par Benjamin Perthué | Jan 22, 2026 | News
Implantée sur le marché des logiciels d’analyse de big data, la société parmi les plus secrètes de la Silicon Valley, est en autre financée par la CIA et possède parmi ses rangs plusieurs conseillers issus des renseignements et de l’armée américaine.
Fondée en 2004 et en passe d’être valorisée à 20 milliards de dollars, Palantir Technologies porte une image de start-up atypique. En effet son nom est tiré du livre Le Seigneur des Anneaux, ses employés sont en majorité jeunes, dynamiques et issus de prestigieuses universités américaines et l’entreprise organise régulièrement croisières et voyages pour ses équipes.
Mais malgré cette image « décalée », un document interne publié en début d’année montrait que la CIA, la NSA et le département de la sécurité intérieure faisaient partie des clients de la société. Tout comme les Marines, l’armée de l’air, les opérations spéciales et le FBI.
Afin d’expliquer cette réussite et cette clientèle, il faut retourner 3 ans avant le lancement de Palantir. Les attentats du 11 Septembre 2001, ont poussé les services de renseignements américains à mettre à profit la puissance des algorithmes informatiques pour déjouer de futures attaques terroristes. Le projet proposé par la start-up californienne séduit la CIA. L’agence américaine y investit deux millions de dollars via In-Q-Tel, sa branche d’investissements à but non lucratif. Les services de renseignements et agences gouvernementales américaines qui accumulent de plus en plus d’informations adoptèrent Palantir pour sa simplicité et son efficacité. Le logiciel permet par exemple de prendre des décisions rapides sur des opérations de l’armée.
Mais aujourd’hui, Palantir fait face à plusieurs scandales. En 2011, d’abord, une de ses présentations détaillant des mesures pour faire taire Wikileaks est publiée en ligne par le réseau Anonymous, forçant M. Karp à s’excuser. Deux ans plus tard, la société est citée parmi les révélations sur les pratiques d’espionnage massif de la NSA. La société choisissant de nier toute implication sur ce sujet. Elle est donc poussée à plus de transparence. La collecte de donnée obtenue via les réseaux sociaux ou les moteurs de recherche étant devenue un sujet très sensible. Palantir a révélé au grand jour les liens qui peuvent exister entre entreprise privée et services de renseignements américains.
par Benjamin Perthué | Jan 22, 2026 | Innovation
Imaginez pouvoir travailler des heures sans accumuler de fatigue, augmenter votre temps de concentration et accumuler rapidement plus de connaissances.
Lancées l’année dernière sous les noms Nootroo et Nootrobox, ces deux sociétés de la Silicon Valley fabriquent et commercialisent des nootropiques à San Francisco. Elles prétendent compter parmi leurs clients des grands noms d’entrepreneurs et d’investisseurs de la Silicon Valley sans les nommer.
Ce mot « nootropique » ou « nootrope » ne vous dit rien ? Et pourtant depuis plusieurs années, sous ce nom se cache un produit consommé par des employés d’entreprises High Tech de la Silicon Valley afin d’améliorer leurs capacités de travail et garder une longueur d’avance dans un « environnement de concurrence intellectuelle ».
Les fondateurs de ces deux entreprises proviennent de la scène High Tech et leurs produits se destinent aux employés d’entreprises technologiques qui recherchent la commodité de ne pas avoir à fabriquer eux-mêmes leurs pilules. En effet, jusqu’à maintenant ces pilules n’étaient pas commercialisées aux Etats-Unis et les personnes qui souhaitaient s’en procurer devaient acheter les différents ingrédients et se les fabriquer eux-mêmes. Les deux start-ups ont donc profité d’un flou juridique pour se lancer sur ce marché.
