par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | News
Google investit dans les startups européennes la somme colossale de 100 millions de dollars. Un investissement qui n’est pas irréfléchi quand on sait que le géant de Mountain View a déjà racheté de nombreuses startups originaires d’Europe, notamment françaises, pour améliorer ses services et rester compétitif. Un exemple concret a été le rachat de Nest, qui est désormais une filiale du groupe et qui a permis à Google de mettre plus qu’un pied dans le domaine de la domotique.
C’est officiel, Google Ventures s’installe en Europe en ouvrant un fonds d’investissement européen de 100 millions de dollars. Situé à Londres, le siège du fonds d’investissement de Google n’a pas été choisit au hasard. La capitale du Royaume-Uni est en effet une des métropoles les plus dynamiques d’Europe en terme d’innovation, à tel point que certains vont même jusqu’à dire qu’elle rivalise avec la Silicon Valley !
Le siège sera donc dirigé par quatre partenaires qui se disent ravis de travailler avec Google Ventures : Tom Hulme (Directeur design chez Ideo), Eze Vidra (Google Entrepreneur for Europe et Campus London), Peter Read (Business Angel à Farftech) et Avid Larizadeh (responsable de Code.org et co-fondatrice de Bottica).
Google vient chercher l’innovation en Europe
Crée en 2009, Google Ventures avait pour première vocation d’accompagner le développement des startups américaines. En s’installant en Europe, Google compte élargir sa cible et permettre aux meilleures startups européennes de se développer. Bill Marris, managing partner de Google Ventures a expliqué sur le blog officiel de Google :
« Notre objectif est simple : Nous voulons investir dans les meilleures idées des meilleurs entrepreneurs européens, et les aider à donner vie à leurs projets. »
Ce projet n’est pas mis en place uniquement par pur altruisme de la part de Google Ventures. En effet, si le géant de Mountain View décide d’investir une telle somme pour financer les startups européennes, c’est qu’il y voit un incroyable potentiel à exploiter. En facilitant le développement de nouvelles entreprises et technologies innovantes, Google s’offre la possibilité de racheter leurs produits, et ainsi être toujours plus compétitif et conserver sa place de leader sur le marché.
Google Ventures un puissant accélérateur pour startups
Google Ventures est une incroyable opportunité pour les startups ayant la chance de susciter son intérêt. Outre le fait d’obtenir des fonds d’investissement conséquents, ces startups bénéficient également d’un accompagnement technique, ainsi que de conseils concernant les bonnes pratiques à mettre en place en terme de recrutement, de marketing, de conception et de gestion de produit.
Plus de 250 entreprises originaires de différents secteurs d’activité ont déjà eu la chance d’obtenir le soutien de Google pour développer leur entreprise ou leur projet. Aucun détail n’a été donné concernant les secteurs que Google Ventures souhaite privilégier. On peut donc s’attendre à ce que tous les domaines d’activités soient concernés par cette annonce. L’ouverture de ce fonds d’investissement est donc une véritable aubaine pour les jeunes pousses européennes souhaitant obtenir les fonds et l’aide nécessaire pour lancer leur projet !
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Tendances
L’échec fait partie intégrante de la vie d’un entrepreneur. Quelque soit le projet, il est inévitable de se retrouver confronter à des difficultés. C’est dans la faculté de se relever de ses échecs que l’on remarque un entrepreneur sur la voie du succès. Tout est lié à la capacité de la personne à surmonter les obstacles, ne pas baisser les bras aux premières difficultés et savoir apprendre de ses erreurs. Alors pourquoi face à l’échec nous n’avons pas tous cette même façon de réagir ? Il s’agit bien souvent d’une différence de perception, souvent liée à notre culture. L’exemple est frappant lorsqu’on compare la perception de l’échec du point de vue des français avec celle des américains
La France punit l’échec
« Certains échouent après une première tentative. Cela ne doit pas les décourager ni les empêcher de recommencer », c’était en juin 2013, Jean-Marc Ayrault avait annoncé que le fichage des entrepreneurs ayant essuyé une première faillite serait supprimé. Une bonne nouvelle pour les entrepreneurs français, qui face à l’échec n’en menaient pas large.
Pointé du doigt et perçu négativement en France, l’échec est souvent suivit de la cessation d’un projet et l’abandon de toute activité de la part d’un entrepreneur. En effet, en France la peur de l’échec est un véritable frein à l’innovation pour les créateurs en herbes.
