Et si vous deveniez fournisseur officiel d’une start up?

Et si vous deveniez fournisseur officiel d’une start up?

Et si vous deveniez fournisseur officiel d’une start up ?



La malbouffe, en Silicon Valley, on ne connaît pas. Dernière tendance à la monde chez les producteurs locaux? Intoduire leurs produits bio au coeur des start-up. 

Nombre d’entreprises de la Vallée fournissent aujourd’hui un – voire trois – repas à leurs collaborateurs, pour qui il est désormais inutile de sortir du bureau pour s’alimenter. Pas très fair play pour les très nombreux food trucks – camions aménagés pour la vente de nourriture – qui ont pullulé ces dernières années dans les zones les plus peuplées en jeunes pousses.

Le Financial Times rapporte, dans un article intitulé ‘A byte to eat in the Valley‘, l’épopée de producteurs bien décidés à forcer les portes des start-up de la région.

D’un côté, des enseignes comme Bandar Foods se mettent à sponsoriser les hackatons – marathons de programmation informatique très courus – en distribuant des repas. De l’autre, des trucks se garent aux alentours des grands noms de la Vallée (Google, eBay, Facebook) histoire d’être au plus près de leur clientèle aisée. La commande se passe forcément en ligne – pourquoi pas via Twitter ou Facebook?

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Des séances de dégustation sont même organisées dans les entreprises pour que les salariés prennent goût à la nourriture et la réclament dans leur cantine, voire sous forme de parniers gourmands/gourmets durant les réunions. Chaque année, les 30.000 collaborateurs de Google à Mountain View sont gagnés par une exposition interne d’aliments. Une occasion unique pour producteurs et restaurateurs d’entrer dans l’enceinte prestigieuse du 1600 Amphitheatre Parkway. Le chocolatier Tcho a ainsi été adopté par Google sous pression de ses employés. Sa recette: tester des produits auprès des consommateurs en adoptant leur langage. Des éditions bêta des chocolats sont ainsi distribuées, avec la même démarche qu’un logiciel: développer, éduquer, écouter, corriger, finaliser, recommencer. 

 

Une carte à jouer pour les restaurateurs français installés dans la Baie, où les produits organic (bio) sont devenus la règle et où l’économie s’organise à tous les échelons! ZeroCater.com s’occupe des commandes et vous livre n’importe où dans la Vallée, quel que soit le nombre de convives. Le blog collaboratif SVFoodTrucks déniche les nouveaux trucks aux quatre coins de la Silicon Valley. S’y trouver est bon pour le business.

Pendant ce temps à l’autre bout du monde… La France renvoie l’ascenseur. Cantine California sert à Paris des classiques californiens préparés avec viandes et produits bio issus de producteurs français.

Pheed, the beast

Pheed, the beast

A la croisée des différents leaders du web social (Facebook, Twitter, YouTube, etc..), on trouve le dernier né, Pheed. Sur le baromètre des réseaux sociaux qui ont le plus le vent en poupe en ce moment, la plateforme sociale, basée à Los Angeles, tient la dragée haute. Une première place sur l’AppStore dans la catégorie des réseaux sociaux et des articles flatteurs dans la presse spécialisée, Pheed –le flux, en français- pourrait rapidement se retrouver dans votre barre de favoris.

Mais que trouve t’on dans le ventre de la bête ?

logo du l'entreprise pheed

A peu près tout. Pheed est une plateforme unique pour toute forme de contenu digital : du texte, des photos, des clips audio, de la vidéo et de la diffusion vidéo en direct. Il n’y a donc pas de limites à ce que vous pouvez partager, et ce d’autant plus qu’il n’y a pas de restrictions de poids de fichier (sauf pour les vidéos, qui sont bornées à 4h). Concernant la diffusion live, le panel de possibilité est vaste, puisque vous pouvez diffuser un concert depuis votre garage ou votre dernier spectacle de stand-up depuis votre cuisine depuis votre cuisine.

Là où Pheed se distingue de la concurrence, tant en terme de key feature que de philosophie, c’est qu’il offre la possibilité aux créateurs de contenu de faire payer l’accès à celui-ci. Deux formules sont proposées : soit l’utilisateur paie l’accès à la pièce (les tarifs pratiqués allant de 1,49$ à 34,99$), soit il peut s’abonner avec une souscription mensuelle à une chaîne. L’idée qui affleure derrière ce procédé est que si les producteurs de contenu peuvent se rémunérer sur leurs créations, ils vont produire du contenu de meilleure qualité. Pour le CEO et co-fondateur de Pheed OD.Kobo, les réseaux sociaux souffrent actuellement d’être un grand brouhaha où s’opère un nivellement par le bas de la qualité des productions, étant donné qu’elles bénéficient de la même mise en valeur que les œuvres de piètre qualité. C’est pourquoi depuis son lancement, Pheed est très populaire auprès des créateurs, en leur proposant un espace valorisant leur travaille.

