La Silicon Valley est pour beaucoup une source d’inspiration pour l’innovation et la création depuis de nombreuses années. Revenons sur les chiffres de l’année 2017 de cette région unique au monde.
Avant de passer aux données de la région, redéfinissons son emplacement géographique en Californie. La Silicon Valley est définie par un périmètre regroupant quatre comtés (Santa Clara, San Mateo, Alameda, San Francisco). Toutefois ce périmètre n’est pas fixe. En effet, la région s’agrandit avec l’expansion des villes ainsi depuis 2009 le comté de San Mateo est désormais inclus dans la Silicon Valley.
La population de la Silicon Valley
En Silicon Valley, on dénombre plus de 3,07 millions d’habitants. Et contrairement aux idées reçues, la population n’est pas plus jeune en comparaison avec le reste des Etats-Unis.
Comme on peut le voir sur les deux graphiques la tranche d’âge des 25-44 ans est un peu plus présente en Silicon Valley que dans le reste des Etats-Unis mais seulement avec un écart de 4 points. Au contraire les 18-24 ans sont moins nombreux en Silicon Valley que dans le reste des Etats-Unis.
Dans la même étude, on retrouve la proportion des langues autres que l’anglais parlées par les ménages sur une population de 5 ans et plus. On retrouve en première place l’espagnol à 36% (62% sur l’ensemble des Etats-Unis) puis le Chinois en seconde place avec 17%. Le français se classe comme la 10ème langue la plus parlée en Silicon Valley.
On le sait, la région de la Silicon Valley est à la pointe de la technologie dans beaucoup de domaines et notamment dans l’intelligence artificielle et la technologie en générale. Cela se retrouve également dans les foyers avec la présence d’une connexion internet et d’un ordinateur.
Ainsi les ménages de la Silicon Valley sont 96% à disposer d’au moins un ordinateur à la maison contre 89% sur l’ensemble des Etats-Unis. Et pour ce qui est de l’accès internet, ils sont 91% en Silicon Valley et 81% dans le reste des USA à disposer d’un accès au réseau chez eux.
Les chiffres de l’emploi en Silicon Valley
Pour ce qui est du nombre d’emplois en Silicon Valley, il est pour l’année 2017 de 1.6 million. Il était de 1.3 million en 2005 comme on peut le voir sur ce graphique.
On constate, une forte baisse entre 2008 et 2009 (-6.3%) du nombre d’emplois en Silicon Valley. La crise financière de 2008 a aussi durement impacté la croissance de l’emploi dans la vallée Californienne. Mais depuis 2010-2011, elle connaît une croissance stable avoisinant les 3% chaque année.
La répartition des 1 638 698 emplois se fait comme suit :
Pour ce qui du taux de chômage, il est très bas en comparaison des Etats-Unis ou de la France. Nous pouvons voir le taux de chômage sur ce graphique pour novembre 2017.
On constate que le taux de chômage en Silicon Valley est de 2.5% et de presque 4% aux Etats-Unis. A titre de comparaison (toute proportion gardée avec les législations différentes) en France, le taux de chômage pour novembre de 2017 était de 9.3%. Cela démontre la forte activité mais également la forte demande d’emploi de la région. Certains postes ont du mal à trouver preneur faute de candidats et il n’est pas rare que les entreprises regardent à l’internationales pour trouver des candidats.
Le gain annuel moyen pour une personne est alors estimé à 130,879$ soit environ 101,000 € par an. On retrouve ces fortes sommes dans l’immobilier. Le prix moyen de vente d’une maison en Silicon Valley est proche du million de dollars (968 000$). Il y a eu une augmentation de 7.4% entre l’année 2016 et 2017. En Californie, le prix moyen est de 454 000$ et dans la globalité des Etats-Unis seulement 212 000$. Un exemple d’un montant astronomique pour une maison en ruine dans la Silicon Valley dans notre article ici.
Et l’écologie dans tout cela ?
La Silicon Valley est de plus en plus soucieuse des problèmes environnementaux. La preuve le nouveau siège social d’Apple est entièrement recouvert de panneaux solaires.
