par Lolita Alvarez | Jan 22, 2026 | Innovation
Vous êtes professionnel et vous avez un projet marketing ? Mais difficile pour vous de le mesurer et de le gérer ? Quoter est le premier outil en ligne à délivrer un devis personnalisé pour les professionnels voulant lancer une campagne de marketing digital.
En l’espace de quelques minutes, après avoir répondu à quelques questions via une interface de chat instantané et réel, les utilisateurs reçoivent un devis personnalisé. Quoter vous dit donc combien cette campagne va vous coûter. Cette proposition d’offre peut être acceptée en un clic et lancée immédiatement via la Doz’s community, qui rassemble aujourd’hui 10 000 professionnels du monde entier. Bien entendu, vous pouvez tout aussi bien refuser l’offre sans que cela ne vous coûte quoi que ce soit.
A propos de Doz
Lancée en 2013 par deux jeunes lyonnais, Anji Ismail (CEO) et Faouzi El Yagoubi (CTO), la startup Doz est installée à Lyon et en Silicon – Valley, d’où elle développe le marché américain. Et on peut dire qu’elle a rapidement su séduire sa communauté : Doz revendiquait 400 000 € de chiffre d’affaires en 2014 et a déjà levé plus d’1 million d’euros.
Concrètement en quoi cela consiste ? Doz décompose l’agence de marketing dans une approche de marché. Un marché où l’on trouve des « pigistes » particulièrement excellents pour les tâches marketing. Vous n’avez pas de budget fixe pour les frais d’e-marketing ? Qu’à cela ne tienne, Doz propose aux professionnels de les mettre en relation avec un marketeur spécialisé, en fonction des caractéristiques de son projet. Alors, si vous avez besoin de quelqu’un pour écrire une copie, trouver des pistes, pour un travail sur le référencement ou pour gérer votre présence sur les réseaux sociaux, les « pigistes » de la Doz’s community peuvent gérer tout cela pour vous.
Cette market place revendique désormais plus de 5000 experts marketing présents dans plus de 15 pays. Le secret qui rend ses fondateurs particulièrement fiers ? Des algorithmes de « matching » spécifiques pour mettre en contact le client avec le marketeur, le mieux adapté à ses besoins. Actuellement, 7000 « pigistes » utilisent la plate-forme Doz. Depuis 3 ans, plus d’un millier de campagnes marketing complètes composées de plus de 50.000 tâches marketing individuelles de travail ont été réalisées, du conseil le plus complexe à la production de cours messages sur les médias sociaux.
Quoter, l’outil qui rend moins intimidant de s’inscrire
Alors que leur dernier produit Quoter ne réinvente pas le produit de base, il rend moins intimidant de s’inscrire pour soumettre un projet. « Avec Quoter toute personne peut obtenir un plan et un prix immobilisé pour commencer la réalisation de tâches marketing concrètes. Il n’y a pas besoin d’attendre une semaine ou deux, comme la plupart des agences demandent à leurs clients de faire. Si vous aimez le prix et le plan proposé, vous pouvez être opérationnel presque instantanément. » Anji Ismail. Doz CEO.
En étant l’une des rares entreprises françaises à être entrée à l’accélérateur 500startups de la Silicon-valley, Doz est assurément une startup à suivre… !
par Lolita Alvarez | Jan 22, 2026 | Tendances
Un journaliste Nord-Américain écrit pour critiquer “ le manque d’ambition de la French Tech ”
“J’ai passé le weekend dernier à Paris, payé par le gouvernement français afin de rencontrer les différents Hubs et interlocuteurs de la bourgeonnante scène de startup françaises… et je pense qu’ils ne m’inviteront pas à revenir après avoir lu ceci : le gouvernement français et la French Tech plus largement, manquent d’ambition, de courage et de confiance en eux. La stratégie de la France dans la Tech est vouée à l’échec ! ”.
