L’entrepreneuriat, une aventure parsemée d’échecs

L’échec fait partie intégrante de la vie d’un entrepreneur. Quelque soit le projet, il est inévitable de se retrouver confronter à des difficultés. C’est dans la faculté de se relever de ses échecs que l’on remarque un entrepreneur sur la voie du succès. Tout est lié à la capacité de la personne à surmonter les obstacles, ne pas baisser les bras aux premières difficultés et savoir apprendre de ses erreurs. Alors pourquoi face à l’échec nous n’avons pas tous cette même façon de réagir ? Il s’agit bien souvent d’une différence de perception, souvent liée à notre culture. L’exemple est frappant lorsqu’on compare la perception de l’échec du point de vue des français avec celle des américains

La France punit l’échec

« Certains échouent après une première tentative. Cela ne doit pas les décourager ni les empêcher de recommencer », c’était en juin 2013, Jean-Marc Ayrault avait annoncé que le fichage des entrepreneurs ayant essuyé une première faillite serait supprimé. Une bonne nouvelle pour les entrepreneurs français, qui face à l’échec n’en menaient pas large.

Pointé du doigt et perçu négativement en France, l’échec est souvent suivit de la cessation d’un projet et l’abandon de toute activité de la part d’un entrepreneur. En effet, en France la peur de l’échec est un véritable frein à l’innovation pour les créateurs en herbes.

Redressement, liquidation judiciaire ou dépôt de bilan, les entrepreneurs sont confrontés à de nombreux risques financiers, qui une fois rencontrés, peuvent les suivre pour le reste de leur vie professionnelle. Les banques françaises deviennent alors réticentes pour fournir un crédit, les investisseurs privés se méfient d’un renouvellement de l’échec … Bref, il y a peu de place pour une seconde chance lorsqu’on est entrepreneur français.

Pourtant ces échecs sont perçus d’une toute autre manière par nos confrères américains, qui voient dans les échecs passés une preuve de maturité, d’expérience, une véritable volonté d’entreprendre et donc une vocation à réussir. Pour les américains, l’échec n’est autre qu’une étape inévitable par laquelle il faut passer pour pouvoir gagner en expérience et évoluer.

La France ne voit pas d’un bon œil l’échec, qui pourtant est une étape comme une autre lors du lancement d’un projet. Souvent perçu comme quelque de négatif et souvent puni, l’échec plane comme une ombre sur la motivation des entrepreneurs. La peur les dissuade parfois de se lancer dans l’aventure, car elle peut vite devenir un enfer social.

 

« Il n’y a pas de réussite facile, ni d’échec définitifs » Marcel Proust

 

L’échec synonyme d’expérience

Dans la culture américaine, les échecs traversés par une personne sont souvent associés à une preuve de maturité et d’expérience. L’échec est perçu par les entrepreneurs américains comme un passage obligé dans le processus d’innovation et au cours du lancement d’un projet. Il permet d’apprendre, et d’adapter sa stratégie afin d’éviter de réitérer les erreurs commises par le passé.

 

« Fail fast, fail often »

 

Aux Etats-Unis, la meilleure méthode pour mener à bien un projet est la méthode de l’itération. Le principe de l’itération est de se lancer son projet, même si l’on n’est pas 100% sûr de sa réussite. Peu importe l’issue du résultat, le but est de tenter sa chance. Si le projet n’atteint pas les résultats escomptés, il suffit de recommencer en prenant en compte les erreurs commises précédemment. L’itération s’est d’abord développée à travers les méthodes agiles en informatiques, puis s’est popularisée et s’est ancrée dans la culture de l’entrepreneuriat américain.

Si la méthode vous semble abstraite, un exemple concret vous éclairera peut être. Pour les développeurs, le but n’est pas de développer un logiciel parfaitement fonctionnel du premier coup, mais de développer une première version bêta le plus rapidement possible, ce qui leur permettra ensuite de l’améliorer en fonction des retours. C’est l’expérience qu’a tenté un entrepreneur américain souhaitant mettre en place une plateforme de vente flash permettant aux musiciens de vendre leurs musiques à des prix dynamiques. Bien que le concept n’ait pas fonctionné et que la plateforme ait dû être supprimée, l’entrepreneur en question ne perçoit pas uniquement cette faillite, comme un échec définitif et une expérience négative. Il relativise en expliquant qu’elle lui a permis d’apprendre bien plus que durant ses années universitaires et qu’elle a été inestimable en terme d’apprentissage.

 

« Those who dare to fail miserably can achieve greatly” Robert F. Kennedy

“Ceux qui osent échouer misérablement peuvent accomplir de grandes choses »

 

Un site web américain a d’ailleurs été crée « FailCon » pour permettre aux startupers du monde entier de parler de leurs expériences et des difficultés qu’ils ont rencontrés lors du lancement de leur projet. Sous forme de conférences, les entrepreneurs peuvent ainsi échanger et se remettre de leurs erreurs, tout en formant les participants afin qu’ils ne commettent pas les mêmes faux pas.

 

« Failure » un mot à la mode en Silicon Valley

La Silicon Valley est en elle-même une preuve flagrante que l’échec ne devrait pas être une barrière pour ceux qui souhaitent innover. En effet, chaque année un nombre incalculable d’entrepreneurs viennent tenter leur chance dans ce paradis de l’innovation. Un grand nombre d’entre eux échouent chaque année et leurs projets rejoignent le cimetière des startups la Silicon Valley. Cependant certains d’entre eux, après de nombreux essais et échecs surmontés, réussissent à mettre en œuvre l’idée révolutionnaire qui les mène vers la success story tant escomptée

Si vous doutez encore du fait que l’échec puisse être perçu comme une expérience positive ou du moins bénéfique à votre évolution, et mener votre entreprise au succès, découvrez cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=_tjYoKCBYag

Ne voyez plus l’échec comme une situation entièrement négative, mais acceptez-là comme une expérience enrichissante. Découvrez une autre façon d’aborder l’échec à la façon des entrepreneurs américains en planifiant votre voyage dans la Silicon Valley 😉

 

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