Pour ce qui est de l’eau et de l’utilisation de l’eau recyclée pour le quotidien. En 2000, cela représentait 1.3% du volume total d’eau, en 2017 on atteint les 5%. La consommation électrique par habitant est en diminution, elle a diminué de 12% depuis 2008. Les voitures électriques se vendent de plus en plus par le biais des marques comme Nissan, Chevrolet et Tesla essentiellement (64% du marché en SV). Enfin pour l’année 2017, 5 800 nouvelles installations de panneaux solaires ont été mis en place pour les particuliers.
Un transport souterrain San Francisco – Los Angeles ? (Elon Musk)
Encore une idée d’un des plus célèbres entrepreneurs en Silicon Valley, Elon Musk. L’entrepreneur sud-africain dont la fortune personnelle est estimée à 20 milliards de dollars a pour projet avec son entreprise The Boring Compagny de relier San Francisco et Los Angeles par une infrastructure de transport sous la terre.
Un nouveau projet signé Elon Musk
Elon Musk, un dirigeant de plusieurs entreprises désire révolutionner encore une fois nos modes de transport. Pour rappel monsieur Musk est actuellement CEO de Tesla et de SpaceX. La première proposant des modèles de voitures 100% électriques (capitalisation boursière dépassant les 50 milliards de dollars). Et la seconde spécialisée dans le domaine de l’aéronautique travaillant notamment avec la NASA.
C’est avec encore une autre compagnie nommée The Boring Company que l’entrepreneur veut créer un mode de transport souterrain ultrarapide dans les villes (Loop). Société fondée par Elon Musk en 2016 avec l’idée de faire des tunnels pour relier plusieurs points stratégiques d’une ville et à grande échelle les villes des Etats-Unis. Ce projet permettrait aussi de réduire les embouteillages dans les villes américaines, un vrai problème de société dans de nombreux états.
Explication du projet de tunnel entre les deux villes
Cette idée est en lien avec le projet hyperloop d’Elon Musk. Des tubes capables de transporter des marchandises et/ou des personnes à très grande vite. Permettant de concurrencer les transports ferroviaires et aériens.
Il y aurait alors deux types de transport, loop et hyperloop :
Loop, comme nous venons de le voir, le transport en loop permettrait de voyager sur des courtes distances comme au sein d’une ville. Pour Los Angeles cela permettrait de rejoindre plus vite l’aéroport sans passer par les bouchons de la ville. Le transport loop permettrait de voyager à une vitesse de 150 miles par heure soit plus de 240km/h.
Hyperloop, cela permettrait de relier plusieurs villes avec un système de tunnels similaire à celui du transport loop. À la différence que le système de tunnels serait plus complexe pour réduire un maximum les frottements dû à l’air. L’ensemble permettant possiblement d’atteindre une vitesse de 700 miles par heure (plus de 1120 km/h).
Que cela soit pour loop ou hyperloop, les modules de transport permettraient de transporter 16 voyageurs. Ces tunnels permettraient également de transporter les véhicules et notamment les voitures Tesla. Comme semble l’indiquer l’une des dernières vidéos postées sur la chaîne Youtube de The Boring Company.
Les premiers tests
Le projet de loop a dans un premier temps été testé dans la ville d’Hawthorne. Pourquoi cette ville proche de la Silicon Valley ? Car les locaux de SpaceX sont basés à Hawthorne. Ainsi les équipes d’Elon Musk pouvaient utiliser les terrains de SpaceX et notamment le sous-sol pour effectuer les premiers tests grandeur nature. Récemment, The Boring Company a obtenu un permis pour mettre en place un premier tunnel loop test sous la ville de Los Angeles.
Cette galerie atteindra 2.7 miles soit plus de 3 kilomètres. À l’avenir, Elon Musk estime à 8 minutes le temps de trajet pour traverser la ville de Los Angeles pour atteindre l’aéroport et estime un coût plus ou moins égal à celui des transports en commun actuel de Los Angeles.