Jon Evans est éditorialiste chez TechCrunch, un site américain qui traite de l’actualité des startup. Fin mai 2016, il a participé à un voyage de presse organisé par le gouvernement français afin de faire découvrir la French Tech aux journalistes étrangers. Et il en est revenu particulièrement remonté…
Bouleverser radicalement les codes
Selon le journaliste d’origine canadienne, les startup sont surtout le moyen pour le gouvernement français, de stimuler l’innovation à la faveur des grands groupes alors qu’il devrait plutôt les aider à devenir des acteurs mondiaux indépendants. Comme si le Saint Graal des startups françaises était leur rachat par un groupe du CAC-40…
D’après Jon Evans, personne dans l’écosystème français (ou presque) n’est assez ambitieux pour s’imaginer pouvoir changer vraiment les règles du jeu et ainsi devenir les futurs Uber, Google ou Tesla. A contrario d’ailleurs de l’énergie qui irrigue la Silicon-Valley, où l’on est persuadé que les startups peuvent dévorer les dinosaures et les remplacer! A l’inverse en France, pour rester dans la course, on conseille aux dinosaures de se nourrir de startups…
La fuite des « meilleurs »
Le journaliste utilise des images fortes pour alerter les Américains du mauvais chemin pris par la France : “ Pouvez-vous imaginer AirBnB dans ses premiers mois se réjouir d’une joint-venture avec Marriott Hotel, ou un jeune Uber rechercher désespérément un partenariat avec Yellow Cab ? ” Avant d’ajouter que le gouvernement français risque de décourager les meilleurs éléments et de pousser les entrepreneurs les plus ambitieux à aller entreprendre ailleurs (au hasard, aux États-Unis).
Mais tout n’est pas non plus noir au pays du vin pour Jon Evans. Il se dit aussi avoir été impressionné par le dynamisme d’Axelle Lemaire, la secrétaire d’état chargée du numérique, et accorde tout de même quelques bons points à notre écosystème français.
Les bons points de l’écosystème français
Tout d’abord, le journaliste américain a remarqué que le regard des français sur la Tech a changé : aujourd’hui, c’est devenu cool d’entreprendre ou de travailler dans ce secteur. Alors que ce n’était pas le cas il y’a dix ans quand il vivait à Paris (un trimestre en 2004), a-t-il ajouté .
Il cite également trois “ contre-exemples ” français qui adoucissent son jugement : BlaBlaCar, Sigfox et Xavier Niel. Les pépites françaises n’ont pas (pour l’instant) rejoint de grand groupe et nourrissent de grandes ambitions à l’international. Quant à l’entrepreneur milliardaire, Xavier Niel, c’est son école 42 qui a tapé dans l’œil du journaliste. Et ce dernier dit même qu’il se réjouit de l’ouverture d’une autre antenne en Californie.
Une Silicon-Valley inspirante
Le problème soulevé par Jon Evans (la fuite des cerveaux) n’est pas du fruit de son imagination ou de simple bruits de couloir. Le phénomène inquiète le gouvernement français depuis quelques années déjà. Aussi dans la note publiée par le Conseil d’Analyse Economique le 17 mai dernier et s’intitulant “ Préparer la France à la mobilité internationale croissante des talents ”, les auteurs y soulignent le risque de voir s’établir un schéma néfaste pour l’économie française. C’est-à-dire des français très diplômés qui, après leur passage dans un système éducatif gratuit ou presque, sont aller travailler à l’étranger et ont donc contribué à la prospérité d’un autre pays !
Alors malgré une French Tech innovante et prometteuse, le secteur semble toujours régulé par des principes économiques français allant à l’encontre de l’entrepreneuriat (exemple : nous ne pouvons plus compter le nombre de taxes en France et il faut voir celles des entrepreneurs !). Des principes économiques français qui ne favorisent pas la prise de risque! Nous pouvons ajouter à cela qu’en France, nous craignons l’échec. Et il est particulièrement redouté et critiqué en France… alors qu’aux Etats-Unis (et particulièrement avec la Silicon-Valley), l’échec est mis en valeur tant il permet de se construire ! Résultat, avec moins de risques encourus et donc moins de craintes, les américains osent davantage se lancer !
Il semble alors que nous avons encore beaucoup à apprendre (et à gagner) de la Silicon-Valley ! Tant au niveau innovation et modèle économique, qu’au niveau de l’ouverture d’esprit d’ailleurs.
par Lolita Alvarez | Jan 22, 2026 | Innovation
N’en a-t-on pas assez des fossés entre les différentes classes sociales ? Ou encore des inégalités d’accès à l’éducation ? En tout cas, grâce à Xavier Niel, c’est en passe de s’améliorer en Silicon-Valley concernant ce point.
L’Ecole 42, c’est l’école révolutionnaire que Xavier Niel, le patron de Free, a ouvert il y a trois ans en France. Révolutionnaire parce qu’elle est complètement gratuite, ouverte 24/24 h et sept jours sur sept. On y accède sans condition de diplôme. Dans cette école, il n’y a pas de cours au sens classique du terme, mais à la place, un concept unique et pour le moins original.
