par Laure-Anne Warlin | Jan 22, 2026 | Tendances
Le mot d’ordre chez Bon Appétit Box, c’est la passion. Passion de la bonne chère, passion des voyages, passion de l’entrepreneuriat : le projet s’est imposé avec évidence à Zoé et Bertrand.

Mais l’évidence ne fait pas tout : le jeune couple se démène pour que cette start-up gourmande devienne rapidement une success story. Partis en début d’année pour faire un tour des Etats-Unis et étudier le marché, les deux fondateurs sont revenus avec un concept bien ficelé. Leur constat : la France fascine. Certes, par la qualité de son artisanat et ses produits, mais aussi et surtout par son art de vivre. Leur conclusion : il y a un marché pour faire découvrir l’expérience de la gastronomie à la française. Car voilà, la spécificité de Bon Appétit Box, c’est qu’il ne s’agit pas seulement des mets fins et raffinés, mais d’une envie de faire partager les notions de convivialité et de commensalité. En d’autres termes, l’enjeu n’est pas simplement de vendre de bons produits, mais de transmettre une expérience.
Ainsi, au-delà d’une sélection pointue et savoureuse, le client trouvera dans sa jolie boîte aux trésors des cartes qui retracent l’histoire des produits ou encore expliquent comment les consommer. Chacune de ces lourdes boîtes est centrée autour d’un rituel de dégustation typiquement de chez nous : l’apéritif, le café gourmand, le goûter… L’idée en béton derrière, c’est que les différents éléments de la boîte sont pensés comme un tout. Ils ne sont pas seulement juxtaposés dans une belle boîte, mais sont voués à être associés pour le plus grand plaisir de vos papilles. Sans mauvais jeu de mots, le travail est pré-mâché pour l’heureux destinataire du colis : plus besoin de se creuser la tête pour chercher de quoi agrémenter votre tapenade ni de courir dans le mall le plus proche pour trouver le Graal de votre apéritif. Vous trouverez dans votre boîte le sacro-saint pâté, mais aussi les cornichons ou encore la moutarde pour l’agrémenter. Et tenez-vous bien, un autre parti pris fort de la jeune start-up, c’est de proposer autant que possible des produits encore peu distribués sur le sol américain. Faire connaître des petits producteurs, faire rayonner notre terroir, voilà ce qui les botte aujourd’hui. En les écoutant, la tendance locavore se teinte de concret : loin des discours parfois verbeux, les deux jeunes Montpelliérains expliquent avec conviction leur volonté de faire par exemple découvrir « L’Epicurien », une petite marque exquise originaire de leur région natale, l’Hérault.
Ces préoccupations géographiques ne concernent pas seulement la provenance de leurs produits : elles ont également porté sur l’implantation de leur siège. Alors, pourquoi San Francisco ? A vrai dire, il ne semble pas vraiment y avoir eu débat. Au terme de leur voyage sur le territoire américain, Zoé et Bertrand sont revenus amoureux de la Baie. Mais cet amour n’est pas déraisonné : si leur coup de cœur pour la ville est indéniable, il répond aussi à des considérations business concrètes. La culture foodie et tech positionne Frisco comme le terreau parfait pour lancer une box alimentaire en ligne.Cet article est sponsorisé par nos partenaires Wigs
Passeurs entre les cultures française et américaine, les fondateurs entendent d’ailleurs avancer main dans la main avec les locaux. D’une part, leur cible de clientèle ne se limite pas aux expatriés, mais intègre largement les autochtones. D’autre part, ils ont conclu des partenariats avec des entreprises locales pour développer leur site (Corvus Design) ou concevoir leur box par exemple.
Alors, n’hésitez plus : foncez sur leur site pour commander une ou plusieurs boîtes. Disponibles à l’unité (59 dollars) ou par abonnement, il y en a littéralement pour tous les goûts : sucrées, salées, végétariennes ou pas, vous allez faire des heureux… Joyeux Noël !
Testé et approuvé !
par Laure-Anne Warlin | Jan 22, 2026 | News
Francophones influents : unissez-vous!