Redressement, liquidation judiciaire ou dépôt de bilan, les entrepreneurs sont confrontés à de nombreux risques financiers, qui une fois rencontrés, peuvent les suivre pour le reste de leur vie professionnelle. Les banques françaises deviennent alors réticentes pour fournir un crédit, les investisseurs privés se méfient d’un renouvellement de l’échec … Bref, il y a peu de place pour une seconde chance lorsqu’on est entrepreneur français.
Pourtant ces échecs sont perçus d’une toute autre manière par nos confrères américains, qui voient dans les échecs passés une preuve de maturité, d’expérience, une véritable volonté d’entreprendre et donc une vocation à réussir. Pour les américains, l’échec n’est autre qu’une étape inévitable par laquelle il faut passer pour pouvoir gagner en expérience et évoluer.
La France ne voit pas d’un bon œil l’échec, qui pourtant est une étape comme une autre lors du lancement d’un projet. Souvent perçu comme quelque de négatif et souvent puni, l’échec plane comme une ombre sur la motivation des entrepreneurs. La peur les dissuade parfois de se lancer dans l’aventure, car elle peut vite devenir un enfer social.
« Il n’y a pas de réussite facile, ni d’échec définitifs » Marcel Proust
L’échec synonyme d’expérience
Dans la culture américaine, les échecs traversés par une personne sont souvent associés à une preuve de maturité et d’expérience. L’échec est perçu par les entrepreneurs américains comme un passage obligé dans le processus d’innovation et au cours du lancement d’un projet. Il permet d’apprendre, et d’adapter sa stratégie afin d’éviter de réitérer les erreurs commises par le passé.
« Fail fast, fail often »
Aux Etats-Unis, la meilleure méthode pour mener à bien un projet est la méthode de l’itération. Le principe de l’itération est de se lancer son projet, même si l’on n’est pas 100% sûr de sa réussite. Peu importe l’issue du résultat, le but est de tenter sa chance. Si le projet n’atteint pas les résultats escomptés, il suffit de recommencer en prenant en compte les erreurs commises précédemment. L’itération s’est d’abord développée à travers les méthodes agiles en informatiques, puis s’est popularisée et s’est ancrée dans la culture de l’entrepreneuriat américain.
Si la méthode vous semble abstraite, un exemple concret vous éclairera peut être. Pour les développeurs, le but n’est pas de développer un logiciel parfaitement fonctionnel du premier coup, mais de développer une première version bêta le plus rapidement possible, ce qui leur permettra ensuite de l’améliorer en fonction des retours. C’est l’expérience qu’a tenté un entrepreneur américain souhaitant mettre en place une plateforme de vente flash permettant aux musiciens de vendre leurs musiques à des prix dynamiques. Bien que le concept n’ait pas fonctionné et que la plateforme ait dû être supprimée, l’entrepreneur en question ne perçoit pas uniquement cette faillite, comme un échec définitif et une expérience négative. Il relativise en expliquant qu’elle lui a permis d’apprendre bien plus que durant ses années universitaires et qu’elle a été inestimable en terme d’apprentissage.
« Those who dare to fail miserably can achieve greatly” Robert F. Kennedy
“Ceux qui osent échouer misérablement peuvent accomplir de grandes choses »
Un site web américain a d’ailleurs été crée « FailCon » pour permettre aux startupers du monde entier de parler de leurs expériences et des difficultés qu’ils ont rencontrés lors du lancement de leur projet. Sous forme de conférences, les entrepreneurs peuvent ainsi échanger et se remettre de leurs erreurs, tout en formant les participants afin qu’ils ne commettent pas les mêmes faux pas.
« Failure » un mot à la mode en Silicon Valley
La Silicon Valley est en elle-même une preuve flagrante que l’échec ne devrait pas être une barrière pour ceux qui souhaitent innover. En effet, chaque année un nombre incalculable d’entrepreneurs viennent tenter leur chance dans ce paradis de l’innovation. Un grand nombre d’entre eux échouent chaque année et leurs projets rejoignent le cimetière des startups la Silicon Valley. Cependant certains d’entre eux, après de nombreux essais et échecs surmontés, réussissent à mettre en œuvre l’idée révolutionnaire qui les mène vers la success story tant escomptée
Si vous doutez encore du fait que l’échec puisse être perçu comme une expérience positive ou du moins bénéfique à votre évolution, et mener votre entreprise au succès, découvrez cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=_tjYoKCBYag
Ne voyez plus l’échec comme une situation entièrement négative, mais acceptez-là comme une expérience enrichissante. Découvrez une autre façon d’aborder l’échec à la façon des entrepreneurs américains en planifiant votre voyage dans la Silicon Valley 😉
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Podcast
Une étrange musique flotte au-dessus de San Francisco. Un chuchotement, une brise, qui se faufile parmi les courants et les vents en provenance du Pacifique pour atteindre la ville aux 49 collines. Elle est humble, joyeuse et entrainante comme une chanson des Beach Boys, cette mélodie provient de la ville d’Oakland, de l’autre côté de la baie de San Francisco.
