par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Innovation
Un nouveau projet affole les « bakers » sur Kickstarter : Sense, un capteur innovant permettant de trouver le sommeil plus facilement. Sous forme d’une petite sphère, Sense combine les données liées à votre organisme ainsi que les données liées à l’environnement de votre chambre, pour s’adapter au mieux à vos besoins et vous fournir un sommeil aussi profond que celui de la Belle au bois dormant.
Lancé depuis à peine quelques jours, le projet a déjà récolté plus de 700,000 dollars sur la plateforme américaine Kickstarter, ce qui se trouve être une somme bien plus élevée que la somme espérée. Un véritable succès pour l’équipe de Sense qui avait pour but premier de récolter la somme de 100,000 dollars en un mois. Le projet séduit les « bakers » de la Silicon Valley, qui y voit un moyen de régler leurs problèmes de sommeil.
La startup qui prend soin de votre sommeil
A l’origine de ce projet, il y a la startup Hello dont les locaux se trouve à San Francisco, au cœur de la Silicon Valley. Contrairement à de nombreuses autres entreprises se concentrant sur le développement de logiciels innovants, l’équipe de la startup californienne est constituée d’un mix d’experts en développement de logiciels, de designers, d’ingénieurs… C’est grâce à cet ensemble homogène de compétences que l’équipe d’Hello a pu mettre au point un produit aussi précis et performant que Sense.
Sense se différencie des autres appareils permettant d’analyser et d’améliorer son sommeil. Ici, le produit n’étudie pas uniquement les données liées à votre corps, mais également à son environnement dans la chambre. Pour cela le produit prend la forme de deux capteurs : un petit que l’on place sous son oreiller, et un plus gros à placer sur votre table de chevet. Le premier analyse toutes les données liées à votre corps et le second détecte toutes les informations relatives à l’environnement de votre chambre, grâce à un thermomètre, un capteur d’humidité, un détecteur de lumière et un microphone. Les données sont ensuite envoyées à votre smartphone via une application qui va regrouper toutes ses données pour mesurer la qualité de votre sommeil et vous permettre de l’améliorer.
Sense se fond dans votre environnement
Sense se veut le moins intrusif possible dans votre environnement. Une particularité qui a certainement contribué à séduire un grand nombre d’investisseurs.
Les ingénieurs de Sense ont également fait en sorte que le produit soit extrêmement résistant afin d’assurer une durer de vie plus importante que la majorité des produits de haute technologie que nous retrouvons aujourd’hui sur le marché.
Nous à Silicon-Valley.fr on a été séduit ! Et vous, qu’en pensez-vous ?
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Tendances
Stress au boulot, beaucoup trop d’emails à traiter… Une journée passée la tête dans le guidon. Même pas le temps de prendre un café. A qui cela n’est jamais arrivé ? Y-a-t-il de la place pour la paresse en Silicon Valley ? Ingrid Vierne s’est posée la question et cette semaine sur Silicon-Valley.fr, nous vous proposons de découvrir ce projet surprenant qui pense à nous entrepreneurs, innovateurs, travailleurs acharnés.
Ingrid Vierne pour vous servir !
Je m’appelle Ingrid, je suis une maman française de deux enfants de 3 et 5 ans. J’ai un background de finance et de business development à l’étranger.
Paresse Café Quézaquo ?
Paresse Café est le premier café hamac des Etats-Unis. Il servira des fruits et légumes crus et présentés en Art Food. Il sera aussi le premier café « plant based » à être un lieu de récupération des légumes achetés directement auprès des agriculteurs bios locaux. L’atmosphere sera volontairement zen, une sorte d’oasis en ville, afin de remettre à l’honneur un moment de détente, de connection avec sa créativité, un endroit où l’on prendra le temps de parler, le temps pour soi, le temps d’être, tout simplement.
Paresse Café : pourquoi, comment ?
C’était un mardi. Après une journée noire comme on en connait tous : stress au travail, des tonnes d’emails non lus, des dossiers à rendre pour la veille, la maison en bazar, les enfants qui crient, et les courses à faire…. Bref, j’ai juste eu envie de faire une pause et de partir à Tahiti pour un weekend ! Mais pas le temps car il y a trop de choses à faire. J’ai simplement dit à mon mari : « ce serait chouette s’il y avait un café qui me permette de m’évader un petit peu et paresser une heure! Je reviendrais pleine d’énergie comme après des vacances exotiques ! » Comme cela n’existait pas, j’ai décidé de le créer !
