par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Innovation
Si la Silicon Valley occupe une place à part dans la mythologie entrepreneuriale, les ingrédients qui font son succès se développent de plus en plus en Europe.
Certains voient la Silicon Valley comme la solution pour parvenir au succès, mais est-ce vraiment le cas ? Que serait devenu BlaBlaCar si Frédéric Mazzella était allé dès le début en Californie ? N’avons-nous pas nos Silicon Valley en Europe ? Avant de répondre à cette question, il est essentiel de revenir aux ingrédients qui font le succès de cette fameuse vallée…
La force de la Silicon Valley : une concentration de ressources
Ce qui caractérise la Silicon Valley ce n’est pas la présence de personnalités exceptionnelles, c’est son écosystème. Il se définit par la concentration et la coordination de trois capitaux : humain, économique et social.
Le capital humain d’abord. La Silicon Valley compte les meilleures universités et laboratoires des Etats-Unis et attire des talents du monde entier. Sauf exception, les entrepreneurs qui réussissent ne sont pas autodidactes : 50 % d’entre eux sont même issus des 10 meilleures universités du pays ! Et au-delà des fondateurs, les startups peuvent piocher dans ces universités pour recruter des développeurs, designers et commerciaux de très haut niveau.
Le capital économique ensuite. Le territoire héberge des investisseurs qui offrent un financement de qualité pour soutenir la croissance d’une startup. L’écart entre les montants investis dans la Silicon Valley et la France sont d’ailleurs de 1 à 5 (en 2015 le ticket moyen en venture capital était de 25,7 millions de dollars dans la Silicon Valley contre 5,7 millions en France selon une étude EY).
Le capital social enfin. Peter Thiel et Elon Musk, co-fondateurs de PayPal, ont fait fortune en revendant leur entreprise à eBay en 2001. Avec cet argent, ils ont créé de nouvelles startups à succès (Tesla Motors, Space X…), ont réinvesti dans des projets devenus leaders mondiaux (Facebook, LinkedIn, Yammer…) et soutiennent des incubateurs comme le Y Combinator (dont sont issus Airbnb, Dropbox, Reddit…). Ces réseaux de grands frères sont déterminants pour aider les nouvelles générations d’entrepreneurs.
Si vous ne pouvez pas créer des liens avec cet écosystème, la Silicon Valley ne vous apportera pas grand-chose. Vous risqueriez d’y être un inconnu… Dans ce cas, il est plus porteur de développer, dans un premier temps, le projet sur votre territoire : l’Europe.
A défaut de Silicon Valley européenne : des villes-tremplins
L’Europe ne connaît pas, sur un territoire aussi limité que celui de la Silicon Valley, une telle concentration de capitaux économiques, humains et sociaux. Ceci étant, certaines villes ont une croissance forte de leur écosystème : Londres, Berlin et Paris en particulier ; mais aussi Moscou, Amsterdam, Stockholm, Barcelone, Bruxelles, Copenhague, Madrid ou Turin. Sur chacune de ces villes, l’augmentation du nombre de talents engagés dans des startups, d’investisseurs spécialisés dans l’entrepreneuriat et d’accélérateurs de haut niveau est exponentielle.
Quelques recommandations pour trouver votre « scenius » en Europe
Pour réussir, au-delà d’un peu de génie, il vous faut un scenius : c’est-à-dire un lieu où vous pouvez trouver des ressources qui font la différence. L’ambiance, le processus, les talents, l’argent… tout est là pour faire grandir votre projet. En voici quelques-uns…
A Paris,
The Family : acteur de référence pour accélérer un projet, pour les startups ou les grands groupes, trouver des investisseurs ou suivre une formation ponctuelle
Numa : accélérateur réputé qui offre aussi des solutions pour développer des relations fructueuses entre grands groupes et startups
Player : communauté entrepreneuriale d’exception pour trouver des solutions aux grands enjeux sociétaux et faire le lien entre les mondes des affaires, artistiques et scientifiques
Réseaux intégrés au niveau Européen,
Start-up Bootcamp : accélérateur de startups présents à Londres (FinTech), Berlin (HealthTech), Rome (FoodTech), Amsterdam (e-commerce), Barcelone (DataTech) ou encore Istanbul.
European Innovation Academy : dispositif de formation à l’entrepreneuriat en sessions d’été)
Et bien sûr, la Chaire Entrepreneuriat d’ESCP Europe : seul réseau européen porté par une business school qui offre des formations diplômantes et accompagne entrepreneurs et intrapreneurs à Paris, Berlin, Londres, Madrid, Turin et Varsovie.
Alors l’Europe, ça vous tente ?