La “gamification” , une nouvelle tendance pour motiver ses équipes
À l’Ecole 42, l’idée est similaire à la tendance de « gamification ». Ici pas de note, mais des médailles et des grades que l’on gagne selon ses acquis. Un succès pour motiver des étudiants en total autonomie car on ne vérifie pas la présence. « Nous sommes même en train de travailler en partenariat avec l’école de la mode pour fabriquer “quelque chose” afin que leurs grades et les récompenses qu’ils obtiennent soit visibles », raconte son co-fondateur, Nicolas Sadirac.
L’école 42 forme donc les futurs codeurs, les développeurs auxquels s’adresse justement Google aujourd’hui. Et, à la grande surprise de tous, Xavier Niel a décidé d’apporter ce concept dans la Silicon-Valley. L’école s’est donc implantée aux Etats-Unis, où elle ambitionne de former 10.000 étudiants en 5 ans.
Pourquoi ouvrir une école 42 aux Etats-Unis
En Silicon-Valley, dans une interview pour le site internet Médiuma, Xavier Niel explique pourquoi ouvrir une école 42 aux Etats-Unis.
Le fondateur indique notamment que « si notre initiative peut créer des vocations et ouvrir de nouvelles opportunités à des étudiants comme à des entreprises, nous en serions ravis. Le message important est que peu importe son milieu social ou son niveau d’études, les jeunes peuvent se former à métier d’avenir et trouver un job qui leur plaise ».
L’objectif premier de cette démarche est « d’offrir une formation de qualité, gratuite et sans condition de diplôme dans un pays où le coût de la scolarité est très élevé. L’endettement étudiant devient un vrai problème et les entreprises peinent à recruter des développeurs. »
Premier plan de l’ Ecole 42
Pour réaliser le bâtiment, à Frémont, le fondateur de Free a choisi le studio d’architecture AR, basé à Paris, qui avait déjà réalisé les plans de l’école parisienne après avoir gagné le concours « Réinventer paris ». Les architectes ont conçu un campus de 10 000 mètres carrés et 8000 mètres carrés de dortoirs. La pièce principale fera 5000 mètres carrés et sera un open space avec à disposition des futurs étudiants 1 024 iMac.
Il semblerait que Xavier Niel, septième fortune de France, aime nous surprendre en « cassant les codes » . La seconde école 42 ouvrira à Frémont, dans la Silicon-Valley en novembre prochain. Et son concept novateur fait déjà trembler ses concurrents américains, affaire à suivre… !
par Lolita Alvarez | Jan 22, 2026 | Tendances
Tilt est à une application à mi-chemin entre le réseau social et le paiement en ligne. La startup lance ainsi sa cagnotte, sociale, mobile et gratuite et compte bien se faire une place en France.
Depuis l’application Tilt, vous pouvez :
– organiser une cagnotte en moins de 10 secondes
– inviter vos amis en un clic
– poster des messages, photos ou Gifs pour échanger avec votre groupe
– créer des groupes pour inviter à nouveau les mêmes amis en un seul clic
– voir qui a contribué et envoyer des rappels en un clic
– faire vos remboursements entre amis
– c’est sans risques : personne ne sera débité tant que vous n’aurez pas atteint votre objectif
Un futur mastodonte
L’application a été lancé en 2012 par James Beshara et khaled Hussein à San Fransisco et arrive désormais en France avec de très grosses ambitions. Il faut dire que la startup n’arrive pas les mains vides puisque Tilt a déjà levé près de 70 millions de dollars auprès d’investisseurs prestigieux.
15 secondes pour tilter un projet
Aux Etats-Unis, Tilt fait fureur auprès des étudiants. L’application affiche alors une croissance mensuelle de 41% et est aujourd’hui l’application de crowdfunding la plus téléchargée au monde. La startup va plus loin même et ne parle plus de crowdfunding mais de groupfunding. Chaque utilisateur peut voir, suivre et participer aux projets de sa communauté, et le tout en 15 secondes chrono sur son smartphone. Sa force, c’est aussi sans nul doute son fonctionnement en réseau social : chaque utilisateur peut ainsi suivre l’actualité de ses followers, poster des photos, commentaires ou Gifs.
Le meilleur démarrage en France
L’application est gratuite. Toutefois, les entreprises ou professionnels peuvent y vendre leurs produits et dans ce cas Tilt prend une commission sur chaque vente. « Notre démarrage dans l’Hexagone a confirmé nos espoirs : de tous nos pays, la France est celui où nous avons eu le démarrage et l’adoption les plus rapides » indique olivier Buffon, le Directeur Général de Tilt France et Royaume-Uni. La France ne devrait donc pas échapper à cette nouvelle vague d’innovation venue de la Silicon Valley. On pourrait même voir des projets ambitieux se monter en quelques secondes. « Dans les 10 prochaines années, tout le monde utilisera cette alternative de financement, que l’on soit un particulier, une association ou même un gouvernement », explique James Beshara, CEO et co-fondateur de Tilt.
