par Ariane Zambiras | Jan 22, 2026 | News
Le monde de la communication instantanée est en ébullition ! Ces apps qui permettent d’échanger des messages instantanés, le plus souvent gratuitement, de téléphone à téléphone, est en plein échange de gros sous :
- Facebook vient de racheter WhatsApp pour 16 milliards de dollars (dont 4 milliards en cash et le reste en actions Facebook) ;
- Rakuten, géant japonais du commerce électronique, rachète Viber Media pour 900 millions de dollars ;
- les rumeurs d’entrée en bourse se font entendre autour de Line…
Bref, il y a baleine sous gravillon dans un domaine qui bouge.
Silicon-Valley.fr vous invite à rester au taquet avec la venue prochaine d’un nouvel acteur (frenchy !) du secteur, Peeem, qui permet non seulement les messages instantanés, mais aussi le partage de tout type de fichier, en toute sécurité puisque ni email, numéro de téléphone ou carnet d’adresse ne sont partagés. Déjà plus de 2 millions d’utilisateurs !
Les Peeems (oui, facile) seront très bientôt dans la Vallée… A suivre !
par Ariane Zambiras | Jan 22, 2026 | Innovation
Après avoir expliqué à quoi renvoie l’expression « Big Data » (partie #1) et l’élan entrepreneurial qu’elles suscitent (partie #2), nous nous interrogeons maintenant sur l’utilisation des Big Data en politique, et plus largement, à quoi ressemble une vie quotidienne de plus en plus guidée par des algorithmes.
Les Big Data font leur entrée en politique
La capacité à prédire le comportement d’un groupe de personnes à partir des données recueillies sur elles trouve de nombreux domaine d’application : marketing ciblé, prévention médicale, mais aussi connaissance de l’opinion publique, ce qui n’est pas passé inaperçu du monde politique.
Pour sa campagne de deuxième mandat, le Président Obama a fait appel à une armée d’informaticiens (Geek Squad) afin de mettre au point des stratégies de micro-ciblage des électeurs.
Connaître les habitudes des internautes permet de les exposer à des messages ciblés pour le public qui se trouve sur tel site Internet à une heure déterminée. Les messages sont d’autant plus efficaces qu’ils sont personnalisés.
Un internaute qui a voté lors des quatre dernières élections verra s’afficher sur son écran des messages l’incitant à voter pour tel ou tel candidat, alors que son voisin, qui ne s’est pas déplacé pour son devoir civique depuis plusieurs années, verra s’afficher des publicités pour une marque de vêtements. Les informations sur le comportement politique des personnes sont ainsi croisées à leurs habitudes de fréquentation du web et des réseaux sociaux, avec comme résultat une capacité de ciblage haute précision des publicités politiques en ligne. Les candidats peuvent, grâce à ces publicités ciblées, « acheter » un public dont ils spécifient les paramètres, plutôt que de dépenser des fortunes en messages non ciblés sur des canaux grand public.
De la prédiction à la persuasion, ou l’automatisation de la propagande
Les pages des réseaux sociaux comme Facebook et LinkedIn deviennent peu à peu le vecteur privilégié de ces messages ciblés, et c’est probablement sur les réseaux sociaux, au milieu des messages d’amis de confiance, que les messages ciblés seront le plus efficaces. Les messages peuvent inciter à choisir tel candidat plutôt qu’un/e autre, sensibiliser l’opinion autour de telle ou telle question, ou simplement, inciter les gens – notamment les plus jeunes – à se rendre aux urnes.
Qui va écrire ces messages destinés à inonder nos profils Facebook ? Certainement pas des humains. Là encore, les progrès de la technologie accompagnent le mouvement. Sean Gourley, que nous avons interviewé pour cet article, décrit la montée du high-resolution storytelling, c’est-à-dire la capacité qu’ont les ordinateurs de générer des « histoires », du texte, des messages, de mieux en mieux adaptés à leur destinataire.
La capacité des ordinateurs à imiter les humains dans la production écrite fait des progrès considérables depuis deux ans. Les journaux sont déjà plein de petits articles présentant les résultats d’une rencontre sportive et qui ont été écrit par un ordinateur. La startup Narrative Science, basée à Chicago, a crée une plateforme capable de générer des textes à partir de grandes quantités de données comme s’ils avaient été écrits par des personnes.
Principalement utilisée pour de l’information à la prose standardisée, comme les rapports financiers ou les résultats sportifs, les champs d’application s’étendent avec le degré de sophistication du logiciel.
« Twitterbots » et faux profiles Facebook
Nous nous laisserons convaincre d’autant plus facilement par un message s’il nous parvient sur un site de prédilection (Facebook), et s’il emploie un langage et des thèmes qui nous sont familiers, et ce grâce à la capacité grandissante des logiciels à dupliquer le ton et les tics de langage de nos correspondances habituelles. Les « journalistes robots » deviennent de plus en plus efficaces.