Il faut penser global mais agir d’abord local : attirez des talents (capital humain), obtenez des financements (capital économique) et faites jouer les réseaux (capital social) pour devenir leader sur votre territoire. Ensuite, vous serez crédible, y compris dans la Silicon Valley, et vous trouverez du soutien auprès de gens comme The Refiners. BlaBlaCar n’aurait probablement pas eue la belle croissance qu’on lui connaît si Frédéric Mazzela était allé à San Francisco dès le début au lieu de développer sa startup en Europe…
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | News
L’Ecole 42, fondée par Xavier Niel, ouvre une antenne dans la Silicon Valley. Elle reprend les mêmes recettes et veut former 10 000 développeurs d’ici 5 ans.
C’est un futur vivier pour toutes les entreprises de la Silicon Valley. Xavier Niel, fondateur d’Iliad, maison-mère de Free, a en effet indiqué l’ouverture de l’Ecole 42 dans la Silicon Valley, à Fremont pour être exact, avec un campus de 200 000 m² et un investissement de 100 millions de dollars. Il duplique ainsi son école en version US et voit grand pour palier le manque de développeurs informatiques (42 US promet de former 2 048 élèves par promotion, dont la première débutera en novembre 2016).
Pour l’occasion, l’école a réalisé un petit clip de présentation disponible sur YouTube en invitant des vedettes de l’IT : Jack Dorsey, CEO de Twitter, le dirigeant de Nest, le CEO de Periscope, un vice-président de Facebook et d’anciens développeurs… Tour à tour, ils ont alors expliqué les besoins de talents en développement aux Etats-Unis, un marché tendu dans la Silicon Valley où les sociétés IT se battent pour obtenir les meilleurs profils.
Casser la barrière de l’emprunt avec la gratuité
Il existe une barrière à l’entrée souligne Leila Jana de la société Sama, une structure caritative d’aide à la personne via le numérique. « Les frais scolaires aux Etats-Unis sont très chers et les étudiants doivent emprunter des sommes considérables. » Et de citer le chiffre de 40 millions d’étudiants qui contractent un emprunt pour un total de 1160 milliards de dollars (en moyenne entre 11 000 et 42 000 dollars par an).
Pour résoudre ce problème, Xavier Niel exporte le savoir-faire de l’école française, à savoir la gratuité de l’enseignement. Un pavé dans la mare de l’éducation à la mode américaine. Il reprend aussi les recettes d’enseignement made in France (un bâtiment ouvert 7 jours sur 7 avec des dortoirs gratuits, un millier d’iMac, etc.). Et pas de discrimination à l’entrée sur le diplôme et l’âge, 42 est ouvert aux personnes entre 18 et 30 ans et celles-ci n’auront donc rien à débourser en amont, pendant, ni même après leurs études. Aucune taxe ne sera réclamée non plus aux entrepreneurs qui les embaucheront. Comme sa grande sœur parisienne, 42 US est une “non-profit university“.
Toujours pas de professeur ni de cours magistral
Éprouvées à Paris, les méthodes d’apprentissage s’appuient sur le “peer-learning“. Pas de professeur ni de cours magistral. Pas de mentors non plus. Les étudiants planchent sur des projets, confrontent leurs points de vue, trouvent des réponses ensemble et réajustent en fonction. « Nous estimons qu’un cursus peut durer de trois à cinq ans. Mais chaque étudiant ira à son rythme. Par la réalisation de projets, il accèdera à différents niveaux », explique Brittany Bir, COO de 42 US, elle-même pur produit de l’école 42 parisienne.
Si l’école 42 US est ouverte à toutes les nationalités, les étudiants non-américains devront néanmoins posséder un visa. Dans un second temps, l’école pourrait envisager des visas sponsorisés. À quelques pas de l’école, une résidence universitaire peut déjà héberger 300 personnes et bientôt 600.
À la tête de cette université, Brittany Bir est issue de la première promotion de l’école 42 parisienne, et titulaire d’un master d’études européennes à la Sorbonne Nouvelle. Elle a également été professeure d’anglais dans la “Paris Graduate School of Digital Innovation“. Managing director de 42 US, Kwame Yamgnane est quant à lui un pilier de l’école 42, dont il est l’un des cofondateurs. Il a également participé à la construction d’Epitech, une école informatique qui fait référence.
La sélection débute… maintenant
Après un premier test de logique à faire en ligne (candidatures ouvertes depuis le 17 mai), les candidats seront invités à rencontrer l’équipe de l’école. Puis, une sélection accèdera à l’étape de la “piscine“, à savoir quatre semaines en immersion dans le monde du code. Aucune compétence de programmation n’est requise.
Les Frenchies en force dans la Valley
À l’instar de la Holberton School ouverte par des Frenchies en janvier dernier au cœur de San Francisco ou de l’accélérateur The Refiners lancé récemment par Carlos Diaz, Géraldine Le Meur et Pierre Gaubil, les Français montent en puissance dans la Silicon Valley.