Durant l’une de ces dernières conférences Elon Musk a donné plus de précision sur la création d’un tunnel reliant Los Angeles à San Francisco et donc la Silicon Valley. Pour ce tunnel, cela serait un projet d’hyperloop.
La distance entre les deux villes est de 381 miles soit plus de 600km. Elon Musk précise dans sa conférence qu’il envisage un temps de trajet de 30 minutes pour ce voyage. À titre de comparaison, un trajet Paris Marseille fait plus de 700 km et s’effectue un peu plus de 3h20 en TGV.
Mais alors pourquoi le projet n’a pas été imaginé ou mis en place plus tôt ?
Car il y a un double défi dans le projet, bien sûr rendre fonctionnel et viable l’ensemble des véhicules qui seront dans les tunnels pour atteindre de hautes vitesses. Mais également celui de creuser les tunnels. Car creuser des galeries demande de la précision et beaucoup de temps.
Le projet par le passé n’était tout simplement pas rentable. Le forage des galeries étant beaucoup trop cher et trop lent, l’idée n’était pas viable. Le projet l’est aujourd’hui pour plusieurs raisons :
La taille des tunnels
En effet le diamètre des tunnels proposé par The Boring Company n’aura pas besoin d’être excessivement large. Les grands projets de tunnel comme ceux que nous connaissons comme celui sous la manche ou sous le mont blanc devaient être assez large pour la circulation dans les deux sens des voitures plus les voies de sécurité. Or ici les tunnels seront de la taille des « capsules » voire juste la taille pour faire circuler une voiture. Donc beaucoup moins de temps pour les creuser et aussi moins coûteux.
La puissance des machines électriques
Grâce aux recherches menées avec la société Tesla sur les moteurs électriques. The Boring Company a bénéficié des meilleures innovations pour ses foreuses électriques. Ces foreuses ont donc une plus grande vitesse de forage avec moins de problèmes mécaniques et un besoin en personnel moindre. Ce qui a pour effet de réduire considérablement le coût du forage d’une galerie.
Avec ces innovations pour la réalisation de tunnel, le projet n’est plus une utopie comme il y a encore quelques années. Un tunnel reliant San Francisco à Los Angeles aurait donc une très forte possibilité de se faire dans les quelques années à venir.
Quelques faits intéressants sur l’entreprise The Boring Company :
Le nom de l’entreprise
Certains d’entre vous l’on peut être remarqué mais le nom de la société n’est pas très flatteur. On pourrait traduire cela par « L’entreprise ennuyante ». En anglais, cela est un jeu de mots avec le verbe Bore qui signifie creuser et donc The Boring Company.
L’entreprise vend aussi des lance-flammes
Oui, vous avez bien lu, The Boring Company vend également des lance-flammes. Cette vente insolite vient d’un tweet d’Elon Musk :
After 50k hats, we will start selling The Boring Company flamethrower
Si The Boring Company arrivait à vendre 50 000 casquettes avec le logo de l’entreprise, Elon Musk s’engageait à créer et mettre en vente des lance-flammes de la marque The Boring Company. Résultat …
Si vous désirez découvrir la Silicon Valley n’hésitez pas à nous contacter ici et à visiter notre site !
Source des images : https://www.boringcompany.com/gallery/
Elles seront surement l’un des changements majeurs de notre quotidien et sont déjà présentes sur le sol américain, Nous parlons aujourd’hui des voitures autonomes.
De nombreuses entreprises se positionnent sur la voiture autonome.
Nombreuses sont les marques à se lancer dans les prototypages, les tests, la construction des voitures autonomes. On retrouve non pas seulement des constructeurs automobiles mais bien des entreprises de la tech de la Silicon Valley. Pour donner quelques sociétés de la tech présentes sur ce marché, on peut citer Google, Uber, Apple ou Baidu. Mais il ne faut pas oublier non plus les constructeurs automobiles qui eux aussi investissent beaucoup en recherche et développement pour concevoir la voiture autonome de demain (Tesla, Audi, BMW, Ford, Honda, PSA …)
Ce que l’on nomme en anglais, autonomous car ou self-driving car à des origines assez lointaines. En effet, on retrouve les premières traces écrites dans les années 20 puis dans les années 50. Cela relevait encore de la science-fiction mais l’idée était là. Une voiture capable de conduire sans l’intervention humaine.