Historiquement, le premier nootrope a été synthétisé en 1964 par un chimiste belge qui semblait montrer une certaine capacité à stimuler les fonctions mentales, des individus en bonne santé et sans effets secondaires ou néfastes. Les pilules distribuées par Nootroo se composent d’un ingrédient nootropique clé le phenylpiracétam. Ils y ajoutent une poignée d’autres composés considérés comme des amplificateurs cognitifs légers. On y trouve également, le L-théanine, un constituant naturel dans le thé vert, qui est utilisé pour neutraliser les effets secondaires nerveux de la caféine. La choline est quant à elle importante pour obtenir les effets complets de ces différents composants.
Il faut cependant faire attention à ces produits. Selon une étude publiée dans le journal scientifique Frontiers in Systems Neuroscience, ces pilules pourraient notamment chez les adolescents qui les consommeraient réduire la plasticité de leur cerveau, qui est une capacité essentielle à la planification, à l’adaptation des comportements et au passage d’une tâche à une autre. De nouveaux nootropes, comme les ampakines, stimulent la réaction des cellules nerveuses et renforce les liens qui les unissent. Elles aident la mémoire et la cognition des souris étudiées, mais même si on les dit sécuritaires, leur abus pourrait surstimuler le système nerveux, risquant d’endommager ou de détruire les cellules nerveuses à terme.
Pour conclure, Nootrobox veut ancrer ces pilules dans le paysage californien en poussant la « régulation intelligente » de ces médicaments non classés qui sont sûrs et efficaces. Les deux sociétés insistant sur le but de pousser plus en avant la cognition humain. «Je suis en train de faire une population plus intelligente pour résoudre tous les problèmes que nous avons créés », dit Eric Matzner fondateur de Nootroo.
écrit avec l’appui d’un article de The Guardian et Lapresse.ca
par Benjamin Perthué | Jan 22, 2026 | Tendances
Un des plus grands Business Angel de la Silicon Valley explique les 4 choses qu’il regarde chez un entrepreneur.
Naval Ravikant est l’un des investisseurs les plus respectés et les plus brillants de la Silicon Valley.
Il a investi dans plus de 100 start-ups, dont plusieurs « licornes» qui allaient devenir de très grandes entreprises comme Twitter et Uber. Il est également le PDG et fondateur de AngelList, une plateforme qui met en relation entrepreneurs et investisseurs.
Il a récemment discuté avec Tim Ferriss, auteur de « The 4-Hour Workweek » et à la fois investisseur et conseiller pour AngelList.
Lors de cette discussion, Tim Ferriss a demandé à Naval Rivikant ce qu’il cherchait chez un entrepreneur lorsqu’ils avaient leur première conversation. Voici ce qu’il a besoin de voir avant de faire un investissement en capital, en temps et en énergie.
1. Intelligence
Lors de cette interview, Naval et Tim blaguaient sur le fait qu’une ligne infime peut séparer un fou et un créateur de startup, mais Naval Ravikant signifie qu’il cherche avant tout un fondateur qui n’a pas seulement une idée ambitieuse mais également une connaissance minutieuse de son produit et de son secteur d’activité.
Il précise que cela n’a rien à voir avec l’âge ou l’expérience d’un entrepreneur, « C’est quelle est la profondeur de leur compréhension de ce qu’ils sont sur le point de faire, donc l’intelligence est la clé. »
2. Energie
Etre un entrepreneur est « brutalement difficile », dit Naval Ravikant, et à l’échelle d’une entreprise ceci exige des années de dévouement inlassable et une capacité à endurer et surmonter de nombreuses difficultés. « A long terme, les gens qui réussissent sont seulement ceux qui persévèrent. »
Naval Ravikant regarde si les entrepreneurs ont la moindre hésitation au sujet de leurs plans, s’ils sont sûrs d’eux et constamment à la recherche de remarques, ou s’ils sont facilement bouleversés par un échec. Ces éléments sont tous des signes d’avertissement sur le fait que ces entrepreneurs ne sont pas prêts pour le long terme.