Tout le monde s’accorde à dire qu’une révolution est en cours à Oakland. Ou plutôt que la révolution est dans les gènes d’Oakland, filiation qui remonte aux origines des Black Panthers et des mouvements de contre-culture des années 60.
C’est la capitale officieuse des Anonymous, et du coup, la capitale officielle de l’open-data, de la citoyenneté numérique, de l’éducation aux outils numériques pour les populations défavorisées -généralement les vraies victimes de la fracture technologique-.
De cette alchimie particulière émerge un éco-système d’innovation inédit
Lien pour la lecture améliorée au format Itunes (clique droit – sauvegarder)
Pour comprendre la révolution en marche à Oakland, nous avons interrogé ses principaux protagonistes.
Jack Dorsey, fondateur de Twitter et de Square, Arianne, propriétaire d’une boutique de lifestyle qui vient de fêter sa première année d’existence, et Nicole responsable de l’Open Data pour la ville et de l’accompagnement des start-ups qui se lancent à Oakland.
Réajustez votre béret en arrière, nouez solidement votre bandana autour du cou, et plongez avec nous dans ce monde en mutation. Bonne écoute!
Liens conseillés pour en savoir plus sur le dynamisme d’Oakland:
–vidéo sur le bourgeonnement artistique d’Oakland et le mouvement Occupy Oakland
–10 raisons pour lesquelles Oakland est plus attirante que San Francisco
–classement des meilleurs villes pour les start-up de nouvelles technologies
–pourquoi il fait si bon vivre à Oakland?
–vidéo de présentation de la fameuse « bloc party » d’Oakland
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | News
La première édition des French-American Business Awards s’est déroulée sous le signe de la convivialité, de l’amitié franco-américaine, et de la bonne humeur. L’événement fut un grand succès : plus de 150 participants étaient réunis dans un lieu d’exception, la résidence générale de Fort Mason, qui permettait aux convives d’échanger dans une ambiance chaleureuse tout en observant le brouillard envelopper confortablement la la plage de l’Aquatic Park.

La cérémonie n’eut rien à envier à sa cousine télévisuelle : une Master of Ceremony remarquable en la personne de Sophie Woodville Ducom, chef d’orchestre qui nous a guidés avec un rythme enjoué dans l’alternance des moments de dégustation et ceux de la remise des prix.
Le palmarès a rappelé à tous combien l’esprit d’entreprenariat fleurit sur le terrain de la collaboration franco-américaine. La première catégorie des récompenses était peut-être la plus attendue, puisqu’il s’agissait des « High Tech awards ». La special distinction est revenue à l’équipe de Placecast. Le trophée a été reçu par Anne Bezancon qui a souligné le plaisir d’inscrire son travail de création dans la démarche collective d’une équipe qui a une vision. Dans l’interview après la remise des prix, Anne Bezancon a salué le processus de délibération qui a présidé à la sélection des candidats, le dossier exhaustif à soumettre, et le nombre important des membres du jury, ce qui a impliqué de vraies délibérations. Elle a ensuite rappelé que la Chambre de Commerce est une institution d’entrepreneurs, complètement indépendante de tout soutien public comme on l’oublie souvent, et que c’était donc particulièrement réjouissant que d’être reconnu par ses pairs.
Le Gold Award de la catégorie High Tech a été remis à Criteo. Acceptant la récompense pour Jean-Baptiste Rudelle, Jason Morse a souligné lui aussi le sérieux de la procédure de sélection pour les awards, en plaisantant que la procédure était presque aussi longue que celle de l’obtention de la carte de résident en France.
Pour la catégorie Agribusiness, Gastronomy & Wine Award, les produits du Périgord ont été récompensés avec le special distinction, reçu par le duo dynamique de Fabrique Delices. Sébastien Espinasse, le Vice Président Sales & Marketing, apporte certainement du punch au métier puisqu’il est venu en Californie pour faire un MBA après une carrière de joueur de foot professionnel. La rencontre avec Marc Poinsignon, Président & Co-owner de Fabrique Delices, fut décisive. Oublié le retour en France, Sébastien est toujours là, ça fait maintenant 17 ans.