Mais depuis octobre 2010 cela semble réalisable. Google annonce alors avoir réalisé un système véritablement apte à rouler sans conducteur. Véritablement car dans le passé des véhicules capables de suivre les lignes blanches au sol ont déjà été développés. Les voitures Google, comme désormais les autres, sont équipées de plusieurs caméras, radars et GPS permettant d’avoir une vision globale de la route ainsi que du trafic. Les premiers tests sur route sont réalisés dans l’état de Californie.
Le fonctionnement d’une voiture autonome
L’ensemble des modèles de l’entreprise Tesla (Model 3, Model S, Model X), propriété d’Elon Musk, sont équipés de ce qu’il nomme la conduite autonome. Pour être plus descriptifs sur les équipements :
8 caméras panoramiques avec une portée de 250 m;
Une douzaine de capteurs pour détecter les objets;
Freinage d’urgence automatique;
Avertissement collision latérale;
Pleins phares automatiques …
Voiture Tesla (Peteratkins-Kaja-Paige)
Le tout dans une voiture entièrement électrique. Peut-être le début d’une nouvelle ère dans le domaine de l’automobile avec des voitures électriques et autonomes. L’ensemble est dorénavant fiable pour rouler, notamment grâce à l’intelligence artificielle, le big data et l’apprentissage automatique. Permettant aux voitures de souvent mieux conduire que les hommes. En effet, il faut savoir qu’aujourd’hui environ 90% des accidents de la route sont en partie, voire en totalité la responsabilité de l’humain. Parmi les causes, on peut relever :
Le taux d’alcoolémie du conducteur;
La vitesse non respectée;
La fatigue;
La distraction (téléphone, cigarette, maquillage …)
L’ensemble de ces facteurs ne sont pas un problème pour une intelligence artificielle. La voiture autonome pourrait possiblement être une solution pour diminuer drastiquement le nombre d’accidents et de morts sur les routes. De plus l’automatisation de la conduite permettrait une meilleure gestion de la consommation d’essence (moins de consommation) ainsi qu’un trafic mieux régulé.
Toutefois chaque accident même mineur impliquant une voiture autonome est un frein pour le développement de ce secteur. Les erreurs de perceptions et de jugements que peuvent avoir un être humain ne sont pas vu comme valable pour une automobile autonome sachant qu’il s’agit d’une intelligence artificielle et donc plus ou moins programmée par l’homme.
Les freins à son développement
Pour parler d’actualité, récemment une des voitures d’UBER a été impliquée dans un accident mortel. Uber a décidé d’investir plusieurs millions de dollars dans leur projet de voitures autonomes mais également de camions autonomes. Ils ont cependant mis en suspens ce projet de camion. Le but d’Uber, remplacer tous ses chauffeurs par des automates. Pour cela, ils ont fait un partenariat avec Daimler, entreprise qui possède notamment Mercedes-Benz.
L’accident mortel de la voiture d’Uber a eu lieu en Arizona. La conductrice regardait la télévision sur son téléphone et elle avait activé le pilotage automatique de la voiture. De nuit, la voiture percute une cycliste à pied. La personne décèdera quelques heures plus tard à l’hôpital. Selon Uber, la voiture avait bien détecté la cycliste. Toutefois les capteurs de présences n’étaient pas réglés sur une détection assez forte pour stopper la voiture. Ce qui est le cas par exemple, si un sac plastique passe sur la route, ces voitures n’activent pas le freinage d’urgence.
Cet événement a connu un fort retentissement dans les médias et a ainsi fragilisé et ralenti les permis de tests pour mettre en circulation les voitures autonomes délivrés par les états aux Etats-Unis.