Pour en savoir plus sur cette application : tilt.com
La Silicon Valley n’a pas fini de nous étonner !
par Lolita Alvarez | Jan 22, 2026 | Tendances
Comment un « inconnu » a pu devenir le candidat démocrate préféré et l’espoir des jeunes connectés de la Silicon-Valley
Alors qu’Hillary Clinton était depuis des mois désignée grande favorite de la primaire démocrate, un candidat quasiment inconnu au départ lui a donné beaucoup de fil à retordre. Et ce, notamment grâce au vote jeune et à une mobilisation incroyable sur Internet. Effectivement, Bernie Sanders, 74 ans et sénateur du Vermont, fut désigné le candidat favori des travailleurs de la Silicon-Valley.
Preuves en sont : depuis le 1er décembre 2015, Bernie Sanders a levé plus de fonds chez les travailleurs de la Tech que Hillary Clinton. Ce dernier avait également attiré plus de donateurs que Hillary Clinton (dont, un nombre conséquent de personnes n’ayant jamais auparavant financé de candidat (selon le Wall Street Journal). Parmi les donateurs de Bernie Sanders, on retrouvait majoritairement des employés des 5 plus grandes firmes de Silicon-Valley (Apple, Google, Microsoft, IBM et Amazon). De plus, chaque point que Clinton perdait depuis le début de l’année 2016 dans les sondages était gagné par Bernie Sanders. Et chez les jeunes, l’entrain pour Sanders était encore plus flagrant. Dans l’Iowa, le sénateur avait obtenu 84% des votes des moins de 30 ans, contre 14% pour Hillary Clinton.
Le roi des réseaux sociaux
Mais comment un sénateur du Vermont de 74 ans, qui se dit socialiste a t-il réussit ce tour de force ? Comme pour Obama en 2008, l’une des clés de son succès vient d’Internet. Sanders est évidemment présent sur Facebook, Twitter, Instagram ou encore Snapchat. Mais comme n’importe quel candidat en 2016 finalement. Il n’a d’ailleurs pas beaucoup plus de fans, voire moins de « followers » que Clinton. Toutefois, lors du débat entre candidats démocrates en octobre, il fut clairement le candidat le plus évoqué sur Facebook et Twitter, selon le Wall Street Journal. Il aurait même été mentionné plus de fois que tous les autres candidats réunis, selon la société Brandwatch, qui analyse le trafic sur les réseaux sociaux
La Tech aussi touchée par les inégalités
Un porte-parole de Bernie Sanders a déclaré au Wall Street Journal n’être pas surpris de l’intérêt que son candidat suscite dans la Silicon Valley. Selon lui, l’intérêt pour le sénateur dans la région était visible en ligne même avant les primaires. En effet, le message de Bernie Sanders, qui insiste sur la réduction des inégalités, résonne dans une ville touchée de plein fouet par une vague de gentrification très forte, liée à l’installation de géants de l’industrie de la Tech dans la ville et ses environs.
Mais pourquoi certains travailleurs Tech se rallient à un candidat qui déclare la guerre à l’évasion fiscale pratiquée par les grosses entreprises du secteur (Google, Amazon ou Apple) et prône la fin des aides à ces mêmes entreprises ? Il n’y a pas pour l’instant d’analyse précise. On ne sait pas qui de la Silicon-Valley finance Bernie sanders et pourquoi. Mais tous ces éléments convergent vers un fait : il y a un mécontentement réel des travailleurs de la Tech et surtout chez les jeunes qui perdent dans le rapport de force au travail face aux grandes industries technologiques de la Silicon-Valley. Alors Bernie Sanders serait-il l’espoir d’un rétablissement de l’équilibre dans ces rapports de force entre employés-employeurs dans la Silicon-Valley ? Nous ne pouvons pas en être certain pour le moment. Et même si à ce stade de cette course à l’investiture, Bernie Sanders a perdu 17 états sur 18 (en partie à cause de la classe « pauvre » ou « Lumpen » qui ne vote pas, ou peu, voire qui vote pour son « maître » ), il n’en reste pas moins vrai qu’il peut encore apporter ses changements dans le parti démocrate ainsi que dans le niveau de vie des jeunes travailleurs de Silicon-Valley.