« Yo » la nouvelle application en vogue victime d’un hacker

Dans la même lignée que le Wizz de MSN Messenger et le Poke de Facebook, une nouvelle application nommée « Yo » fait le buzz sur internet. Son principe assez simple vous permet de communiquer avec vos amis en envoyant un message composé uniquement de deux lettres : Yo. Provoquant une vague de scepticisme et de sarcasme sur les réseaux sociaux, l’application a tout de même réussit à lever la somme d’1,2 millions d’euros. Son succès lui a d’ailleurs valu d’être victime hacking !

L’origine de « Yo »

D’abord perçue comme une blague, en raison de sa sortie un premier avril, « Yo » est devenue une application incontournable. Ridicule de simplicité, l’application permettant de communiquer de façon binaire a malgré tout rassemblé une somme d’1,2 millions d’euros auprès de différents investisseurs tels que le business angel Moshe Hogeg, de Mobli. Le montant est certes relativement peu élevé, mais il a convaincu Or Arbel, son créateur, de quitter l’Israël pour s’installer à San Francisco et développer l’application. A tort ou à raison ?

Selon TechCrunch, l’application développée en seulement huit heures rassemble déjà 50 000  fervents utilisateurs, ayant déjà envoyé plus de 4 millions de « Yo ». Disponible sur l’AppStore, l’application avait d’abord été refusée par Apple pensant qu’elle n’était pas terminée.

Mais quelle est son utilité exactement ?

Son utilisation est on ne peut plus simple, il suffit de se créer un compte utilisateur, puis d’ajouter des contacts depuis son répertoire téléphonique, son compte Facebook ou Twitter, et enfin leur envoyer des « Yo ». Le but étant de récolter un maximum de « Yo » et de pouvoir communiquer sans avoir besoin d’écrire.

Or Arbel a déjà imaginé de nombreuses possibilités d’utilisation pour son application, notamment avec la période de la coupe du monde. « Yo » a en effet intégré une fonctionnalité permettant de recevoir un « Yo » pour chaque but marqué.

L’application propose en quelque sorte un système de notification. On peut donc imaginer par exemple des sites de publications d’articles ou des blogueurs s’en servir pour informer leurs lecteurs de la publication d’un nouveau billet.

Un succès qui a parfois ses torts

Yo a été victime de son succès, car elle a subit l’attaque d’un hacker dans la journée. Les créateurs de l’application ont avoué faire face à un problème de sécurité et déclaré que l’ensemble de l’équipe travaillait sur le sujet afin de le résoudre au plus vite.

Le pirate informatique a utilisé une faille de l’interface afin d’afficher un certains nombre de messages, incitant notamment les utilisateurs à tweeter l’information grâce au hashtag #YoBeenHacked.

L’application ne demandant pas aux utilisateurs d’accès à leurs données personnelles, il ne devrait pas y avoir de risques de fuite massive d’informations. Cependant la capacité des hackers à lier un pseudo au numéro de téléphone pourrait poser problème pour les utilisateurs ayant utilisés leur nom et prénom comme pseudo.

Comme un grand nombre d’applications développées en Silicon Valley avant elle, « Yo » risque de tomber dans l’oubli avant d’avoir fêté sa première année.

Nous ce qu’on en pense c’est … Yo.

 

Top 10 des startups françaises qui défient à la Silicon Valley

Top 10 des startups françaises qui défient à la Silicon Valley

La France serait aussi attractive que la Silicon Valley ! C’est du moins ce qu’a déclaré Montebourg dans une interview réalisée par les Echo. Si le débat est ouvert,  nos startups françaises n’ont, semble-t-il, rien à envier à leurs cousines américaines. De nombreuses startups se sont démarquées ces deux derniers mois par d’importantes levées de fonds ou en suscitant l’intérêt de grands groupes américains. D’autres encore ont obtenu consécration par la remise de prestigieux prix récompensant la qualité de leurs résultats au cours de l’année. Voici donc une sélection  de 10 startups françaises pour lesquelles l’avenir semble prometteur !

@dashlane

Avec une valorisation de près de 100 millions de dollars, la startup française Dashlane s’imagine comme la future solution universelle de gestion des mots de passe. Largement implantée sur le marché américain avec déjà plus de 2 millions d’utilisateurs, Dashlane propose à ses utilisateurs de stocker tous leurs mots de passe sur une plateforme sécurisée pour pouvoir s’identifier sur l’ensemble de leurs services en ligne par un simple clic et de manière sécurisée.