Il y a plusieurs niveaux d’automatisation des voitures autonomes. Cela va de la simple aide à la conduite ou l’automobiliste doit garder les deux mains sur le volant. Jusqu’à un « robot taxi » où personne n’a la possibilité de contrôler la voiture et les personnes dans l’habitacle sont simplement des passagers. Difficile de savoir ce qui sera acceptable et accepté par tout le monde demain.
Des questions sans réponses.
Ces voitures posent également de nombreuses questions. À l’avenir, seront-nous obligé d’obtenir notre permis de conduire pour posséder une voiture autonome ou une simple formation dédiée suffira ? Comment fonctionneront les systèmes d’assurances et à qui sera attribué la responsabilité dans un accident ?
Un festival très célèbre aux États-Unis, un peu moins en Europe. Burning Man le festival de la déconnexion avec le monde digital.
Cette année, il s’agit de la 32ème édition, elle aura lieu du 25 aout au 3 septembre 2018. Ce festival a connu sa première édition en 1986 et ce n’était pas dans le désert du Nevada mais bien sur une plage à San Francisco. Le nom de Burning Man vient tout simplement du fait qu’à la fin de chaque édition du festival, on brule une immense représentation en bois d’un homme. Lors de la première édition le Burning Man mesurait 2,4 mètres de haut (Record 35m).
Les fondateurs du Burning Man sont Larry Dean Harvey et son ami Jerry James. Burning Man devient petit à petit un événement annuel grandissant, pour devenir le festival que l’on connait aujourd’hui. Voici l’évolution du nombre de participants à Burning Man depuis sa création :
Comme on peut le voir à ses débuts, Burning Man n’était qu’un simple rassemblement d’ami sur la plage de Baker Beach de San Francisco. Dorénavant le festival dure une semaine et près de 70 000 ont participé à l’édition 2017, les participants sont nommés les Burners. C’est à partir de 1990 que le Burning Man va se délocaliser et aller dans le black rock désert au Nevada en partie à cause du nombre croissant de participants.
Comme on peut le voir, il s’agit quasiment de la population d’une ville qui se regroupe pour cet évènement. La cité éphémère a même un nom durant cette semaine Black Rock City. Les grandes villes du Nevada ne sont pas nombreuses, il y a bien sur Las Vegas (583 000 habitants) et aussi Henderson (257 000 habitants). Durant le festival Burning Man, Black Rock City devient la sixième ville du Nevada.
Les règles de Burning Man :
Au niveau de l’agencement du festival, il suit un grand demi-cercle où les Burners s’installent avec des tentes ou des camping-cars. Les voitures sont interdites, donc l’ensemble des déplacements s’effectuent à pied, à vélo ou tout autre véhicules non motorisés que peuvent créer les membres du festival. Au centre du demi-cercle est dressé le Burning Man et à la fin du festival cette immense statut est entièrement brûlées (record en 2015 avec 35m).
Il existe même d’autres festivals à travers le même monde qui reprennent le principe de Burning Man comme Firefly dans le Vermont (USA), KiwiBurn en Nouvelle-Zélande, Burning Seed en Australie. Mais alors que différencie Burning Man d’un autre festival ? Sa philosophie essentiellement avec une forte déconnexion du globe grâce à ses règles.
Aujourd’hui, il y a 10 règles à respecter pour participer et pendant le festival Burning Man.
Le festival est ouvert à tous. Tout le monde peut venir, peu importe ses origines, à partir du moment ou l’on paye son ticket.
Une politique du don. Burning Man est sous le signe du don sans forcément espérer quelque chose en contrepartie.
L’autonomie, Burning Man encourage à compter sur ses propres ressources physiques et mentales
L’expression de soi, chacun est libre de s’exprimer sans jugement des autres.
Civisme, respecter les règles du pays et s’efforcer d’être respectueux, d’avoir un comportement correct avec les autres durant le festival.
Ne laisser aucune trace. Dans l’idée que la communauté respecte l’environnement, il faut donc ne laisser aucune trace de son passage à Black Rock City.
La participation, le terme de festivalier n’est pas utilisé pour Burning Man. Il n’y a pas l’idée d’un festivalier qui vient voir des artistes. Ainsi, Burning Man demande d’être un acteur du festival avec un investissement personnel et une participation profonde au festival.
