Sortie détente – « Un air de famille » à l’Exit Theater de San Francisco

Platypus Théâtre présente
Un air de famille
Une comédie de Agnès Jaoui et  Jean-Pierre Bacri
Exit Theatre– 156 Eddy Street –San Francisco

6, 7, 8, 12, 13, 14, 15 mars à 20 heures
9  mars à 18 heures 30
« Toute ressemblance avec une famille existante ne serait que pure mais troublante coïncidence. »
Molière 1995 de la meilleure pièce comique
Une famille française ordinaire : la mère, deux fils mariés, l’un a réussi, l’autre moins, une fille célibataire qui rue dans les brancards. Tous coexistent « normalement » depuis longtemps dans un fatras de concessions mutuelles, de malentendus, de rancoeurs, de regrets cachés et de non-dits omniprésents.
ll va suffire d’un vendredi soir, car le vendredi soir, on sort en famille, pour faire voler en éclats ce fragile édifice. Personne ne sortira indemne de ce grand chambardement, mais comme souvent, il y aura d’un côté ceux qui ont le courage de se remettre en question et d’évoluer, et de l’autre, les « rigides », ceux qui refusent tout changement, emprisonnés dans le carcan de leurs certitudes. Le ton est léger, mais le drame est là, sous-jacent.
Yvette Adida    /La mère                         
Valentine Boisnard/Betty                                          
Fabien Ferhani /Henri
Céline Hakoun/Yoyo                         
Thomas Marigné/Philippe                                           
Arnaud Merceron/Denis
Eclairages: Tyler Null, Lucie Broto                                                                              
Décors: Cécile Picard, Claire Thiebault, Drew Howard
Maquillages : Axelle Caudrillier             
Figurants TBA                                                                    
Mise en scène: Pascale Couderc
Photos : Douglas Lubbers
Radio reportage: histoire et ambiance de San Francisco

Radio reportage: histoire et ambiance de San Francisco

 

A l’occasion de la visite de François Hollande à San Francisco, qui devrait avoir lieu autour du 12 février, Silicon-Valley.fr vous invite à (ré)-écouter deux belles émissions que France Culture a consacré à notre ville. Points de vue d’architectes, d’artistes, d’informaticiens reconvertis, de quoi apprendre beaucoup sur l’histoire de San Francisco et la formation de l’identité de ses quartiers.

 

Lien vers la première partie.

Lien vers la deuxième partie.

 

Bonne écoute !

 

 

 

 

Bonne année 2014 !

Chers lecteurs et partenaires, toute l’équipe de Silicon-Valley.fr vous souhaite une excellente année 2014.

L’année 2013 a été l’occasion pour nous de vous inviter à rejoindre la Communauté Francophone 2.0 de la Silicon Valley. Depuis quelques semaines, vous pouvez suivre les actualités de la Silicon Valley sur nos nouvelles pages et sur les réseaux sociaux. En espérant que vous y trouvez des lectures enrichissantes, nous vous souhaitons nos meilleurs vœux pour l’année à venir.

Innovation : Que 2014 soit pour vous l’année des initiatives à succès. Investissez dans des idées nouvelles et tirez parti des nouveautés de votre environnement pour améliorer vos projets.

Lifestyle : Que 2014 vous permettent de concilier avec soin vie de famille et travail en vous inspirant des tendances de vos influenceurs et en guidant vos amis, vos proches et vos collaborateurs vers vos découvertes.

Buzz : Que 2014 vous permettent de vivre des émotions simples ou intenses et de partager des moments forts avec les personnes à qui vous tenez.

Voyages ? : Que 2014 devienne pour vous l’année des expériences stimulantes et des voyages enrichissants. Concrétisez vos envies d’ailleurs, découvrez de nouveaux horizons et offrez à votre parcours professionnel une évasion nécessaire pour vous ouvrir de nouvelles perspectives de réussite.

Rejoignez le groupe « Silicon-Valley » pour recevoir très bientôt des nouvelles du premier Business Trip proposé par Silicon-Valley.fr.

Très bonne année 2014 à tous.

Mickael Esnault et Dominique Piotet

Le père Noël de San Francisco s’encanaille !