Des moments clés ? Du positif ? Du négatif ?
Moments clés positifs : le premier partenariat => c’est galvanisant de convaincre un partenaire de sa vision. Le retour positif de professionnels sur le business plan.
Moments clés négatifs : la prise de conscience des limites exogènes (le manque de temps, les aléas de la vie de famille).
Et ta French Touch dans tout ça ?
La French Touch est un plus à condition de l’user avec parcimonie et à bon escient et surtout… avec prudence car le pas peut être vite passé entre admiration des français (élégance, gastronomie) et agacement (hautain, prétentieux) !
La France en porteuse de projets innovants ?
La France m’apparaît trop frileuse pour les idées réellement novatrices. L’exportation est difficile car il nous manque le réseau et la nationalité (un emprunt quand on arrive aux USA est quasiment impossible). Donc on se sent un peu entre deux chaises.
Silicon Valley = innovation = vivier de start-up = opportunités ?
Bien sûr mais un vivier de start-up est aussi un vivier de concurrence ! Il faut y avoir un réseau sinon il faut compter beaucoup de temps pour en construire un.
L’évolution de ton Paresse Café ?
Pour le moment, mener à bien le crowdfunding et trouver un investisseur privé. Tout le reste du projet est ficelé. Comme de partout, l’argent est le nerf de la guerre !
Une start-up à suivre et à interviewer ?
La mienne bien sûr ! Sinon, Adore Me à New York qui vise à concurrencer Victoria’s secret
Le mot de la fin t’appartient !
Si tout ce qu’il a fallu à Newton pour inventer la gravité, c’est une petite pause sous un pommier, imaginez ce que vous ferez après une pause dans un hamac au Paresse Café ! Soutenez notre projet !
Vous pouvez également retrouver toute l’actu de Paresse Café sur Twitter : @Paressecafe
Si cette interview vous a plus et que vous souhaitez vous aussi être publié sur Silicon-Valley.fr, 5 lignes suffisent. Pitchez-nous, inspirez-nous et vous serez peut-être le prochain. Cette rubrique est faite pour vous alors, profitez-en ! Par ici vos pitchs !
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Innovation
Cette semaine chez Silicon-Valley.fr, nous avons rencontré Raphaël Dardek, jeune entrepreneur, fraichement arrivé sur San Francisco et qui souhaite révolutionner le monde du voyage et de l’échange de devises entre particuliers. Lui et son équipe se sont donnés 3 mois pour lever des fonds et propulser Weeleo !
Raphaël Dardek, jeune start-uper, mais encore ?
J’ai fait un master 2 en entrepreneuriat et innovation, ce qui m’a permis d’apprendre la base du commerce, du management et de la création d’entreprise. J’ai ensuite travaillé pendant 2 ans chez Thales en marketing, puis en gestion de projet. J’ai aussi toujours été passionné par l’univers du digital et de la tech. J’ai très rapidement choisi de créer ma start-up dans ce secteur.
Weeleo, Quézako ?
Nous voyageons régulièrement dans des pays étrangers et nous échangeons nos devises dans des bureaux de change. Nous perdons de 3 à 25 % de frais pour un simple service. De plus, nous retournons très souvent avec des devises étrangères chez nous, car ces bureaux de change ne reprennent généralement pas notre petite monnaie. C’est dans l’optique de répondre à ce problème qu’est né Weeleo. Weeleo est la toute première solution, qui permet de mettre en relation des particuliers dans le but d’échanger des devises de main à main, au taux du jour et gratuitement. Weeleo est aussi une plateforme communautaire pour se passer des bons plans entre voyageurs.
Comment t’est venue l’idée de ce projet ?
L’idée m’est venue après un séjour universitaire à Seoul. Le campus m’a rendu la caution de mon logement en Won Coréens. Un de mes amis m’a ensuite proposé de me les reprendre au taux du jour. Je n’ai pas saisi son offre et j’ai fini par les échanger dans un bureau de change. J’ai ainsi perdu plus de 100€.
Des moments clés de la naissance de ta startup (positifs et négatifs) ?
Nous avons surtout passé des moments positifs : notre premier pitch au palais impérial de Vienne, le lancement de notre application, nos premiers utilisateurs, notre entrée chez Paris Incubateurs, notre sélection pour un programme d’accélération à San Francisco… Les petits côtés négatifs sont très vites effacés.
Et la French Touch dans ton/votre aventure Californienne à toi et ton équipe ?