Effort partagé, le travail en collaboration est encouragé, ainsi que l’entraide et le bénévolat.
Profiter de l’instant présent, vivre l’expérience du moment.
Un festival libre. En effet, le festival est dépourvu de marque, de publicité et de toutes autres exploitations commerciales. Tout cela pour protéger l’esprit du festival.
L’esprit du festival.
Burning Man est vu comme le festival de la contre-culture de par ses règles, comme nous avons pu le voir. On pourrait même ajouter qu’à Black Rock city, l’argent n’a pas de valeur. Les seules choses que l’on peut acheter avec de l’argent semblent être un café et des glaces dans un bâtiment au centre du festival, le Center Camp Café. Pour le reste, il s’agit soit d’échanges, soit de dons ou simplement compter sur ses propres ressources. D’ailleurs, il y a plus de 2 000 bénévoles pour aider au bon fonctionnement du festival.
Le festival est également réputé pour ses nombreuses œuvres d’arts souvent créées par les Burners. Vous pouvez en retrouver quelques exemples sur le site du festival
Toutefois depuis quelques années Burning Man est accusé de Mainstream et de gentrification. En effet comme on peut le comprendre avec les règles du festival, Burning Man avait pour but de ne pas faire de différence entre les plus riches et les personnes ayant un revenu modeste. Cependant, avec la présence des camping-cars, on voit clairement la différence entre les participants ainsi qu’une expérience différente de l’auto-suffisance. Le prix des billets ne cesse d’augmenter aussi, avoisinant désormais les 400 dollars. Ce qui peut freiner de nombreuses personnes à participer à l’évènement.
Photo Burning Man 2002 de Keith Pomakis.
Les dirigeants de la Silicon Valley à Burning Man
De plus, depuis quelques années on voit des dirigeants et fondateurs des plus grandes entreprises de la Silicon valley participer à Burning Man. Parmi eux, on a pu apercevoir :
Mark Zuckerberg (Fondateur de Facebook)
Elon Musk (Dirigeant de SpaceX, Tesla, The Boring Compagny)
Garrett Camp (Fondateur d’Uber)
Alexis Ohanian (Fondateur de Reddit)
Drew Houstonn (CEO de DropBox)
Jeff Bezos (Fondateur d’Amazon)
Sergey Brin et Larry Page (Fondateurs de Google (Alphabet))
Enfin, Eric Schmidt (Président du conseil d’administration d’Alphabet)
D’ailleurs selon une légende de Google, Eric Schmidt aurait été sélectionné parmi d’autres candidats à son poste notamment car il a participé au festival Burning Man.
Mais pourquoi ces grands patrons vont à Burning Man ? À ce jour, nombreux évoquent un désir de déconnexion. Cela permet d’avoir un regard extérieur à ce que l’on fait, d’échanger avec les autres de manière simple. Pour peut-être s’inspirer pour avoir de nouvelles idées.
Bien souvent, partir pour découvrir d’autres modes de vie, d’autres civilisations ou bien d’autres façons de penser permet de s’ouvrir l’esprit. Cela bouscule votre façon de penser et permet d’innover et de créer pour s’améliorer. Vous pouvez découvrir la Silicon Valley et San Francisco pour apprendre des méthodes innovantes et uniques au monde en notre compagnie. Alors, n’hésitez pas à nous contacter ou consulter notre site pour partir en Learning Expeditions.
Ce que l’on nomme IA, l’intelligence artificielle est désormais un sujet incontournable pour les entreprises. Mais qu’est-ce que l’intelligence artificielle.
Un sujet pas tant que cela d’actualité
Avant de passer aux explications et à une possible définition, il faut comprendre qu’il ne s’agit pas d’un sujet nouveau. En effet, les premières apparitions concrètes de ce que l’on définit comme une intelligence artificielle apparaît pendant la seconde guerre mondiale notamment pour faire des calculs d’équations mais également pour le déchiffrement des messages secrets. Parmi les plus célèbres, le déchiffrement de la machine Enigma (pour crypter les messages allemands) par la machine de Turing. Alan Turing est l’un des premiers grands penseurs de toutes les applications possibles de l’intelligence artificielle.
