Sepamat nous livre son retour d’expérience en Silicon Valley…

Sepamat nous livre son retour d’expérience en Silicon Valley…

Le groupe SEPAMAT (franchisé Europcar en région Atlantique, Loceco, Marguerite, Mobily Car …) a choisi Inwin Nantes en partenariat avec Silicon-Valley.fr pour partir s’immerger quelques jours dans la baie de San Francisco.

 

A la recherche de nouvelles orientations stratégiques, Sepamat, groupe nantais spécialisé dans le développement de solutions innovantes dédiées au déplacement de personnes, a fait appel à Inwin Nantes et Silicon-Valley.fr pour l’accompagner au cœur de la Tech californienne. La direction du groupe a ainsi constitué une équipe dans une démarche de réflexion et d’innovation autour de son activité, son marché et l’avenir de son modèle économique. Retour sur leur parcours.

 

« 4 jours de découverte, de rencontres entrepreneuriales, de formations et de dépaysement… »

Le déroulement de cette session :

Un premier jour basé sur la découverte avec, au programme, une formation sur la Silicon Valley, son histoire et ses particularités, une visite de quelques concept stores renommés tels que Open House (maison intelligente au panel d’objets connectés impressionnants) ou Bespoke (nouvel espace dédié à la digitalisation du retail) et enfin, la rencontre de 3 grands entrepreneurs français installés dans la baie et de leur incubateur « The Refiners », accélérateur pour startups françaises.

Ponctué de quelques visites incontournables comme le réputé campus de Stanford ou l’incubateur non moins connu Plug&Play, le groupe a surtout pu découvrir au gré des rencontres entrepreneuriales choisies pour eux, des innovations propres à leur secteur d’activité et donc, vecteur d’inspiration…

Envie de repenser la location de voiture, l’appel à un taxi ou encore le paiement de son ticket de parking ou de son billet d’avion ? En créant des applications novatrices de services aux particuliers, Wings, SpotAngel ou encore Turo et Flyr ont innové et provoqué de petites révolutions. On notera d’ailleurs l’accueil chaleureux réservé par Gregory Renard et la présentation de son assistant de bord intelligent. En effet Xbrain permet de réaliser, par simple commande vocale, tous types d’activités en voiture (mail, sms, recherche internet, …).

Un focus sur l’analyse data a également été tout particulièrement apprécié du groupe au travers d’entreprises comme Instaply (text messaging dédié à la relation client) ou Impulse Analytics (qui offre à ses clients plus de visibilité et de trafic via des pubs ciblées).

Bilan de cette learning expedition en Silicon Valley :  un groupe ravi qui souligne la qualité de l’organisation et des rencontres ainsi que la richesse du programme et les bienfaits d’un tel « souffle d’inspiration » pour répondre à leur envie de changement et besoin de nouvelles orientations…

Un séjour en Silicon Valley au cursus des étudiants de l’EM Normandie

Après avoir accompagné l’ESSCA et Paris Saclay en 2016, c’est désormais l’EM Normandie qui nous accorde sa confiance et nous confie ses étudiants en master. Silicon-Valley.fr emmènera donc ces jeunes futurs diplômés pour un séminaire d’apprentissage exceptionnel au cœur du digital, de l’entrepreneuriat et de l’innovation. Pendant 5 jours, nous leur ferons découvrir, comprendre et surtout sentir le fonctionnement des “écosystèmes” inédits de la Silicon Valley pour les aider à se construire une toute nouvelle vision de la réussite durable de leur projet. Au programme : formations théoriques, visites d’entreprises et de startups, découverte d’universités réputées, rencontres avec des experts du digital et de l’entrepreneuriat, soirées de networking… Notre objectif ? Pousser ces étudiants à comprendre l’environnement entrepreneurial dans lequel ils se trouvent et où ils souhaitent se développer.

Quand MBway découvre la Silicon Valley…

Dans le cadre de leur master marketing, communication & digital, les étudiants de MBway ont suivi à nos côtés un module de formation sur la Silicon Valley et son écosystème inédit. Entre théorie et exercices pratiques, ils ont pu s’immerger dans l’univers des startups et des levées de fonds et ainsi découvrir, comprendre et surtout ressentir l’état d’esprit de cette région, clé pour la réussite de leurs futurs projets.

The Refiners, accélérateur de start-up françaises basé à San Francisco

Un investissement Bpifrance de 2,4 millions d’euros dans le projet.