Quel est le premier réflexe de tout expat’ qui tente sa chance à l’étranger ? Essayer de rentrer en contact avec sa communauté, que celle-ci soit entendue au sens professionnel, culturel ou autre.
Benoît Buridant est parti de ce besoin évident pour lancer le réseau social FrenchFounders. Sa vocation: faciliter les échanges entre entrepreneurs français basés à l’étranger, que cela soit via la plateforme du site ou dans le monde réel. Ainsi, tous les 15 jours, des évènements comme des petits-déjeuners thématiques sont organisés pour permettre aux membres de se rencontrer et d’échanger bonnes pratiques et contacts. L’idée est simple, et c’est bien ce qui la rend puissante : lancé en mars dernier à New-York, la structure compte d’ores et déjà plus de 350 membres répartis sur le sol américain, canadien et brésilien.
Qui sont ces membres ? Tous sont CEO ou entrepreneurs. Cet aspect est un point clé de l’identité de FrenchFounders : la structure revendique un positionnement haut de gamme. Loin de se limiter au réglement d’une cotisation annuelle ou à l’accès à des services privilégiés (tarifs négociés pour des chambres d’hôtel, location de bureaux…), ce positionnement premium se traduit avant tout par la forte sélectivité des candidatures retenues. La promesse de valeur tient en effet à la qualité des profils des membres. Parce que ce sont eux qui font la force de ce réseau dédié au business.Et, bonne nouvelle, les femmes sont d’ores et déjà bien représentées au sein de cette communauté.
par Laure-Anne Warlin | Jan 22, 2026 | Innovation
Il était une fois des gens qui se croisaient, qui se plaisaient et qui se perdaient de vue à tout jamais. Pour transformer l’histoire en conte de fées, certains s’essayaient au système des petites annonces: telle une bouteille à la mer, ils publiaient quelques lignes dans un journal avec l’espoir qu’elles soient lues par l’inconnu(e) de la ligne 4 croisé(e) à 7h36 à la station Château d’Eau.
happN est la version des temps modernes de cette pratique. L’enjeu : utiliser la puissance de la technologie pour pallier au constat navrant de toutes ces occasions manquées. L’idée : repartir du monde réel comme au bon vieux temps, et mettre la technologie au service de celui-ci. Et c’est là que se situe toute l’originalité de son positionnement. En effet, à la différence d’un Tinder, Meetic ou autre concurrent, HappN fait de la rencontre physique le pré-requis à toute mise en contact virtuelle. Seuls les profils des individus dont vous avez réellement croisé les pas vous sont présentés : le dating est réancré dans la réalité. La rencontre redevient le préambule à toute histoire, et non la conclusion laborieuse de 72 emojis, 34 ‘lol’ et 1347 messages (généralement bourrés de fautes d’orthographe, dussé-je le préciser).
Réintroduire cette sérendipité dans le monde de la rencontre était indéniablement un besoin au vu du succès fulgurant de l’application. 1 million de membres en 6 mois à travers le monde : ce chiffre phénoménal parle de lui-même. L’engouement pour la plateforme tient plus du coup de foudre que de l’histoire sans lendemain: la progression exponentielle de la base d’utilisateurs va de pair avec un taux de rétention hors du commun. Née en France au premier semestre 2014, la start-up fait déjà chavirer les cœurs : les grandes capitales européennes sont séduites les unes après les autres, et c’est désormais au tour de New-York de succomber à la tentation.
ll faut dire que la petite française a plus d’une corde à son arc. Toute jeune, elle ne pâtit pas de l’image vieillie, pour ne pas dire ringarde, de certains de ses concurrents comme Meetic. Mais, même face à un jeune Apollon comme Tinder, happn n’a pas à rougir : l’application apporte clairement une valeur ajoutée en termes d’expérience utilisateur. L’exemple le plus éloquent réside sans doute dans l’interface elle-même : alors que sur Tinder, il faut impérativement prendre parti sur un profil pour voir le suivant, happn offre la possibilité de passer en revue tous les profils croisés sans avoir à se prononcer.