Il invente même ce que l’on nomme le test de Turing. Un test qui permet de connaitre le niveau de l’avancement de l’intelligence artificielle. Pour cela une conversation entre un homme avec un autre homme et/ou une machine est réalisée à l’aveugle. Le premier devant déterminer s’il communique avec un homme ou une intelligence artificielle ou définir lequel est un homme ou une machine. Si la personne n’est pas capable de donner la bonne réponse, on estime que la machine a passé le test avec succès.
Bien évidemment, le test de Turing n’est pas une priorité pour les chercheurs sur ce sujet. Les chercheurs se focalisent plus sur un ensemble de petites et moyennes tâches qui peuvent être réalisées par des machines et qui ont un réel impact sur notre quotidien.
Une définition de l’intelligence artificielle
Encore aujourd’hui, la définition de l’intelligence artificielle ne fait pas un consensus dans le monde scientifique. Notamment par le fait que les domaines d’application sont très large. Mais deux principales idées ressortent. Premièrement, qu’il s’agit d’un programme informatique complexe. Et deuxièmement, que le but est d’avoir des traits ou des capacités similaires à l’intelligence humaine (raisonnement, apprentissage et même pourquoi pas les émotions).
On peut alors la définir en une simple phrase : l’intelligence artificielle est un système informatique complexe susceptible ou capable de simuler une ou plusieurs fonctions liées à l’intelligence humaine.
En anglais, c’est les termes Machine Intelligence et Artificial Intelligence (AI) qui sont les plus utilisés. Il s’agit d’un sujet porteur pour l’avenir et même d’un sujet mondial dont les domaines d’application sont extrêmement riches et variés.
Les domaines d’application dans notre société contemporaine
Voici quelques exemples de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans plusieurs secteurs d’activité :
Les banques et la finance. Les millions et millions de données financières qui sont récupérées ne peuvent pas être analysées par l’homme. Ainsi l’intelligence artificielle permet en quelques instants de traiter ces données pour ensuite donner des recommandations et prendre des décisions avec un minimum de risques. Cela peut aussi s’application sur les demandes de prêts bancaires et les investissements.
L’armée. Pour donner un exemple, l’utilisation des drones pour repérer et agir sur des cibles prédéfinies. Mais également pour prédire les risques de conflit.
La santé. Les différentes IA peuvent être de meilleurs diagnosticiens que les médecins. Cela permet et permettra de détecter des maladies plus rapidement et donner des prescriptions parfaitement adaptées aux patients. Cela pourra encore être amélioré si l’on ajoute à cela un séquençage de l’ADN de chaque patients.
Internet avec le big data et l’ensemble des données. Pour une personne, on pourrait savoir ce dont il a envie et proposer un parcours et une expérience adaptée sur son site internet. On retrouve déjà l’intelligence artificielle sur certains sites à travers les chabots et autres assistants virtuels pour nous aider à répondre à nos questions.
Et bien d’autres domaines comme le droit avec des systèmes capables de répondre aux questions de chacun sur la loi et nos droits. La comptabilité, l’art, la robotique, les jeux vidéo précurseurs dans le domaine. L’ensemble des secteurs peuvent être touchés par les évolutions de l’intelligence artificielle.
Les différents courants de pensée face à l’évolution de l’IA
Selon les individus, l’IA pour être source d’enthousiasme et d’espoir ou à l’inverse de craintes et de vives critiques. Pour illustrer cela, prenons deux des plus grands dirigeants d’entreprises au monde. D’un côté Elon Musk, CEO entre autres de Tesla et SpaceX et de l’autre Mark Zuckerberg fondateur du réseau social Facebook.
Le sujet fait débat en Silicon Valley, l’intelligence artificielle est-elle une bonne ou une mauvaise chose pour l’avenir de l’humanité ?