Dashlane avait effectué une levée de fonds de 22 millions de dollars en mai dernier, ce qui porte à 30 millions le total des fonds levés depuis la création de la startup. Son prochain objectif ? Etendre sa couverture internationale à d’autres pays, notamment en Asie et en Amérique Latine !

@netatmo

Netatmo fait partie des entreprises françaises qui se distinguent régulièrement aux Etats-Unis. Spécialisée dans les objets connectés, la startup a été triplement récompensée lors du prestigieux concours CES Innovations Design Engineering Awards 2014, pour la seconde fois consécutive. Commercialisé depuis hier dans les Apple Store, le bracelet connecté « June » de Netatmo avait particulièrement attiré l’attention lors du CES 2014. En effet, sa capacité à mesurer l’exposition au soleil le distingue des autres produits déjà présents sur le marché. Partenaire d’Apple pour le projet HomeKit, Netatmo surf sur la tendance de la domotique !

@_tvty

Cette startup parisienne propose une solution de tracking TV, permettant de lire les chaines télévisées dans différents pays, de faire une analyse de la publicité diffusée et de pouvoir ainsi éditer en temps réel un spot publicitaire qui lui est associé sur une tablette ou un smartphone. Suite à une nouvelle levée de fonds de 4,5 millions de dollars, TVTY va développer son réseau à l’international. La startup française s’implantera à Londres pour commencer, puis s’étendra à New York et San Francisco. Un partenariat avec YuMe, une entreprise locale est d’ailleurs en cours de négociation.

@capptain_HQ

Récemment racheté par Microsoft, Capptain est la cinquième startup française à intégrer l’équipe du géant américain. Spécialisée dans les solutions de marketing comportemental multiplateforme pour applications web et mobile, cet éditeur logiciel avait déjà réalisé une levée de fonds de 1,5 millions de dollars en 2012. Capptain va permettre à Microsoft de prendre un tournant sur le cloud et le marketing mobile.


@criteo

Candidat à la toute première French-American Business Award (FABA), Criteo a remporté le « Gold Award » dans la catégorie High Tech. Ses algorithmes ont révolutionné la publicité digitale en apportant une solution de ciblage plus personnalisée et efficace aux internautes, en temps réel.

Depuis son entrée en bourse en 2013, la startup française présente des résultats en forte augmentation pour la deuxième année consécutive. Félicitée en janvier dernier par le Nasdaq, la startup pèse déjà 1,9 milliards de dollars.

En moins de dix ans Criteo est devenu un véritable pilier de la communauté technologique française !

 

 

 

 

 

@sublimeskinz

Fondée en 2012, à Paris, Sublime Skinz est la première Ad Company à s’être spécialisée dans les habillages de site. Sa technologie innovante a permis de standardiser le format publicitaire numérique très qualitatif nommé « Skinz », et ainsi d’optimiser sa rentabilité.

La startup parisienne a su conquérir son public lors du Launch Silicon Valley et a été récompensée du prix « Audience Favorite Award ».

Présente en Europe et aux Etats-Unis avec plus de 1500 clients,  Sublime Skinz est un fleuron français de la publicité digitale. Sa récente sélection au d’accélération UBI i/o d’Ubifrance au cœur de la Silicon Valley devrait d’ailleurs lui permettre de développer son réseau sur le continent américain.

@ContractLive

Egalement gagnante de la World Cup Tech Challenge à San Francisco dans la catégorie « Enterprise Software », Contract Live est une startup française pleine de promesses. Son outil de gestion des contrats permettant d’informatiser toutes les étapes de formation des contrats sur une seule et même plateforme sécurisée, a déjà séduit plus de 3 000 clients dans une centaine de pays. Récemment installée dans la Silicon Valley, la jeune pousse française est sur la bonne voie pour devenir la Salesforce des contrats !

@aneviaiptv

Après une opération de 7,3 millions d’euros, Anevia a fait son entrée en bourse le mois dernier.

Fondée en 2003, cette entreprise a développé une solution permettant de transporter et stocker une seule fois le flux vidéo afin de l’adapter au dernier moment aux différents écrans et formats utilisé par l’utilisateur. L’ambition d’Anevia est de devenir le pure player numéro un des logiciels d’optimisation des flux vidéo sur les réseaux télécoms. Sa récente entrée en bourse devrait permettre à Anevia de devenir plus visible sur le marché, mais également de s’étendre à l’international, et ainsi atteindre son objectif.