Au-delà de ses techniques marketing et technologiques pour courtiser le marché, happn échafaude des business plans tout aussi sexys. Par exemple, si l’attirance pour un profil est trop forte, l’application offre la possibilité à un homme d’engager la conversation avec une femme qui n’aurait pas encore « liké » son profil, et ce moyennant l’achat de crédits en monnaie sonnante et trébuchante. Le système fait néanmoins du respect de la vie privée l’un de ses principaux chevaux de bataille : de multiples précautions sont prises pour éviter que cela ne nuise à l’expérience. Ainsi, impossible pour un homme qui n’a pas été « liké » de relancer la conversation si l’interlocutrice n’a pas répondu à son premier message. A terme, la start-up pourrait également engendrer des revenus via de la publicité, mais là encore hors de question de le faire au détriment du plaisir des membres. L’idée serait d’intégrer autant que possible la publicité dans l’application et non d’en faire un arbre de Noël commercial. Savoir-vivre et charme à la française, donc, pour cette nouvelle application !

par Laure-Anne Warlin | Jan 22, 2026 | Innovation
une tournée des bars entre amis, cela se fait partout, en Silicon Valley ou ailleurs. Mais parfois, la soirée parfaite tourne au cauchemar : serveurs débordés qu’il est impossible d’alpaguer pour récupérer le fameux « check », perte ou oubli de sa carte bleue…
Pour nous simplifier la vie, Jeff McGregor and Gennady Spiring ont eu la bonne idée de lancer Dash, un service de paiement par smartphone. Déjà opérationnel à New-York, et prévu incessamment sous peu dans d’autres grandes villes américaines comme San Francisco, ce service permet de régler l’addition sans avoir à capter l’attention d’un membre du personnel débordé. Au-delà de ce gain de temps, le système permet aussi de diviser aisément l’addition entre les convives. Et, « last but not least »,comme Uber ou Lyft, le paiement est dématérialisé : il suffit d’inscrire ses coordonnées bancaires dans l’application pour être automatiquement débité. A vous de juger si c’est une bonne chose ou non, le fait de ne pas voir vos petits billets verts sortir du porte-monnaie pouvant rapidement devenir un pousse-au-crime…
par Laure-Anne Warlin | Jan 22, 2026 | Tendances
San Francisco, une terre promise ? La question mérite d’être posée au regard de la horde de sans-abris qui hante les rues.
Dans bien des esprits, Frisco incarne encore le rêve américain. Pourtant, tout le monde est loin d’être millionnaire dans la baie. Une courte balade à travers les quartiers rappelle en effet rapidement à la sordide réalité : ici, les SDF sont légion.
Ce qui choque d’abord, c’est leur nombre. Troisième ville des Etats-Unis par sa taille, San Francisco se classerait 3ème de par l’ampleur de sa population de sans-abris. Certains quartiers, comme le Tenderloin, sont tristement connus pour concentrer un nombre particulièrement important d’entre eux.
Ce qui interpelle, c’est que beaucoup ont des troubles mentaux : vétérans du Vietnâm, victimes des méfaits de la drogue… .La stabilité du climat et la fermeture de nombreux hôpitaux psychiatriques sous Reagan comptent parmi les principales raisons invoquées pour expliquer ce phénomène.
Mais surtout, ce qui donne envie de garder espoir, ce sont les start-ups qui se battent pour une telle cause, à l’instar de Lava Mae. Cette dernière a commencé à mettre en place un système de bus hors du commun en juin dernier : équipé de 2 douches, de 2 toilettes, fournissant des serviettes et du savon, ils permettent aux sans-abris de venir se laver. Le coût de transformation de ces vieux bus inutilisés est de l’ordre de 75 000 dollars. Lava Mae table sur la mise en circulation de 4 bus d’ici 2015, à même de fournir un total de 2 000 douches par semaine. L’une des forces de ce système innovant, c’est sa mobilité : cela permet non seulement d’éviter les problèmes relatifs à la hausse du loyer, mais également de se rendre dans les différents endroits où ce service est nécessaire. Des fonds ont été levés auprès de donateurs privés, et d’entreprises comme Google. Cette initiative ne règlera certes pas le problème de la précarité, mais a minima elle permet de redonner à chacun un droit fondamental : le droit à la dignité.