Un départ qui détonne

Pheed a attiré l’attention des média avec une stratégie de lancement extrêmement efficace. En s’assurant la promotion de leur plateforme auprès de 200 influenceurs tels que Paris Hilton ou David Guetta, le réseau social a immédiatement aspiré de nombreux utilisateurs de Twitter, et en particulier des adolescents, qui constituent désormais la grande majorité des personnes présentes sur Pheed. Celles-ci ont été notamment redirigées par des adolescents très influents sur le réseau social au moineau bleu, comme Acacia Brinley, qui compte plus de 118.000 followers.

Mais c’est aussi le business model qui a étonné. Comme Pheed perçoit la moitié des revenus générés par la vente de contenus, l’entreprise tire des entrées d’argent substantielles et rapides, ce qui lui permet de ne pas baser son développement sur des investissements extérieurs ou sur de la publicité. A l’inverse d’autres start-ups qui cherchent à grossir d’abord, et générer des revenus ensuite, Pheed cherche à faire les deux de pair. Elle peut ainsi s’acquitter des frais liés à l’achat de bande passent et au stockage des données.Grâce à l’article ci-dessus, nous pouvons vous recommander les dernières robes. Achetez des robes dans une variété de longueurs, de couleurs et de styles pour chaque occasion de vos marques préférées.

Dans la bataille des réseaux sociaux (dont semble actuellement pâtir Google + et Myspace), le petit nouveau Pheed pourrait bien tirer son épingle du jeu. La start-up californienne sera en tout cas un des acteurs du web à surveiller en 2013.

Obama veut un visa pour les créateurs de start ups

Obama veut un visa pour les créateurs de start ups

 Obama veut un visa pour les créateurs de start ups

Plus question de voir les étudiants étrangers quitter les Etats-Unis pour fonder des entreprises à haute valeur technologique dans leur pays d’origine. Obama en appelle à un visa « start up ».


Aujourd’hui, dans la Silicon Valley, selon un rapport de la Kauffman Foundation, 52% des start-ups sont fondées par des immigrants. En 2011, les entreprises spécialisées dans l’engineering et la technologie aux Etats-Unis ont employé 560.000 personnes pour des revenus de 63 milliards de dollars.

Obama Participates In LinkedIn Town Hall

Début 2012, des éminences de la Vallée ont appelé le futur Président à se prononcer en faveur d’un « Startup Act 2.0« . Et ils semblent avoir été entendus. Lors d’une discours prononcé à Las Vegas il y a quelques jours, le Président Obama s’est en effet prononcé en faveur de la création d’un visa pour start-ups. L’information était rapportée fin janvier par le Huffington Post et a été reprise le 12 février par le Wall Street Journal.

Moins de contrainte pour les étrangers

S’il existe déjà une forme de visa adaptée aux investisseurs (E1-E2). L’objectif semble ici de permettre à des jeunes entrepreneurs de lancer une activité sur le territoire américain sans devoir procéder à un investissement colossal au début de leur carrière. En appuyant la création d’un nouveau visa adapté, la Maison Blanche semble vouloir faciliter l’implantation aux Etats-Unis de jeunes entrepreneurs en leur accordant une autorisation de vivre sur le territoire américain, à condition que l’entreprise génère un certain niveau d’activité et emploie des salariés américains. Le business prospère? Les porteurs de projets disposeraient alors d’une autorisation de résidence permanente aux Etats-Unis pour accompagner leur développement.

Ce n’est pas la première fois que le projet de loi est sur la table. Il a été présenté en 2012 par un groupe de sénateurs, mais n’a pas été suivi. Les opposants à l’octroi de ce nouveau visa de travail temporaire estiment qu’une telle ouverture viendrait encourager les immigrants à « prendre leur travail à des Américains capables », « faire baisser les niveaux de revenus » et « décourager les étudiants américains de se lancer dans une carrière au coeur des secteurs technologiques ».

Le maire de New-York en accord avec le président

Faux, rétorque Michael Bloomberg ! Le Maire de New-York, co-fondateur du « Partnership For A New American Economy », a salué l’initiative du Président pour « moderniser le système d’immigration », un mouvement de nature à « faire croître l’économie en y attirant les talents de demain ». Il faut dire que la fuite des cerveaux est en marche. De nombreux étudiants se voient ainsi obligés de retourner dans leur pays d’origine après leurs études dans les universités américaines. Principalement en raison des difficultés que représente l’obtention d’un visa.

Lors de son discours, le Président a pris l’exemple de Michel Krieger, un étudiant brésilien resté sur le sol américain. Il a fondé… Instagram.

Yelp veut que ça brille

Yelp veut que ça brille

Yelp veut que ça brille


Le très populaire site de critiques de restaurants et de commerces de proximité Yelp a annoncé l’intégration des scores des évaluations d’hygiène menées par la ville sur la fiche des restaurants. Censé rassurer et informer les consommateurs, il répond à cette question qui taraude bien plus les américains, que nous Français : « Se peut-il que je sois malade après avoir mangé dans cet établissement ? »

logo de yelp en silicon valley

Décidément, vu depuis l’autre côté de l’Atlantique, l’actualité française est parcourue de références liées à la nourriture et à la santé publique. Des pains au chocolat aux lasagnes à la viande de cheval, on s’interroge beaucoup sur des problèmes culinaires. La question de la transparence notamment agite bien des neurones en France actuellement.