@sigfox

Champion français du numérique, Sigfox a été sélectionnée pour connecter les objets de la Silicon Valley.  Déjà implantée dans de nombreux pays, tels l’Allemagne, l’Italie, la Russie et bien d’autres, la startup française s’affirme comme LE réseaux cellulaire dédié à l’Internet des objets connectés. Son réseau nécessitant une énergie 100 fois inférieures à celle des autres réseaux, lui a permis de récolter la somme de 27 millions d’euros depuis 2010 auprès d’investisseurs tels qu’Idinvest Partners et BPI France. Dernier autre coup d’éclat pour la startup toulousaine a été d’annoncer en avril dernier l’arrivée de l’ex-dirigeante d’Areva, Anne Lauvergeon, au poste de Présidente du Conseil d’Administration.

@MeetLima

Classée dans le top des projets les plus soutenus de Klickstarter en 2013, Lima avait récolté la somme d’1,2 million de dollars. Une nouvelle levée de fonds de 2,5 million d’euros a plus récemment été réalisée auprès de Partech Ventures. L’entreprise proposant une solution de cloud personnel entre le service Cloud Computing et le serveur de stockage en réseau, a toute les chances de devenir un acteur incontournable au niveau international. Déjà présente en France, en Chine en Amérique du Nord, on devrait voire prochainement son petit boîtier coloré dans de nombreux autres pays !

La France a encore des efforts à faire en termes d’attractivité économique pour rivaliser avec la Silicon Valley, mais a tout de même de quoi être fier de ses entrepreneurs !

Le tout dernier prototype Google Car !

Le tout dernier prototype Google Car !

Google vient de dévoiler son tout dernier prototype de voiture sans conducteur. Loin des prototypes déjà présentés précédemment, qui n’étaient que de simples versions modernisées de ce qui existait déjà, ce nouveau prototype est totalement autonome !

Sans embrayage, accélérateur, ou même freins, la voiture connectée de Google a été conçue pour accueillir deux personnes. Un design assez simple pour un gabarit généreux, on pourrait presque croire qu’il s’agit d’un jouet grandeur nature, pourtant le prototype n’en reste pas moins un bijou de technologie ! Partis d’une feuille blanche, les ingénieurs de Google se sont posés la question de ce que devrait être le maître d’ordre de ces véhicules et faire la différence ? La sécurité !

Equipés de capteurs éliminant les angles morts, ils peuvent également détecter des objets à une distance supérieure à deux terrains de football réunis (soit une distance d’environ 200 mètres) et cela dans toutes les directions, ce qui peut se révéler particulièrement utile dans des rues très fréquentées et avec de nombreuses intersections. Les véhicules possèdent également un bouton stop en cas d’arrêt d’urgence, ainsi qu’un écran permettant de visualiser son itinéraire. Pour le moment la vitesse des Google Cars a été limitée à 40 km/h pour des raisons de sécurité.

Les Google Self-Driving-Cars, un projet de longue haleine …

Le projet des véhicules sans conducteur a commencé en 2009, sous la direction de Sebastian Thrun, le co-inventeur de Google Street View. Annoncée pour 2017 par Sergey Brin, le co-fondateur de Google, la vente au grand public de la Self-Driving-Car semble être sur la bonne voie. Après avoir réalisé plusieurs prototypes de véhicules intelligents en partenariat avec différentes marques automobiles, telles que Toyota Prius, Audi TT ou encore Lexus RX450, Google lance enfin un prototype totalement autonome. Dans le même temps, un décret autorisant les voitures sans conducteurs à circuler sur les routes de Californie permettant de tester les véhicules, a été signé la semaine dernière par le gouverneur de Californie, Jerry Brown. La seule condition étant qu’un conducteur valide soit présent lors des tests, afin de reprendre le contrôle en cas défaillance. Une vidéo des premiers tests réels a d’ailleurs été postée sur le blog officiel de Google .

Les nombreuses opportunités offertes par cette nouvelle technologie

Chris Urmson, l’actuel directeur de projet de ces Self-Driving Car explique que depuis le commencement de ce projet, le groupe a travaillé dur dans le but de créer un véhicule capable d’assumer toutes les charges liées à la conduite. Plus besoin de se soucier de trouver une place à l’heure du déjeuner  en cherchant pendant vingt minutes ! Vous pouvez vous relaxer en attendant patiemment que la Google Car se gare d’elle-même. De même ce type de véhicule pourrait être une solution pour les personnes âgées n’ayant plus les capacités pour conduire, elles pourraient de nouveau se déplacer par elles-mêmes. On peut aussi penser aux personnes malvoyantes ou encore bien sûr personnes ayant un taux d’alcoolémie trop élevé pour rentrer chez eux après une soirée … Outre la sécurité offerte par les véhicules autonomes de Google, une multitude d’autres avantages peuvent être envisagés notamment pour les personnes n’ayant pas ou plus accès au volant !