« La Holberton School accueille avec beaucoup d’enthousiasme l’arrivée de l’école 42 dans la Silicon Valley », se réjouit Sylvain Kalache, fondateur de la Holberton School. Nous avons des méthodes d’enseignements très similaires avec l’approche project-based et peer-learning. « Nous serons plus fort à plusieurs, face au travail à mener pour combler le manque actuel et futur en ingénieurs qualifiés ».
Réputés pour leurs savoir-faire, les Français espèrent que leurs méthodes fassent boules de neige… « Nous accélérons les échanges entre les Etats-Unis et la France. Ils innovent, nous innovons. Pour faire des choses différentes, il faut des gens différents. Ce mouvement français n’a qu’un seul but : celui d’accélérer les choses dans la valley et dans le monde », conclut Kwame Yamgnane.
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Silicon-valley.fr
Dans le cadre de leur master marketing, communication & digital, les étudiants de MBway ont suivi à nos côtés un module de formation sur la Silicon Valley et son écosystème inédit. Entre théorie et exercices pratiques, ils ont pu s’immerger dans l’univers des startups et des levées de fonds et ainsi découvrir, comprendre et surtout ressentir l’état d’esprit de cette région, clé pour la réussite de leurs futurs projets.
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Silicon-valley.fr
Après avoir accompagné l’ESSCA et Paris Saclay en 2016, c’est désormais l’EM Normandie qui nous accorde sa confiance et nous confie ses étudiants en master. Silicon-Valley.fr emmènera donc ces jeunes futurs diplômés pour un séminaire d’apprentissage exceptionnel au cœur du digital, de l’entrepreneuriat et de l’innovation. Pendant 5 jours, nous leur ferons découvrir, comprendre et surtout sentir le fonctionnement des “écosystèmes” inédits de la Silicon Valley pour les aider à se construire une toute nouvelle vision de la réussite durable de leur projet. Au programme : formations théoriques, visites d’entreprises et de startups, découverte d’universités réputées, rencontres avec des experts du digital et de l’entrepreneuriat, soirées de networking… Notre objectif ? Pousser ces étudiants à comprendre l’environnement entrepreneurial dans lequel ils se trouvent et où ils souhaitent se développer.
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Silicon-valley.fr
Le groupe SEPAMAT (franchisé Europcar en région Atlantique, Loceco, Marguerite, Mobily Car …) a choisi Inwin Nantes en partenariat avec Silicon-Valley.fr pour partir s’immerger quelques jours dans la baie de San Francisco.

A la recherche de nouvelles orientations stratégiques, Sepamat, groupe nantais spécialisé dans le développement de solutions innovantes dédiées au déplacement de personnes, a fait appel à Inwin Nantes et Silicon-Valley.fr pour l’accompagner au cœur de la Tech californienne. La direction du groupe a ainsi constitué une équipe dans une démarche de réflexion et d’innovation autour de son activité, son marché et l’avenir de son modèle économique. Retour sur leur parcours.
« 4 jours de découverte, de rencontres entrepreneuriales, de formations et de dépaysement… »
Le déroulement de cette session :
Un premier jour basé sur la découverte avec, au programme, une formation sur la Silicon Valley, son histoire et ses particularités, une visite de quelques concept stores renommés tels que Open House (maison intelligente au panel d’objets connectés impressionnants) ou Bespoke (nouvel espace dédié à la digitalisation du retail) et enfin, la rencontre de 3 grands entrepreneurs français installés dans la baie et de leur incubateur « The Refiners », accélérateur pour startups françaises.
Ponctué de quelques visites incontournables comme le réputé campus de Stanford ou l’incubateur non moins connu Plug&Play, le groupe a surtout pu découvrir au gré des rencontres entrepreneuriales choisies pour eux, des innovations propres à leur secteur d’activité et donc, vecteur d’inspiration…
Envie de repenser la location de voiture, l’appel à un taxi ou encore le paiement de son ticket de parking ou de son billet d’avion ? En créant des applications novatrices de services aux particuliers, Wings, SpotAngel ou encore Turo et Flyr ont innové et provoqué de petites révolutions. On notera d’ailleurs l’accueil chaleureux réservé par Gregory Renard et la présentation de son assistant de bord intelligent. En effet Xbrain permet de réaliser, par simple commande vocale, tous types d’activités en voiture (mail, sms, recherche internet, …).
Un focus sur l’analyse data a également été tout particulièrement apprécié du groupe au travers d’entreprises comme Instaply (text messaging dédié à la relation client) ou Impulse Analytics (qui offre à ses clients plus de visibilité et de trafic via des pubs ciblées).
Bilan de cette learning expedition en Silicon Valley : un groupe ravi qui souligne la qualité de l’organisation et des rencontres ainsi que la richesse du programme et les bienfaits d’un tel « souffle d’inspiration » pour répondre à leur envie de changement et besoin de nouvelles orientations…