Les pères Noël de San Francisco sont de joyeux lurons… et ne me parlez pas des flocons de neige ! Le ciel est bleu. Le fond de l’air juste un peu frais, et la foule est jeune et joyeuse : beaucoup de T-shirts, bluejeans et sandales. Non, il ne s’agit pas d’une belle journée de printemps à Paris, mais d’un samedi de décembre à San Francisco. Michèle et moi nous dirigeons vers le grand Magasin Macy’s sur Union Square. En face de nous la station du Bart (Bay Area Rapid Transit, le métro de San Francisco) dégorge une foule dense venue de toute la région (la Bay Area). Mais cette ligne de voyageurs est différente : vue de loin la ligne entière est rouge vif et elle fait déjà une centaine de mètres de long. Nous nous rapprochons pour mieux comprendre. 

Sortant du métro nous voyons arriver des milliers de… pères Noël. Ils portent le grand habit rouge bordé de blanc, le bonnet, la grande barbe en coton et les bottes. Au milieu de ces pères Noël nous découvrons des personnages « de Noël » : petits flocons de neige (bottes blanches, tutu, et décolleté généreux), des petits daims (Dancer et Pranzer sont souvent choisi par une partie de la population, car ils sont supposés être « gay ») complets avec les sabots, les cornes, les colliers (incrustés de faux diamants). Il y a enfin des sapins (en habits de polyuréthane vert, semé de LEDs clignotantes), les pingouins (aucune idées d’où ils viennent ceux-là, mais sous la tulle transparente, les version mâles et femelles ne sont pas difficile à identifier). Vous l’avez compris, il s’agit d’une version « adulte » de Noël. Ce qui fait de cette fête une fête unique est que SantaCon (c’est le nom de ce rassemblement) est spontané, utilise activement twitter et FaceBook, et rassemble des milliers de jeunes (et aussi quelques moins jeunes)  de toutes origines, de toutes les races et classes sociales. Tous sont unis (malheureusement) par un objectif commun, le « bar hoping », qui consiste à fréquenter le plus grand nombre possible de bars avant la tombée de la nuit, et/ou tomber sur le trottoir dans un sommeil éthylique.

Sur le square qui marque le centre du « Financial Quarter » la foule devient plus dense. La place est déjà bien pleine.

 La foule continue de grossir, venant des rues avoisinantes et du Bart. Les premières bouteilles de bière (cachées selon la loi américaine dans des sacs de papier bruns) apparaissent. La foule n’est pas menaçante. Elle est jeune et joyeuse et attend que les bars ouvrent (vers 16 heures). De nombreux « Santas » ont des jouets qui seront déposés dans de grandes boîtes et donnés aux enfants des pompiers de la ville. Union Square commence déjà à déborder dans les rues avoisinantes. De là la foule remontera vers California Street, ou descendra vers l’Embarcadero (au bord de la baie).

SantaCon a commencé à San Francisco en 1994 avec une poignée de pères Noëls. Le rassemblement est maintenant devenu mondial et se déroule dans 300 villes et 44 pays. Le plus grand SantaCon en 2012 était celui de New York qui a rassemblé 30,000 personnes. 

A partir de là, l’histoire devient un peu moins racontables. Sur Polk Street (le coin des bars en bas de Nob Hill), la foule fait la queue en face de chaque entrée de bar, et certains Père Noëls commencent à avoir du vent dans les voiles, les petits flocons de neige sont de plus en plus déshabillés, et les daims gambadent sans retenue ! Il est temps pour nous de rentrer à la maison…

 

De San Francisco

John Forge

Photos : John Forge

 

Gregory Jost : « Mozilla est le tiers de confiance du web, aujourd’hui ! »

Gregory Jost : « Mozilla est le tiers de confiance du web, aujourd’hui ! »

Gregory Jost affiche le sourire soulagé des âmes arrachées à la morosité européenne. Son arrivée dans la Vallée coïncide avec la fin de l’année 2012: « J’ai toujours aimé voyager. Une expérience ici, après avoir travaillé pour Mozilla Europe en France, cela ne se refusait pas. Je n’ai pas refusé. »