De la modélisation au modelage des comportements
Il devient par exemple possible d’analyser d’énormes bases de données textuelles (comme les tweets mentionnant tel candidat politique), dégager les tendances montantes et descendantes, et même, générer de nouveaux Tweets à l’aide de Twitterbots [c’est-à-dire des comptes artificiels Twitter qui génèrent des messages automatiquement] pour corriger les tendances. On sort ainsi d’un usage des Big Data comme outil d’analyse qui permette de modéliser finement les comportements, c’est-à-dire les représenter pour mieux les comprendre, à une utilisation qui est plus du ressort du modelage, de la production et du façonnage des opinions.
Les conséquences politiques sont extrêmement importantes puisque dans le système américain, les élections se jouent très souvent au vote des « Indépendants » qui peuvent basculer d’un côté ou de l’autre, et sont donc une cible privilégiée pour le micro-ciblage politique.
Conclusion : le « marché noir » du Web
La montée en puissance du Big Data est donc le corollaire logique de la montée en puissance des réseaux sociaux :
- nous passons de plus en plus de temps à lire et produire des messages sur Facebook et Twitter ;
- ces messages s’accumulent à l’échelle du monde connecté et constituent des masses de données contenant de précieuses informations sur nos goûts et nos opinions
- ordinateurs puissants minent ces informations, dégagent les tendances, permettant ainsi leur analyse par des ceux (politiciens, stratégistes en marketing) qui font leur business de cette information ;
- bouclant la boucle, certaines entreprises vont produire de manière mécanique de nouveaux messages ciblés et les diffuser sur les réseaux sociaux adéquats afin d’agir sur les tendances.
Corollaire sur le versant économique, on voit se développer un « marché noir » des faux comptes de Twitter et Facebook, qui permettent de fabriquer la nouvelle fausse monnaie du web : les « likes » et les « Twitter followers ».
Ariane Zambiras
par Ariane Zambiras | Jan 22, 2026 | News
La question était sur toutes les lèvres des journalistes venus traquer le scoop pour la visite du président Hollande : qu’est-ce qui fait que les techies français sont la coqueluche de la Silicon Valley ? Qu’ils/elles occupent des postes clés dans les plus grandes entreprises, et développent des startups innovantes qui n’ont rien à envier à leurs homologues U.S. ? Une des réponses qui s’impose rapidement à quiconque observe de près le fonctionnement de la communauté française dans la Vallée, c’est la fabuleuse mise en réseau made in France – qui n’a pas attendu la formation du French Tech Hub – pour permettre la très bonne circulation des idées et des talents.
Parmi les réseaux les plus dynamiques que nous avons pu observer à l’œuvre in situ, while42 rassemble les ingénieurs informaticiens français dans une ambiance ouverte et très festive. Les forces vives derrière le réseau sont ici à SF. Ils mettent en avant l’importance des rencontres physiques (IRL, In Real Life) pour créer une vraie convivialité lors des meetups, une convivialité relayée comme il se doit à coup de Tweets et de Vine.
Une des marques de fabrique des meetups du groupe, c’est le « double pipe », c’est-à-dire que l’ensemble des participants est invité à former une grande chenille format « speed dating » pour échanger pendant deux minutes et ainsi faciliter les rencontres au-delà du cercle de personnes déjà connues.
Ce qui compte avant tout, c’est de passer un bon moment, de vibrer ensemble autour d’une innovation géniale. Lors du dernier meetup de while42 à SF, hébergé chez Scoop.It, l’équipe de Flying Dev Studio a fait la présentation de leur Flight Simulator « Infinite Flight » pour iOS, Windows et Android.
Au moment de la démo, les murmures s’estompent, les pouls s’accélèrent, les yeux sont rivés sur l’écran où apparaît un bel avion piloté par iPad. Un moment d’effervescence collective qui nous rappelle les plus belles pages d’Emile Durkheim [« Une fois les individus assemblés il se dégage de leur rapprochement une sorte d’électricité qui les transporte vite à un degré extraordinaire d’exaltation »].
Ce n’est sûrement pas un hasard si parmi les 19 techies et entrepreneurs français invités pour rencontrer le président Hollande lors de sa visite le 12 février dernier, quatre faisaient partie de while42. Le chapitre de San Francisco est l’un des plus actifs et le réseau international est en pleine croissance, avec des chapitres dans la plupart des grandes capitales mondiales. Si le réseau bénéficie de leaders dynamiques, la croissance s’opère sur un mode organique, from the ground up, portée par la convivialité et l’esprit d’entraide des membres.