Mais qu’est-ce qu’on en dit depuis la Silicon Valley ?

Bien plus à cheval que nous sur la transparence et l’hygiène, les San Franciscains sont en passe de pouvoir s’appuyer sur un nouvel outil pour choisir leur restaurant. Ce ne seront plus seulement le rouge des tomates ou l’imagination des chefs, mais aussi l’examen de la propreté des lieux qui vont entrer en compte.

Des scores d’hygiènes pour évaluer les établissements de santé ?

Non, plus pour comparer les restaurants. La mission de Yelp est d’aider les gens à trouver des business locaux et de délivrer l’information la plus utile possible à ces derniers. Qu’il s’agisse de l’épilation à la cire brésilienne la moins douloureuse, du réparateur le plus à même de débloquer votre IPhone, voire de la station service avec l’accueil le plus chaleureux, Yelp (qui vient de dépasser la barre des 100 millions de visiteurs uniques pour la première fois en janvier 2013) offre la possibilité de donner son avis sur tout. Dans cette optique et pour apporter un supplément d’informations à ses utilisateurs, Yelp vient d’intégrer des scores d’hygiène pour les restaurants de San Francisco.

Ce procédé sera bientôt élargi à la ville de New York.

Les scores d’hygiène évalués sur 100 points, sont basés sur les données d’inspection de la ville. Yelp travaille en effet main dans la main avec les départements de technologie des villes de San Francisco et de New York pour collecter et ajouter ces informations dans sa base de données.

En cliquant sur ce score, s’affichent le détail des manquements à la chartre et les dates des inspections précédentes.

Yelp utilise en fait des données qui sont produites depuis longtemps. Le twist vient de ce qu’elles sont désormais accessibles, et donc exploitables par les entreprises.

photo illustrant l'utilisation de application yelp

Tout ça est très beau, fantasque ou awesome comme toujours avec les Américains, mais, ça consiste en quoi, au juste l’évaluation de la salubrité d’un restaurant en Californie ? Les inspecteurs se concentrent sur ce qui peut être facilement vérifié, tels que la température du réfrigérateur, la propreté des sols et des comptoirs ou encore si les cafards et les souris ont élu domicile dans le garde-manger.

Une application simple et efficace de l’Open Data

Au delà du simple intérêt pour les utilisateurs de Yelp, cette démarche est intéressante en tant qu’elle marque une nouvelle étape dans l’exploitation des données publiques.  Il s’agit de rendre l’énorme quantité d’informations sur la santé détenue par les pouvoirs publics plus accessible au public. L’utilisation de l’open data trouve ici une de ses réalisations les plus pertinentes. Et les résultats suivent.

D’après une étude de l’industrie de la restauration de Los Angeles, quand les consommateurs ont accès aux scores d’hygiène des restaurants, le nombre d’hospitalisations dues à des intoxications alimentaires chute. Cette étude montre également que des scores en évidence sur la devanture du restaurant engagent les concurrents à améliorer leurs pratiques

Les critiques

Génial! Génial? Il y a quand même quelques bémols.

D’abord les inspections en elle-même n’offrent qu’un vague aperçu du risque réel de contamination alimentaire. Les lieux évalués sont souvent ouverts 365 jours par an, 12 heures par jour et dès lors, une inspection de deux heures ne sera qu’un snapshot et la pertinence de l’extrapoler sur l’ensemble de l’activité est très faible. Ensuite, les standards utilisés ne reflètent que la société dans laquelle ils s’exercent.

Ce n’est strictement qu’une projection de ce qui est hygiénique d’un point de vue américain ou a fortiori San Franciscains. La peur de la contamination par bactéries est bien plus forte et même entre amis, il est impensable de partager sa cuillère pour déguster un sorbet!

Et puis surtout, les facteurs de maladie qui visent à être combattus par ce procédé n’ont pas forcément grand chose à voir avec les maladies qui peuvent être effectivement transmises dans des restaurants. Il est fort probable que de toutes les variables mesurées aucune n’ai autant de pertinence dans l’évaluation de la salubrité d’un restaurant que la propreté des mains des employés.

Une extension prochaine aux hôtels

Bien que les notes d’hygiène soient insuffisantes, elles ont indéniablement rendu les restaurants plus propres, et les usagés plus vigilants. Et si cette pratique a si bien fonctionné pour les restaurants, Yelp va probablement étendre prochainement le dispositif à d’autres secteurs, tels que l’hôtellerie. Et nul doute que cette innovation arrivera en France avant le prochain printemps.

Alors, peut-être que les kebabs de la Place Clichy à la propreté parfois discutable feront bientôt le saut hygiénique…