Le Gold Award de la catégorie revient à Boisset Family Estates, dont le CEO Jean-Charles Boisset a posé pour la première fois le pied sur le sol américain à l’âge de onze ans, accompagnant ses grands-parents, dont la longévité (101 ans pour sa grand-mère, et 87 ans pour son grand-père), a très probablement à voir avec la qualité des produits de leur petit fils. Celui-ci décrit avec des mots éloquents le destin d’amitié profonde qui unit les deux pays, séparés par un océan, mais unis par une appréciation commune de l’élixir des Dieux.
Pour la catégorie Sustainability and Life Science, le prix revient à Fruition Sciences, dont la représentante (Virginie Mercier) salue chaleureusement l’initiative des French-American Business Awards. Vous connaissez l’internet des objets ? Fruition vous présente l’internet des vignes ! Si vous voulez en savoir plus sur ce concept totalement innovant, lisez ci-dessous l’interview réalisée avec Virginie Mercier, Manager Sales & Marketing de Fruition. Enphase Energy a gagné le special distinction.
Enfin, la catégorie Personality of the Year a vu comme distinction: Jean-Baptiste Rudelle (soit le deuxième Gold Award de la soirée pour Criteo) et la Special Distinction pour Renaud Laplanche du Lending Club, qui apporte une innovation remarquée dans le secteur bancaire, avec leur solution de financement en peer-to-peer (plus de 4 milliards de dollars de prêts à leur actif, et 300 millions de dollars d’intérêts pour leurs investisseurs).
Interview d’un laureate du Gold Award, catégorie « Sustainability and Life Sciences » Fruition Sciences
Virginie Mercier, Manager Sales et Marketing
Fruition Sciences, c’est quoi exactement ?
Fruition Sciences apporte de l’intelligence aux vignobles. On aide les vignerons à mieux analyser et comprendre les besoins de leurs vignes en leur apportant des mesures fiables. A l’image d’un médecin qui va faire une série d’analyses pour émettre un diagnostic sur l’état d’un patient et ensuite prendre une décision, le vigneron possède désormais, grâce à Fruition, des outils qui vont l’aider à rendre sa prise de décision plus fiable.
Comment Fruition accompagne les vignerons ?
Fruition connecte la vigne à son environnement climatique, en la synchronisant en temps réel aux stations météo. Ensuite, nous prenons des mesures sur la vigne et le fruit, qui se font à différentes échelles de fréquences. On peut aller jusqu’à installer des capteurs directement sur la vigne pour mesurer en temps réel et en continu les besoins en eau de la vigne. Cela permet au vignoble de répondre à trois questions :
Quelle est la consommation en eau de la vigne ?
A quel moment est-il préférable d’irriguer ?
Quel volume d’eau faut-il appliquer ?
Ce qui compte à la fin pour le vigneron, c’est la qualité de son raisin. Et la plupart du temps économies d’eau et augmentation de la qualité de la production vont de pair. Grâce à notre solution, le vigneron va produire de meilleures grappes et donc produire un meilleur vin tout en respectant les besoins de la vigne et très souvent en économisant des milliers de litres d’eau.
Est-ce que tu peux nous en dire plus sur la vision de Fruition ?
Aujourd’hui, nous sommes principalement dans la viticulture mais on pourrait s’adapter à d’autres secteurs de l’agriculture. C’est dans ce sens que la vision de Fruition Sciences est très forte. On a déjà des résultats époustouflants sur la vigne, mais si l’on démultipliait cela à l’échelle mondiale sur les autres secteurs de l’agriculture, on se rend compte de notre impact potentiel dans un monde où le manque en eau est un problème central et récurrent. Quand on sait que 80% de l’eau potable en Californie est utilisée pour l’agriculture, on sait que l’on a une grosse carte à jouer pour faire changer les choses.
Quel effet cela fait d’avoir gagner le Sustainability and Life Sciences Gold Award ?
On est très heureux. On sait que la compétition ce soir était rude, donc c’est un très bel honneur et on est fier.
Les French American Business Awards sont une excellente initiative : cela montre la volonté de la Chambre de Commerce Franco-Américaine de San Francisco de supporter les initiatives entrepreneuriales et les récompenser. L’entrepreneuriat comporte beaucoup de prise de risque et cela fait du bien d’avoir des moments où l’on est reconnu pour ça, notamment à travers un Award !