Ah! J’allais oublier :
R3JhY2UgYXV4IGluZ2VzIGRlIHdoaWxlNDIsIGplIHN1aXMgcGx1cyBnZWVrZXR0ZSBxdSdoaWVyLCBtYWlzIG1vaW5zIHF1ZSBkZW1haW4uLi4=
par Ariane Zambiras | Jan 22, 2026 | Tendances
Platypus Théâtre présente
Un air de famille
Une comédie de Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri
Exit Theatre– 156 Eddy Street –San Francisco
6, 7, 8, 12, 13, 14, 15 mars à 20 heures
9 mars à 18 heures 30
« Toute ressemblance avec une famille existante ne serait que pure mais troublante coïncidence. »
Molière 1995 de la meilleure pièce comique
Une famille française ordinaire : la mère, deux fils mariés, l’un a réussi, l’autre moins, une fille célibataire qui rue dans les brancards. Tous coexistent « normalement » depuis longtemps dans un fatras de concessions mutuelles, de malentendus, de rancoeurs, de regrets cachés et de non-dits omniprésents.
ll va suffire d’un vendredi soir, car le vendredi soir, on sort en famille, pour faire voler en éclats ce fragile édifice. Personne ne sortira indemne de ce grand chambardement, mais comme souvent, il y aura d’un côté ceux qui ont le courage de se remettre en question et d’évoluer, et de l’autre, les « rigides », ceux qui refusent tout changement, emprisonnés dans le carcan de leurs certitudes. Le ton est léger, mais le drame est là, sous-jacent.
Yvette Adida /La mère
Valentine Boisnard/Betty
Fabien Ferhani /Henri
Céline Hakoun/Yoyo
Thomas Marigné/Philippe
Arnaud Merceron/Denis
Eclairages: Tyler Null, Lucie Broto
Décors: Cécile Picard, Claire Thiebault, Drew Howard
Maquillages : Axelle Caudrillier
Figurants TBA
Mise en scène: Pascale Couderc
Photos : Douglas Lubbers
par Ariane Zambiras | Jan 22, 2026 | Innovation
La Silicon Valley, c’est le royaume des puces électroniques et des apps, mais pas seulement. L’innovation technologique, le goût pour les clean tech et les cocktails savoureux dégustés entre amis dans les bars de Mission stimulent l’innovation dans d’autres domaines. Silicon-Valley.fr vous emmène aujourd’hui découvrir un produit qui promet d’apporter joie et bonne humeur à vos célébrations post levée de fonds et autre hackathon. Il n’y a en effet qu’un pas de la chaleur de la Caraïbe française à la fraicheur pacifique de Marin County. Un pas léger qui a été franchi par l’équipe des fondateurs de Rhum Batiste, et
qui les emmène vers la voie du succès.

Inspirés par la douceur du terroir français la convivialité du rhum agricole et les valeurs de la Baie de San Francisco (sustainability, processus de production écologique et transparent), Tristan Mermin (San Francisco) et Hubert Damoiseau (Marie Galante) se sont associés pour lancer Rhum Batiste, un rhum blanc haut de gamme, déjà distribué dans les Wholefoods du Nord de la Californie. Le projet s’inscrit au croisement de plusieurs tendances qui font palpiter la Silicon Valley.
Tout d’abord, la primauté accordée aux produits de qualité – on retrouv
e ici l’exigence française : n’importe qui fait ses courses dans la région, ou fréquente les restaurants des « gourmets ghetto », sait bien l’importance que les Californiens du Nord accordent à la qualité des produits qu’ils cuisinent. Nous sommes bien dans la région du Slow Food mouvement, de Chez Panisse, avec une réelle prise de conscience de l’importance de la qualité de ce que l’on met dans nos assiettes et dans nos verres. Le rhum Batiste a établi sa réputation de produit d’exception en remportant plusieurs prix dont la médaille d’or au Miami Rhum Festival. Il se positionne parmi les produits haut de gamme pour des consommateurs exigeants.
Deuxième tendance forte de la Californie du Nord, l’importance du « bio » (organic en langage vernaculaire), qui, au-delà d’un effet de mode, structure les habitudes de consommations des San Franciscains. A la différence du rhum commun fabriqué chimiquement à partir de résidus de la production de sucre (molasse), le rhum agricole est issu de la transformation naturelle des cannes à sucre. Rhum Batiste est produit de manière artisanale dans une installation au bilan carbone négatif, équipée de panneaux solaires, à partir de cannes fraichement coupées et cultivées sans pesticides.
Enfin, ancrée dans le bouillonnement entrepreneurial de la B
ay Area, l’équipe de Rhum Batiste se prépare à lever des fonds pour créer une rhumerie en Californie et poursuivre l’expansion de la marque dans le segment des alcools ultra-premium. Préparez-vous à retrouver Rhum Batiste lors d’événements de la communauté française de la Bay très bientôt !