3. Intégrité
Si vous avez un entrepreneur très intelligent et énergique avec une moralité contestable, « c’est que vous avez un bosseur, un escroc intelligent», dit Naval Ravikant en riant.
Il explique à Tim Ferriss que c’est la chose la plus difficile à juger et nécessite généralement d’apprendre à connaître quelqu’un au-delà d’un premier entretien, mais il est finalement à la recherche d’un « ensemble de valeurs fondamentales qui sont au-dessus et au-delà de leurs souhaits financiers. »
Avec le temps, il a appris ce qu’il faut chercher. « Ainsi, par exemple, si je suis en train de parler avec un entrepreneur et qu’il propose, dans le but de me rendre heureux, de faire quelque chose qui est un peu injuste envers un actionnaire, un employé ou un cofondateur, c’est le drapeau rouge qui se hisse. »
4. Charisme
Naval Ravikant explique qu’être sympathique n’est pas fondamentale pour réussir, en soi, mais il considère que pour investir, il a besoin de véritablement apprécier les fondateurs.
Il y a une chance avec une startup que ça échoue ou que sa relation avec les fondateurs tombe en morceaux, mais il dit qu’il a besoin d’aller dans chaque affaire avec l’idée que les fondateurs feront partie de sa vie pour les 10 prochaines années.
Si les réunions et appels téléphoniques avec l’un des fondateurs sont éreintantes ou difficiles, alors « aucune somme d’argent en vaut la peine », dit-il.
Pour conclure, il cherche des fondateurs dont il peut apprendre et qui feront de lui un meilleur entrepreneur et un investisseur plus avertis.
Traduction de l’article du site Business Insider
par Benjamin Perthué | Jan 22, 2026 | News
Apple a confirmé hier la présence de son « web crawler » (robot automatisé pour l’analyse et l’indexation de contenus sur internet). En effet, on peut retrouver la présentation de cet Applebot sur leur site.
C’est bien ce robot qui a été à l’origine d’une rumeur il y a quelques mois sur la volonté d’Apple de proposer son propre moteur de recherche. En effet, il effectue les mêmes actions que les robots d’indexation de Google. Il est utilisé pour Siri et Spotlight afin d’offrir des suggestions et des résultats plus rapidement.
Mais le vrai intérêt pour Apple serait, par cet outil, de se passer des services de Google. Il serait également plus aisé pour Apple de contrôler la confidentialité des informations de ses utilisateurs puisque les recherches passeraient exclusivement par les serveurs de la pomme.
Malgré tout, lorsqu’on voit que Google aurait versé plus d’un milliard de dollars en 2014 à Apple pour que leur moteur de recherche soit installé par défaut sur Safari. On peut se poser la question de la légitimité de cette rumeur.
par Benjamin Perthué | Jan 22, 2026 | News
Il y a un peu plus 2 semaines Tesla, entreprise de la Silicon Valley, présentait deux batteries qui permettent de stocker l’énergie électrique de nos maisons.
Leur principe est simple, ces batteries domestiques Tesla permettent de stocker l’électricité produite par des panneaux solaires ou éoliennes. Mais leur utilité ne s’arrête pas là puisque les habitations ne disposant pas de ce type de production électrique peuvent également en profiter. En effet, ces batteries permettent d’emmagasiner l’électricité provenant du réseau électrique public pour la stocker en heure creuse et la distribuer dans la maison en heure pleine. Ainsi, Tesla cherche, à travers ce produit, à désengorger le réseau et permettre aux usagers de faire des économies.
Alors bien sûr, Tesla ne révolutionne par le marché du stockage de l’énergie avec ses batteries car ce type de produit existe déjà. Mais l’entreprise californienne pourrait par sa médiatisation et ses leviers marketing porter sur le devant de la scène un produit qui pourrait « permettre de transformer l’infrastructure énergétique et aider les communautés rurales en Afrique » selon Elon Musk dirigeant et fondateur de Tesla.