 

L’année dernière, Carlos Diaz, entrepreneur limougeaud habitant à San Francisco depuis sept ans, a reçu en tête-à-tête les PDG de 113 start-up hexagonales. Identifié par les entrepreneurs comme une figure française de la Silicon Valley depuis sa participation au mouvement des « pigeons » en 2012, il s’est retrouvé bombardé d’e-mails de jeunes créateurs d’entreprise, avides de conseils sur l’installation de ce côté-ci de l’Atlantique. Il s’est dit qu’il existait sûrement une manière plus efficace de les aider que d’enchaîner les cafés…

Avec deux autres chefs d’entreprise de la Vallée, Géraldine Le Meur, cofondatrice du festival LeWeb, et Pierre Gaubil, un autre serial entrepreneur, ils ont décidé de lancer un accélérateur de start-up françaises basé à San Francisco. Baptisé « The Refiners », il accueillera 12 à 15 start-up n’ayant pas encore réalisé de levée de fonds, pendant trois mois, deux fois par an. La première promotion commencera en septembre.


Des modèles américains

L’accélérateur prendra 3 à 7 % de leur capital, en échange d’un chèque de 50.000 dollars pour les aider à démarrer. Un modèle inspiré des fameux accélérateurs Y Combinator et 500 Startups, d’où sont sortis Airbnb, Twitch ou Makerbot, mais qui prendra en compte « le fossé culturel, un élément trop souvent négligé », explique Carlos Diaz. « Pendant les trois premières semaines, on fermera les portes et les fenêtres car ils ne seront pas « montrables » et on leur apprendra comment agir ici », détaille-t-il. Au programme, quelques éléments clefs de la culture de la Silicon Valley, comme la différence entre les fonds de capital-risque français et américains, ces derniers « ne demandant pas des tableurs et des business plans à trois ans », explique Pierre Gaubil. Ou encore la différence de relation avec les grandes entreprises : « dans la Silicon Valley, les grands comptes ne sont pas un élément de destruction des produits des start-up mais des partenaires qui les distribuent ».

Doté de 6 millions de dollars, le fonds est abondé à 60 % par une centaine de partners, moitié américains, moitié français, qui endossent également le rôle de mentors. Les 40 % restants sont apportés par bpifrance.


Des licornes plutôt que des poneys

Alors que la France devient « le paradis des start-up », un programme à San Francisco semble plus que jamais nécessaire au trio. « Au lieu de créer des « unicorns », les Français créent des « poneycorns » car ils pensent à l’international trop tard. Il faut penser global dès le départ. Et pour ça, il n’y a qu’une seule solution quand on est une entreprise numérique : avoir son centre de gravité dans la Silicon Valley », estime Carlos Diaz.


Bénéfique pour les emplois en France

Selon eux, les start-up françaises sont systématiquement écrasées par le concurrent américain qui a, lui, pensé d’emblée à son expansion mondiale. Parmi les exemples, Dailymotion face à YouTube ou le site d’enchères iBazar. Créé en 1998, il s’est fait prendre de court par eBay, lancé deux ans plus tard.

A ceux qui hurleraient à la fuite des cerveaux, les fondateurs brandissent le modèle Criteo, qui consiste à garder les ingénieurs en France, mais à embaucher les équipes de vente et de marketing aux Etats-Unis. « Il ne s’agit pas de quitter la France. Au contraire. Prenez Scality : ils sont maintenant une centaine de personnes en France, et une cinquantaine aux Etats-Unis. Mais s’ils n’étaient pas venus s’installer ici, ils seraient toujours une trentaine en France, et c’est tout ! », soutient Carlos Diaz. Quant à l’investissement de bpifrance à l’étranger, « Ca ne leur coûte rien, bien au contraire », assure-t-il : « On parie sur un retour sur investissement de 3 fois la mise initiale d’ici à dix ans ».

L’Ecole 42 ou l’enseignement gratuit en Silicon Valley

L’Ecole 42, fondée par Xavier Niel, ouvre une antenne dans la Silicon Valley. Elle reprend les mêmes recettes et veut former 10 000 développeurs d’ici 5 ans.

 

C’est un futur vivier pour toutes les entreprises de la Silicon Valley. Xavier Niel, fondateur d’Iliad, maison-mère de Free, a en effet indiqué l’ouverture de l’Ecole 42 dans la Silicon Valley, à Fremont pour être exact, avec un campus de 200 000 m² et un investissement de 100 millions de dollars. Il duplique ainsi son école en version US et voit grand pour palier le manque de développeurs informatiques (42 US promet de former 2 048 élèves par promotion, dont la première débutera en novembre 2016).

