DOs & DON’Ts – Trouver un stage dans la Silicon Valley

      DO’s

Faites marcher la French Connexion

C’est sûrement votre atout numéro 1. Dans un environnement où vos études ne sont que très peu lisibles par les recruteurs américains qui ne connaissent pas la valeur des diplômes français, s’adresser à des Francophones peut s’avérer salvateur. La French Connexion ce n’est pas seulement l’assurance de trouver quelqu’un à San Francisco avec qui parler du PSG autour de tranches de saucissons. Il s’agit de ratisser large. Plus vous multiplierez les contacts, plus vous aurez de chance de trouver un stage. Plusieurs acteurs peuvent vous aider dans votre recherche : les institutions dont c’est le rôle (Chambre de Commerce Franco-californienne,Alliance Française de San Francisco), les étudiants de votre école basés sur place, et de manière générale les Français qui sont installés dans la Vallée. Essayez de prendre contact avec ceux-ci, entre Français on se serre les coudes, et ils vous aideront avec plaisir.

-Ayez une identité digitale irréprochable

Affichez une identité virtuelle mal ajustée lorsque vous cherchez un stage dans la Silicon Valley, c’est un peu comme porter un T-Shirt Domyos blanc à col rond avec l’étiquette qui dépasse lors d’un entretien chez Gucci, c’est rédhibitoire.  Pour présenter une carte de visite virtuelle clean, optimisez votre profil Linkedin, vérifiez vos paramétrages Facebook, nettoyer votre compte Twitter de ce qui pourrait être gênant.

Et travaillez votre référencement. Il est fort probable que votre employeur tape votre nom dans Google, pour obtenir plus d’informations que n’en laisse transparaitre votre CV et votre lettre de motivation. Si les résultats de recherche sortent votre page sur Viadeo, DoYouBuzz ou Seekube, c’est gagné. Vous pouvez considérez que votre web identité est complète. Vous donnerez alors l’impression de maitriser votre projection digitale.

Le petit plus : si vous en avez les compétences, créez un WordPress ou un Tumblr où vous présentez votre travail.

-Mettez de l’argent de côté

Si l’investissement sera assurément rentable sur le long terme, le coût financier d’un stage à San Francisco n’est pas à négliger. Plusieurs dépenses sont à prévoir, qui, additionnées, représentent une somme importante. Les frais de visa d’abord sont conséquents. Selon votre sponsor, qui joue le rôle d’interface entre l’administration américaine et vous, un visa d’une durée de dix mois peut vous revenir entre 1000 et 1500 euros. Ce à quoi il faudra ajouter le billet d’avion et le coût de la vie qui s’avère être plus onéreux qu’à Paris. Le marché de l’immobilier est ridiculement élevé à San Francisco. Pour faire des économies une bonne alternative peut être d’aller vivre à Oakland, de l’autre côté de la Baie. Sachez également que si votre employeur ne vous rémunère pas, vos entrées d’argent seront limitées, puisque votre visa de stage ne vous autorise pas à travailler légalement ailleurs que dans le cadre de votre stage.

-Disposez d’un bon accès à Internet et d’un compte Skype

A cause du décalage horaire (9h entre Paris et San Francisco), vos entretiens d’embauche se dérouleront probablement sur Internet à une heure avancée de la nuit ou tôt le matin, c ‘est selon.

Vu l’horaire, assurez vous que les outils que vous utiliserez pour la visio-conférence sont en place, de l’improvisation à ce niveau là serait mal vue. Votre compte Skype doit être renseigné (veillez à ajuster votre photo de profil) et disposer de crédits au cas où vous devez rappeler sur un numéro de téléphone aux Etats-Unis. De même configurez un compte Google+ pour pouvoir participer à des hangouts (il faudra au préalable vous créer une adresse Gmail). Enfin, assurez-vous que l’arrière plan soit dégagé et ne laisse pas apparaître des passions douteuses.

         DON’Ts

-Dites adieu au CV de papa

Les CV faits sur Word, avec la police Times New Roman, c’est fini. Il vous faut un CV visuellement attrayant dont l’apparence rappellera d’une certaine façon l’intérêt pour le design qui fait la marque de la Silicon Valley. Sans nécessairement atteindre le niveau de professionnalisme des CV de graphistes, poussez l’aspect graphique. Si vous êtes perfectionniste vous pouvez même aller jusqu’à adapter le code couleur en fonction de l’entreprise à laquelle vous envoyer votre candidature.

-Ne vous y prenez pas à la dernière seconde

Ca y est, vous avez l’accord de votre employeur. Pourtant avant d’obtenir votre visa de stage J-1, les étapes seront nombreuses et fastidieuses. Il faudra préparer un plan de formation en plusieurs phases, le faire signer par votre employeur (le scanner va fonctionner à plein régime), le faire approuver par le service de l’administration américaine en charge des stages, et enfin aller à l’ambassade des Etats-Unis à Paris. On ne saurait que trop vous recommander de prévoir le temps nécessaire à la bonne conduite de ces différentes étapes. La distance induit des délais supplémentaires, et trois mois ne seront pas de trop pour obtenir le sésame qui vous ouvrira les portes de la Silicon Valley.

-Ne parlez pas de sujets techniques que vous ne maitrisez pas

Si vous êtes à l’aise avec les nouveaux outils digitaux, ne surjouez pas votre côté digital native pour autant. Vous êtes sûrement déjà à l’aise avec les hangout de Google+, cependant certaines fonctionnalités doivent être utilisées avec précaution. Porter une barbe numérique n’est assurément pas l’indice maturité qui décidera votre employeur.

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