Le Gaulois s’exporte bien! Les entrepreneurs français dans le monde…

Le Gaulois s’exporte bien! Les entrepreneurs français dans le monde…

La majorité des grandes entreprises françaises que l’on peut citer comme des exemples de réussite se sont développées au niveau international. Quand il s’agit de citer des startups françaises ayant réussies, on évoque sans hésiter Dailymotion, Criteo ou encore Deezer. Cependant, on oublie parfois les entrepreneurs français ayant grimpé les marches du succès depuis l’étranger. De la Silicon Valley à la Norvège, les entrepreneurs français se développent partout dans le monde et sont parfois inconnus de leurs compatriotes ! Pour remédier à cette lacune, voici une liste exhaustive de startups implantées à l’étrangers et dont les créateurs sont français.

VLC et Jean-Baptiste Kempf

Le lecteur vidéo le plus utilisé dans le monde (plus que Quicktime ainsi que Windows Média Player) est l’œuvre d’un entrepreneur français : Jean-Baptiste Kempf. A l’origine il s’agissait uniquement d’un projet réalisé dans le cadre universitaire de l’Ecole Centrale de Paris. Jean-Baptiste est désormais toujours actif dans le développement et la maintenance de VLC, mais il a également lancé un certains nombre d’entreprise. Il est aujourd’hui le co-fondateur de Videolabs, une startup fournissant des conseils de développement.

eBay et Pierre Omidyar

Pierre Omidyar est l’un des plus jeune expatrié de la liste. Cet entrepreneur originaire de Paris, a quitté la capitale pour s’installer à San José afin d’être au cœur de l’innovation. L’entreprise américaine de courtage en ligne, plus connue à travers son site web de ventes aux enchères du même nom, est bien l’œuvre d’un entrepreneur de nationalité française !

AppAnnie et Bertrand Schmitt

Basée en Chine, l’entreprise AppAnnie est une startup spécialisée dans les statistiques des applications mobiles. Un grand nombre de sites eCommerce français font appel à ses services, de même que le CEO de Viadeo. Un entrepreneur français, Bertrand Schmitt est à l’origine de ce projet porteur.

Prestashop et Bruno Leveque

Bruno Leveque est un parisien, expatrié à Miami, à l’origine de Prestashop, solution open-source reconnue, permettant aux TPE/PME de créer leur boutique en ligne et développer leur e-commerce. Recommandée par les plus grandes agences web en Europe et aux Etats-Unis, avec plus de 185 000 boutiques dans le monde et élue Meilleure Application Business en lors de l’Open Source Award de 2011, Prestashop est considérée comme la solution n°1 du e-Commerce !

Soundrop et Johann Prieur

Première application Spotify à avoir levé des fonds, Soundrop a également intégré Deezer et a ainsi marqué une évolution dans la stratégie des applications mobiles. A l’origine de cette application, Johann Prieur, un français, Johan Prieur, désormais expatrié à Oslo, en Norvège, avec le reste de son équipe.

Startupbootcamp et Alex Farcet

Alex Farcet est le co-fondateur de Startupbootcamp, basé en Allemagne et l’un des plus importants accélérateurs de startups d’Europe. Créée en 2010, cette entreprise s’est déjà implantée dans 7 différentes villes en Europe : Amsterdam, Berlin, Copenhagen, Israel, Eindhoven, Istanbul and London, et elle continue à se développer rapidement.

Feedly et Edwin Khodabakchian

Agrégateur de flux RSS, Feedly permet de regrouper tout les contenus de vos sites et blogs préférés sur un même espace web. La startup crée en 2006 a été surtout été reconnue lors de la fermeture définitive de Google Reader. Elle a alors récupérée plus de 15 millions d’utilisateurs perdus, car elle a permis d’importer les flux rss issus de Google Reader après sa chute, via un fichier xlm.

Docker et Solomon Hykes

Basée San Francisco et fondée par des anciens de l’école Epitech, Docker fait le buzz dans la Silicon Valley. Favorite des français en visite dans la Silicon Valley, elle a réalisé une levée de fonds de 15 millions de dollars en janvier dernier auprès de grands investisseurs tels que Greylock Partners, Insight Ventures ou encore Jerry Yang, co-fondateur de Yahoo.

On espère que de nombreuses autres startups suivront le chemin de leurs ainés  et on croise les doigts pour nos compatriotes Sublime Skinz, Speecheo et Contract Live qui participent au Launch Silicon Valley !

@SIGFOX : en route vers la Silicon Valley !