« Greg » fait partie des 71 salariés de la Fondation Mozilla dont la langue maternelle est le français – le nombre total est actuellement de 1033 -. Il est chargé de la promotion de la Fondation depuis les bureaux de Mozilla à San Francisco, situés à quelques encablures de l’Embarcadero et du Bay Bridge. Le reste de l’équipe locale s’est installée à Mountain View, non loin de son concurrent et partenaire Google. San Francisco dispose également d’un espace communautaire, accessible à tous. Il est dédié à la rencontre et au partage – avec les développeurs, contributeurs, traducteurs – via des événement réguliers, accessibles à tous.

Le web est LA plateforme

« Les Etats-Unis – et San Francisco en particulier – sont pour moi le berceau du web. Mon travail y est d’autant plus enrichissant », suggère-t-il. Sa passion pour le web ouvert l’a amené très tôt à collaborer au projet Mozilla. « Mon passé professionnel, ce furent tout d’abord des agences, puis Mozilla. Presque naturellement je dirais, et avant tout pour les valeurs que nous défendons, qui sont les miennes ! » Des valeurs qu’il regroupe autour de trois thèmes: l’universalité du web, le contrôle des données et la confidentialité. Sont-elles toujours au premier plan des avancées technologiques en Silicon Valley ? Pas sûr ! « Nous travaillons ici en Silicon Valley avec… et face aux géants comme Apple, Microsoft et Google. Notre mission est de peser et d’informer pour ne pas enfermer le web dans des plateformes. Le web est la plateforme du futur. C’est aussi pour cela que nous développons Firefox OS sur les marchés émergents… mais également, de plus en plus, dans des grands pays comme l’Allemagne ou l’Italie. Ce n’est que le début. »

La différence entre la France et les Etats-Unis ? « La curiosité, le mouvement et aussi une positivité ambiante. Pour ce qui est de Mozilla, peut-être moins de religion autour du web. Ce n’est pas étonnant si la présence de Mozilla en Europe est historiquement liée à la France. Là-bas, on a une vision plus sociale d’Internet. Ce n’est pas uniquement français, mais très français. Ici, nous sommes au pays du business et des brevets. Le défi est plus difficile à relever, puisque nous rappelons des valeurs fondamentales de partage et d’interopérabilité au moment où le web mobile bascule dans des guerres de… clochers et de brevets. »

Lorsque vous installez Firefox sur un ordinateur, un smartphone ou une tablette, le navigateur vous rappelle vos droits, avant de vous suggérer d’introduire un compte de synchronisation. Cette approche résume assez bien le mandat de la Fondation Mozilla: « être le tiers de confiance du web. » Il répète l’expression plusieurs fois durant l’entretien: « Chez Mozilla, on est là pour créer des produits dont on rêve. Nous n’affichons pas d’objectif de rentabilité. Nous ne sommes pas là non plus pour effrayer les internautes, mais pour leur rappeler qu’ils sont libres. Et qu’ils peuvent avoir confiance en nous, entre notre indépendance. »

Google, le plus gros contributeur financier

En 2012, 90% des revenus de la Fondation Mozilla étaient générés grâce au partenariat noué avec Google. C’est 5% de plus qu’en 2011 et cette année ne devrait pas afficher de surprise en la matière. « Oui, c’est vrai. D’un côté, ce sont nos partenaires. Nous développons pour Android, en plus de Firefox OS, notre propre OS mobile. En même temps, nous restons totalement indépendants dans nos démarches et nos développements. Les relations sont plutôt bonnes dans la Vallée entre nous. Nous travaillons dans cet esprit d’interopérabilité et d’universalité. »

A quoi servent les 311 millions de dollars ? « A poursuivre le développement du navigateur, sur ordinateur, sur mobile. Notre part de marché reste proche des 20 %. Cela nous donne un poids, un contrepoids même. Nous sommes et resterons un contre-pouvoir. Et puis, cet argent, il sert aussi à remplir nos missions de formation, notamment via le site Webmaker. » Le projet Webmaker veut faire des internautes non pas seulement des acteurs, mais également des bâtisseurs de l’Internet… libre.