Si l’on devait retenir un mot sur Fruition Sciences, que serait-il ?
On est la première vigne connectée. Après « the Internet Of Things », voici « the Internet of Vines » !
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Tendances
Gia Coppola prouve qu’elle est une digne héritière de la fascinante famille hollywoodienne, en nous livrant ce mercredi 11 juin son premier long métrage intitulé « Palo Alto ». Eponyme du recueil de nouvelles de James Franco, le film se déroule dans la ville natale de l’acteur. Entre drogues, alcools, relations parentales parfois compliquées et nouvelles expériences amoureuses, « Palo Alto » nous dévoile les tribulations d’adolescents livrés à eux-mêmes dans la banlieue chic de Californie.
Un synopsis dur, sans chichi, un peu dark …

Le film décrit le spleen d’adolescents enfermés dans la routine de leur banlieue chic de Palo Alto, située au nord de la Silicon Valley. Livrés à eux-mêmes en raison de parents trop souvent absents, les quatre adolescents se cherchent et multiplient expériences à risque et soirées alcoolisées.
Sur le rythme exaltant de la BO composé par Robert Schwarzman en collaboration avec Devonté Hynes (Blood Orange), on retrouve donc Teddy (Jack Kilmer) secrètement amoureux d’April (Emma Roberts), et Fred (Nat Wolff) dont la mauvaise influence va les transporter à travers un dangereux mélange de drogue, alcool et sexe débridé. Quant à Emily (Zoe Levin), elle enchaine les relations sans lendemain avec les garçons du lycée dans l’espoir de trouver un peu d’affection. April, elle, succombe au charme de son entraineur de foot libidineux (James Franco).
Le casting réalisé avec soin par Gia Coppola, est essentiellement composé de filles et fils de, ce qui est une prise de risque pour la réalisatrice sachant que son patronyme crée déjà des a priori. On peut donc voire le jeu du jeune Jack Kilmer, fils de Val Kilmer, qui s’est révélé dans ce film en incarnant Teddy. Emma Roberts qui joue le rôle de la douce April, n’est autre que la nièce de Julia Roberts. Enfin Fred, cet adolescent au tempérament excessif, voire à la limite du sociopathe, est quant à lui campé par Nat Wolff, fils de l’actrice Polly Draper.
Gia a délibérément choisi des acteurs ayant le même âge que ses personnages dans « Palo Alto » afin que le film ait une dimension plus profonde et réaliste et capte les émotions de cette période désenchantée que vivent les adolescents de la banlieue californienne. Le résultat en est surprenant de sincérité.

Gia Coppola sur les traces de ses ainés
A seulement 27 ans, Gia Coppola semble perpétuer la tradition familiale. Petite-fille de Francis Ford Coppola (Dracula, Apocalypse Now, Outsider) et nièce de Sofia Coppola (Virgin Suicides), Gia s’est d’abord fait connaître dans le monde de la mode notamment en réalisant des campagnes de pub, avant de se lancer dans le milieu qui réussit le mieux à sa famille, le cinéma !
Gia s’est d’ailleurs inspirée de sa tante Sofia pour ce premier long métrage. On y retrouve le thème des affres d’une adolescence désœuvrée déjà présent dans « Virgin Suicides ». La cadette de la famille Coppola ne s’en cache pas, elle l’affirme avec fierté et a même été jusqu’à afficher un poster du film réalisé par sa tante dans la chambre de l’héroïne principale de « Palo Alto ».
Gia Coppola ne se perd pas dans une simple imitation du style de ses ainés, mais impose sa propre marque de fabrique avec un style moins gentillet, plus cru, amer même, démontrant ainsi qu’elle mérite sa place dans la dynastie du cinéma hollywoodien.
James Franco, auteur et acteur pour « Palo Alto »
James Franco un des acteurs principaux n’en est pas à son premier teen movie. On avait déjà apprécié son jeu dans « Spring Breakers » film d’Harmony Korine sorti en 2012, dans lequel quatre adolescentes américaines cherchent à participer au Spring Break par tous les moyens. Les thèmes de l’alcool, du sexe et de la drogue liés à l’adolescence y étaient déjà très présents. Cependant, « Palo Alto » n’a pas la même signification pour James Franco, car il s’agit cette fois d’une adaptation d’un recueil de romans inspirés de sa propre adolescence. En effet, l’acteur à lui aussi grandit à Palo Alto, sa ville d’origine.
Découvrez la bande annonce de « Palo Alto ». Je vous le recommande.