Les FoodTrucks, ou la déconstruction des arts de la table

Quand la Construction va, tout va !

En combinant Web 2.0, Cloud Computing, téléphones mobiles, bases de données réparties, et analyse de données, les jeunes pousses de la Vallée déconstruisent nos modes de vie en imaginant de nouvelles connexions. Vive la différance (oui, avec un « a ») dirait Jacques Derrida !

 

Expliquons : dernière-née de ces tendances sociales est l’intégration des « FoodTrucks » dans la vie des employés de « La Baie » (qui regroupe San Francisco, la Silicon Valley, la East Bay et Marin County). Chaque « FoodTruck » est dirigé par un chef (parfois aussi chef d’un grand restaurant), et offre sa spécialité gastronomique : salades aux avocats, moussaka, spaghettis alla carbonara, sushi, thai curry, etc. Il y a souvent un des camions de « Crème Brulée ». Les grandes sociétés (comme Google, ou Twitter), les centres de bureaux, et les même les administrations les invitent et leurs réservent des emplacements. Les employés, eux, sont ravis : aller voir les camions, n’est plus simplement se nourrir, c’est La Fête !

 

Une foule diverse se presse devant les camions et chacun se construit un repas en flânant de camion en camion. On y parle toutes les langues, on échange des idées de repas, on goûte entre copains, tout en gazouillant ou en prenant des photos et vidéos, immédiatement postées sur Vines ou YouTube. Le paiement se fait par RFID, Paypal, ou via Square.

Mais c’est ce qui ne se voit pas le plus important : une telle expérience spontanée demande des camions construits sur mesure et des sociétés pour les vendre ou les louer, une nouvelle génération de chefs, des organisations auxquelles souscrivent les camions pour réserver les emplacements, des développeurs pour les sites et les « Apps », des sociétés de marketing digital pour financer ces efforts, et bien sur des systèmes mobiles de paiement. Le tout fait sans plan initial, sans loi spécifique, juste par une coopération spontanée entre des milliers de partenaires qui veillent à ce qu’un système ouvert, facile à utiliser existe et puisse se développer !

Mais la déconstruction ne s’arrête pas là : quand considère t-on qu’un hôtel ou un taxi, ou même une banque, restent-ils trop « 20ème siècle » ? Restez à l’écoute !

 

 

 

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