Brexit, quel impact sur le monde de la tech ?

Brexit, quel impact sur le monde de la tech ?

Douche froide vendredi matin pour les marchés financiers. Le Brexit auquel personne ne croyait a bel et bien été voté. Après de nombreuses négociations, le Royaume-Uni quittera donc l’Union Européenne et cela ne se fera pas sans conséquences.

En effet, les secteurs financiers et législatifs ne seront pas les seuls touchés par ce changement voté après 43 ans de vie commune entre la 5ème puissance économique mondiale et l’Union Européenne, le secteur des technologies se verra également bouleversé par cette décision.


Londres : une mine de startups bousculée par le Brexit

Classé comme le troisième centre où l’on trouve le plus de startups après San Francisco et New-York, la capitale londonienne compte 40% des meilleures startups européennes. Cependant, avec cette volonté de quitter l’Union Européenne plusieurs questions se posent. Les investisseurs seront-ils aussi nombreux ? Auront-ils toujours confiance en le marché anglais ? Les talents étrangers seront-ils toujours attirés par la capitale londonienne ? En effet, le Royaume-Uni entre dans une période d’incertitudes qui ne va pas faciliter les échanges avec le reste du monde.


Baisse de valorisation pour les grands groupes de la tech

Dès vendredi matin, le monde financier s’est vu impacté par ce résultat positif au Brexit. Selon USA Today, les grandes entreprises de la tech ont été les plus touchées. Alphabet, la maison-mère de Google a perdu 4,2% soit une dévalorisation de 20,4 milliards de dollars, pour Microsoft on assiste à une chute de 16,3 milliards de dollars et 14,8 milliards de dollars perdus pour Apple ; la City est en panique.

En effet, la 1ère place européenne où l’on trouve le plus grand nombre de licornes voit rouge. Qui dit chute de valorisation dit perte de confiance des investisseurs. Ce choix controversé semble donc secouer l’un des marchés les plus forts de l’Union Européenne. En effet, ces grands groupes avaient choisi de s’implanter au Royaume-Uni notamment pour son appartenance à l’Union Européenne qui en faisait un territoire attractif et sûr mais ils semblent aujourd’hui inquiets de leur futur au Royaume-Uni.


Quel impact pour les entreprises de la tech ?

Londres, « La Silicon Valley européenne » reconnue comme une capitale importante du high-tech a été sévèrement touchée par l’annonce du Brexit. La perte du passeport européen pourrait avoir des incidences sur la capacité du Royaume-Uni à attirer les investisseurs mais également à attirer les talents européens. Sans la libre circulation des personnes, les procédures seront plus difficiles et la crainte de ne plus pouvoir recruter facilement les meilleurs talents européens se fait sentir. Chez Google et Amazon notamment, on s’interroge sur le maintien de projets qui ambitionnent d’employer des milliers de salariés sur le territoire anglais.

De plus, si le marché unique est amené à changer, les investisseurs de grands groupes, qui ne sont pas friands de législations et de frontières quitteront peut-être le pays au profit de Dublin, Francfort ou Paris.

Les salaires effrayants des stagiaires de la Silicon Valley

Si en France les stagiaires ont vu leurs salaires évoluer et augmenter depuis quelques années, ils sont encore loin derrière les revenus mirobolants des étudiants de la Silicon Valley. 6800 dollars mensuels, soit 12 fois plus qu’un stagiaire français, c’est ce que gagne en moyenne les stagiaires de la Silicon Valley selon une récente étude vérifiée par Bloomberg.

Rodney Folz, étudiant à Berkeley et futur stagiaire chez Yelp a interrogé plus de 500 camarades via la plateforme Google test, afin de définir le salaire moyen d’un stagiaire en Silicon Valley. Les résultats sont affolants : 8000 dollars par mois chez Facebook, 10000 chez Snapchat, 9000 chez Pinterest… Il y a de quoi halluciner ! Mais ne nous y trompons pas, la plupart des étudiants qui ont le privilège d’entrer dans ces entreprises ne sont pas là par hasard. Issus des meilleures universités du monde telles que Stanford, Berkeley, Oxford ou Polytechnique, ces futurs développeurs sont promis à un avenir brillant et sont très recherchés par les entreprises de la Baie, assoiffées d’innovation.

A la recherche des meilleurs ingénieurs…

Intégrer ces entreprises dont la valeur se compte en dizaine de milliards de dollars n’est pas chose facile. Le recrutement s’avère parfois long et difficile. Chez Google, par exemple, seulement 1500 stagiaires sont acceptés sur un total de 40000 candidatures reçues par an. Afin d’intégrer le géant du Web, les prochains noogleurs (nouveaux googleurs) devront remplir un formulaire en ligne, passer des entretiens téléphoniques, puis une journée entière avec 4 à 5 entretiens remplie de tests de logique et de codage.

Les stagiaires sont importants dans ces entreprises innovantes qui ne cessent de se développer et d’évoluer, ils apportent fraicheur et matière grise. Et c’est exactement ce que recherchent les grands groupes comme Google, des personnes capables d’avoir des responsabilités et de prendre des initiatives.

La plupart d’entre eux vont développer des produits ou applications en passe de devenir les innovations de demain chez les marques pour lesquelles ils travaillent. Ils sont considérés comme des employés avec de véritables missions et responsabilités. Ces étudiants, qualifiés et novateurs, représentent une véritable valeur ajoutée pour les entreprises et méritent des salaires dignes de leur investissement.

Des salaires en adéquation avec le niveau de vie californien

A ces salaires s’ajoutent des avantages en nature relatifs au loyer ou frais de voyage dont bénéficient les stagiaires. Chez Yahoo, par exemple, 4500 dollars sont attribués en plus d’un salaire de 6500 dollars par mois pour couvrir les frais de logements.

En effet, pour vivre dans la Baie de San Francisco il faut compter de 1400 à 3600 dollars mensuels pour un simple T1… Le coût de la vie en Californie est 40% plus élevée que la moyenne nationale américaine et les employeurs ont bien compris que pour attirer leurs futurs ingénieurs, il leur fallait offrir des salaires en adéquation avec le niveau de vie de la côte Ouest.