Pour l’occasion, l’école a réalisé un petit clip de présentation disponible sur YouTube en invitant des vedettes de l’IT : Jack Dorsey, CEO de Twitter, le dirigeant de Nest, le CEO de Periscope, un vice-président de Facebook et d’anciens développeurs… Tour à tour, ils ont alors expliqué les besoins de talents en développement aux Etats-Unis, un marché tendu dans la Silicon Valley où les sociétés IT se battent pour obtenir les meilleurs profils.


Casser la barrière de l’emprunt avec la gratuité

Il existe une barrière à l’entrée souligne Leila Jana de la société Sama, une structure caritative d’aide à la personne via le numérique. « Les frais scolaires aux Etats-Unis sont très chers et les étudiants doivent emprunter des sommes considérables. » Et de citer le chiffre de 40 millions d’étudiants qui contractent un emprunt pour un total de 1160 milliards de dollars (en moyenne entre 11 000 et 42 000 dollars par an).

Pour résoudre ce problème, Xavier Niel exporte le savoir-faire de l’école française, à savoir la gratuité de l’enseignement. Un pavé dans la mare de l’éducation à la mode américaine. Il reprend aussi les recettes d’enseignement made in France (un bâtiment ouvert 7 jours sur 7 avec des dortoirs gratuits, un millier d’iMac, etc.).  Et pas de discrimination à l’entrée sur le diplôme et l’âge, 42 est ouvert aux personnes entre 18 et 30 ans et celles-ci n’auront donc rien à débourser en amont, pendant, ni même après leurs études. Aucune taxe ne sera réclamée non plus aux entrepreneurs qui les embaucheront. Comme sa grande sœur parisienne, 42 US est une “non-profit university“.


Toujours pas de professeur ni de cours magistral

Éprouvées à Paris, les méthodes d’apprentissage s’appuient sur le “peer-learning“. Pas de professeur ni de cours magistral. Pas de mentors non plus. Les étudiants planchent sur des projets, confrontent leurs points de vue, trouvent des réponses ensemble et réajustent en fonction. « Nous estimons qu’un cursus peut durer de trois à cinq ans. Mais chaque étudiant ira à son rythme. Par la réalisation de projets, il accèdera à différents niveaux », explique Brittany Bir, COO de 42 US, elle-même pur produit de l’école 42 parisienne.

Si l’école 42 US est ouverte à toutes les nationalités, les étudiants non-américains devront néanmoins posséder un visa. Dans un second temps, l’école pourrait envisager des visas sponsorisés. À quelques pas de l’école, une résidence universitaire peut déjà héberger 300 personnes et bientôt 600.

À la tête de cette université, Brittany Bir est issue de la première promotion de l’école 42 parisienne, et titulaire d’un master d’études européennes à la Sorbonne Nouvelle. Elle a également été professeure d’anglais dans la “Paris Graduate School of Digital Innovation“. Managing director de 42 US, Kwame Yamgnane est quant à lui un pilier de l’école 42, dont il est l’un des cofondateurs. Il a également participé à la construction d’Epitech, une école informatique qui fait référence.


La sélection débute… maintenant

Après un premier test de logique à faire en ligne (candidatures ouvertes depuis le 17 mai), les candidats seront invités à rencontrer l’équipe de l’école. Puis, une sélection accèdera à l’étape de la “piscine“, à savoir quatre semaines en immersion dans le monde du code. Aucune compétence de programmation n’est requise.


Les Frenchies en force dans la Valley

À l’instar de la Holberton School ouverte par des Frenchies en janvier dernier au cœur de San Francisco ou de l’accélérateur The Refiners lancé récemment par Carlos Diaz, Géraldine Le Meur et Pierre Gaubil, les Français montent en puissance dans la Silicon Valley.

« La Holberton School accueille avec beaucoup d’enthousiasme l’arrivée de l’école 42 dans la Silicon Valley », se réjouit Sylvain Kalache, fondateur de la Holberton School. Nous avons des méthodes d’enseignements très similaires avec l’approche project-based et peer-learning. « Nous serons plus fort à plusieurs, face au travail à mener pour combler le manque actuel et futur en ingénieurs qualifiés ».

Réputés pour leurs savoir-faire, les Français espèrent que leurs méthodes fassent boules de neige… « Nous accélérons les échanges entre les Etats-Unis et la France. Ils innovent, nous innovons. Pour faire des choses différentes, il faut des gens différents. Ce mouvement français n’a qu’un seul but : celui d’accélérer les choses dans la valley et dans le monde », conclut Kwame Yamgnane.