » numériques. Pour les citoyens chinois les plus doués en numérique et technologies, le tour était joué et il était possible d’accéder à des sites sans être bloqué, ni même repéré.

Mais laChine a décidé de mettre fin au VPN. Autrement dit, de renforcer l’accès aux sites bloqués et de ne rien laisser passer. Le pays a donc demandé à Apple et aux autres sociétés étrangères capables de donner l’accès à des VPN, de se plier à la loi chinoise. Apple a dû retirer de l’app store toutes les applications susceptibles de fournir un VPN. Quant à Amazon, la Chine a ordonné d’imposer à ses clients d’arrêter de les utiliser.

Faits contradictoires ; l’année dernière Apple s’était transformé en héros de la liberté en refusant de donner les codes d’accès d’un Iphone de l’un des terroristes de l’attentat de San Bernardino au gouvernement américain. Tim Cook, dirigeant d’Apple ne se pliait pas face à un gouvernement de peur d’avoir d’autres demandes. Or, le marché chinois reste un eldorado financier pour n’importe quel patron ce qui rend la chose plus difficile.  D’après l’Obs, même le réseau professionnel LinkedIn, aujourd’hui propriété de Microsoft, a lui aussi accepté la censure pour pouvoir s’implanter et se développer en Chine.

La question se pose donc : est-il plus simple de respecter les lois d’un pays dans lequel l’entreprise souhaite s’implanter ? Ou bien, devrait-elle avoir l’exigence morale de ne pas se plier aux règles arbitraires d’une dictature ?