Pour Elon Musk, sa vision de l’avancement et de l’impact de l’IA n’est pas vraiment bénéfique pour le futur de l’homme. Il a même affirmé que, l’IA est plus dangereuse que la création de la bombe nucléaire. Musk milite pour que l’intelligence artificielle soit régulée. Sa crainte est en partie fondée sur la vitesse de développement de celle-ci ainsi que sur l’auto-apprentissage des nouvelles machines. Les experts annoncent des horizons datés pour atteindre des fonctionnalités particulières de l’IA et l’homme les brises beaucoup plus vite que les prédictions. Il a également affirmé que son projet d’aller sur Mars avec SpaceX pourrait être une solution en cas de dérèglement de l’IA.
Cela semble pourtant assez étrange qu’Elon Musk critique ouvertement et vivement l’IA. Car il utilise ces technologies dans ses industries et plus particulièrement dans les voitures Tesla qui sont des voitures autonomes.
En réponse à ce point de vue, Mark Zuckerberg a lui aussi donné son avis sur le potentiel de l’intelligence artificielle. À l’inverse de Musk, Zuckerberg est plutôt optimiste. D’ailleurs pendant son temps libre, Mark Zuckerberg développe sa propre intelligence personnalisée personnelle. Il a même donné le nom de Jarvis à cette technologie qui lui permet de lui faciliter le quotidien, notamment dans sa maison en Silicon Valley. Jarvis lui permet d’organiser son agenda, de reconnaître qui sonne à la porte ou encore de gérer de la température. Voilà entre autres les fonctions de son intelligence artificielle.
Toutefois, Mark Zuckerberg le reconnaît lui-même l’intelligence artificielle a encore de nombreuses limites que nous ne sommes pas capables ou pas encore capables de franchir. Comprendre une phrase est une chose mais la replacer dans un contexte en est une autre. Et c’est notamment sur ce point qu’il faut comprendre que le principe d’apprentissage des machines est encore très lointain car les subtilités humaines sont proche de l’infini.
Si l’on rajoute à cela, qu’il n’existe pas de coopération entre toutes les IA, car différentes entreprises travaillent sur leurs propres IA. Difficile d’imaginer un scénario fin du monde comme les films de sciences fictions dans un proche avenir.
Si vous souhaitez en découvrir plus sur les technologies de l’intelligence artificielle et découvrir la Silicon Valley là ou les plus grandes avancées sont réalisées. N’hésitez pas à nous contacter pour participer à une de nos Learning Expedition.
Il y a un peu plus d’un mois, BlaBlaCar a confirmé sa levée de fonds de 177 millions d’euros, portant alors sa valorisation à 1,3 milliard. Le leader du covoiturage intègre ainsi le club ultra-sélect des « licornes ». Mais au fait, qui sont-elles ?
La notion, apparue fin 2013, nous vient d’Aileen Lee, fondatrice du fonds d’investissement américain Cowboy Ventures, pour souligner leur rareté. Pour faire partie du club des licornes, ces startups doivent remplir deux critères : être valorisées à plus d’1 milliard de dollars et ne pas être cotées en bourse.
Parmi ces startups figurent quelques trublions qui bousculent l’économie traditionnelle comme Uber, Airbnb ou Snapchat. D’autres ont disparu de la liste au moment de leur introduction en bourse, c’est le cas par exemple des géants du numérique Facebook et Twitter.
Denrées rare, vraiment ?
Les licornes méritent-elles encore leur nom ? Alors qu’elles n’étaient qu’une petite vingtaine en 2013, on en compte aujourd’hui plus de 130 ! Et il en apparaît et disparaît tous les jours au gré des levées de fonds et des dévalorisations.
Grâce au nouveau pactole de BlaBlaCar (jamais une startup française n’avait levé une telle somme), la France retrouve donc enfin une licorne (par le passé, Criteo, désormais cotée en bourse, faisait partie du club). Selon CB Insights, aucune startup française n’est susceptible d’entrer prochainement dans la liste, mais attention, la plateforme de streaming Deezer et la startup toulousaine SigFox sont dans les starting-blocks.