@SIGFOX : en route vers la Silicon Valley !

San Francisco devrait bientôt recevoir un nouveau réseau sans fil, et devinez quoi ? Il s’agit de l’œuvre de Sigfox, une startup française ! L’entreprise française dit avoir choisi la Baie de San Francisco afin de démontrer l’efficacité de son réseau sans fil permettant de connecter n’importe quel objet à internet à très bas débit et pour un moindre prix. Son objectif est de faire grandir le réseau de transmission dédié à l’internet des objets le plus rapidement possible !

Sigfox, une étoile montante !

Lancée en 2009 et dirigée par Ludovic Le Moan, Sigfox est la première entreprise proposant une connectivité cellulaire mondiale pour l’internet des objets. Elle se consacre essentiellement aux communications à bas débit. Cette startup située à Labège (Haute-Garonne) s’est déjà largement déployée dans de nombreux pays, tels que l’Espagne, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Italie et la Russie, où elle s’est appuyée sur les opérateurs locaux afin de connecter les lieux et favoriser l’offre des services mobiles. Sigfox cherche à connecter des zones à fort potentiel afin de dévoiler l’efficacité de sa technologie. Pour Thomas Nicholls, responsable marketing de Sigfox, l’objectif est de faire de la pédagogie autour de la solution pour construire un écosystème autour. Son prochain objectif ? Etendre son réseau dans la Silicon Valley !

Le réseau se prépare pour la Californie

San Francisco devrait prochainement accueillir en son sein le réseau cellulaire de Sigfox. Ce réseau ne permettra pas de résoudre les problèmes de couverture réseau de la ville, mais permettra de connecter toute sorte d’objets à internet, du collier de chien au détecteur de fumée, en passant par les conduites d’eau et les cadenas de vélos.

De nombreux réseaux mobiles existent déjà dans la ville et ses alentours, mais ils ne permettent pas de connecter les objets à internet car ils sont bloqués par la déferlante constante d’appels téléphoniques et de téléchargements de vidéos. Un réseau possédant un potentiel similaire doit donc être créé et étendu  à des milliards d’objets fonctionnant avec des batteries faibles. « Si vous souhaitez obtenir des milliards de connections comme ça, vous avez besoin d’un nouveau type de réseau », a expliqué Luke d’Arcy, directeur des opérations de Sigfox aux Etats-Unis.

Sigfox va couvrir de son réseau toute la péninsule de San Francisco de sa pointe urbaine jusqu’à la Silicon Valley. Cette startup française déploiera alors pour la première fois son réseau sur le territoire américain ! Il va être développé selon le même schéma que dans les autres pays, c’est-à-dire en s’appuyant de l’équipement déjà mis en place. Le réseau sera donc installé grâce aux tours téléphoniques et antennes radio déjà présentes.

Le réseau de la Silicon Valley va utiliser la bande de fréquences 915 mégahertz sans licence couramment utilisée par les téléphones sans fil. Les objets connectés au réseau de Sigfox devraient donc fonctionner grâce à une très faible puissance, mais seront capable de réaliser des transmissions  à 100 bits par seconde, ce qui devrait être assez pour de nombreuses applications.

Une course de vitesse ?

Tout n’est pas encore gagné pour Sigfox cependant, car elle n’est pas la seule dans cette course pour produire le semi-conducteur le moins cher, le plus petit, et avec le débit le plus faible possible. En effet, Intel et Broadcom produisent également ce genre de puces sans fils et de nombreuses entreprises ont fait la présentation de leur « minis ordinateurs » au Consumer Electronics cette année.

L’urgence se fait donc ressentir pour Sigfox qui doit installer son réseau avant que ses concurrents n’arrivent sur le marché. D’importantes entreprises de réseau sans fil préparent déjà des dispositifs qui pourraient fonctionner beaucoup plus rapidement que le réseau de la startup française. Une nouvelle portée plus étendue et un débit encore plus faible, les normes Wi-Fi proposées par les grandes entreprises américaines, sont en pleine évolution aux Etats-Unis, et devraient transformer le marché en 2016. Heureusement pour Sigfox, son réseau devrait être mis en place avant l’arrivée de ses principaux concurrents !

En s’installant à San Francisco Sigfox espère attirer l’attention d’investisseurs près de la Silicon Valley, là où les fonds d’investissement versent parfois plus d’un milliard de dollars dans les startups qu’ils jugent prometteuses. En effet, Sigfox va avoir besoin de fonds pour développer son réseau internet pour objets connectés. Ça tombe bien un des quartiers de San Francisco a été surnommé « IoT Town », autrement dit « Internet of Things Town » !