Je pense qu’elle se développe beaucoup en France et qu’il y a encore énormément à faire. Il faut encore changer les mentalités à beaucoup de niveaux. La French Touch est cependant très présente à l’étranger et notamment à San Francisco. C’est un véritable atout dans cette ville composée de plus de 60 000 Français.
France et innovation, mythe ou réalité pour toi ?
Je pense que la France représente un véritable levier pour la création d’entreprise. Il existe une multitude d’aides pour les jeunes entrepreneurs qui se lancent. Il est très difficile de trouver l’équivalent à l’étranger. Cependant, l’écosystème Français manque encore de flexibilité sur plusieurs niveaux, ce qui est notamment peu favorable pour attirer des capitaux dans notre pays.
Silicon Valley = innovation, penses-tu que c’est toujours le cas ?
Je pense en effet que c’est toujours le cas. Ici les « success stories » sont très nombreuses. Il est donc plus facile de rencontrer des acteurs influents du monde des start-up. Les gens restent simples et disponibles. Les capitaux y sont beaucoup plus important, ainsi que les opportunités de développement. De mon point de vue, il s’agit toujours de la principale destination pour développer sa start-up, même si aujourd’hui la ville de New York devient de plus en plus présente et intéressante.
Le Futur de Weeleo, c’est comment ?
Nous souhaitons très rapidement nous développer sur le territoire américain mais aussi dans de nombreux autres pays. Notre principal objectif est d’agrandir notre communauté internationale.
Une start-up à suivre selon ?
Je crois beaucoup au potentiel des start-up dans l’économie collaborative comme Blablacar ou Drivy.
Un dernier mot pour nos lecteurs ?
Change the way you travel and use Weeleo 😉
Si cette interview vous a plus et que vous souhaitez vous aussi être publié sur Silicon-Valley.fr, 5 lignes suffisent. Pitchez-nous, inspirez-nous et vous serez peut-être le prochain. Cette rubrique est faite pour vous alors, profitez-en ! Par ici vos pitchs !
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Tendances
Plus que nulle part ailleurs, vous verrez à San Francisco la population locale cramponnée à son smartphone. Ce phénomène n’est pas nouveau, certes, mais l’usage de ce médium – lui – est en pleine évolution. A l’heure où tout le monde ne parle que de communauté, de partage, de social shopping / gaming / marketing, quelques signaux faibles attestent pourtant qu’un virage s’amorce.
Il suffit de regarder le phénomène Facebook pour s’en convaincre. Géant occidental des réseaux sociaux, le monstre est en pleine mue. Comble du hype il y a quelques années, le site de Zuckerberg semble peu à peu se métamorphoser en version modernisée des Pages Jaunes du passé : il faut y être ,oui, mais cela n’a plus rien de « cool ». Le mastodonte a bien évidemment pâti de son succès : auparavant apanage d’une jeunesse branchée, il est aujourd’hui la chose du monde la mieux (qualificatif à questionner !) partagée. Entendez par là que tout le monde y est. Dès lors, les enjeux changent : avec grand-mère, un collègue ou un(e) ex dans vos « amis », la spontanéité n’est plus nécessairement de mise.
Et c’est bien là que les choses se jouent. L’authenticité et le naturel sur ces réseaux sociaux ont toujours été questionnés : les profils sont plus fantasmés que réels, et les photos paradisiaques de vacances sont largement prédominantes sur celles de soirées déprime en pyjama.
Or, cette sincérité semble commencer à cruellement manquer. La volonté d’être soi-même et de s’affranchir d’un carcan social pointe son nez. D’où le succès d’applications comme Snapchat, Blink ou Whisper. Ces nouvelles plateformes jouent sur le désir naissant d’exprimer un ressenti sincère et ponctuel, une idée, sans peur de l’image renvoyée. Car c’est là que tout bascule : sur cette notion d’image, de réputation, d’identité. Ainsi, Whisper s’apparente à une catharsis moderne, une sorte de confessionnal du XXIème siècle : la prise de parole anonyme encourage les membres à révéler un secret, une angoisse, une pensée…
Cette tendance vers l’anonymat interpelle dans la mesure où elle s’apparente presque à un retour en arrière : rappelez-vous aux début d’Internet, qui ne s’était pas créé un pseudo ridicule pour participer à des salles de « chat » diverses et variées? Facebook avait alors marqué une révolution en mettant fin à cette ère des pseudos pour relier des identités réelles à des expressions numériques. Aujourd’hui, pour être absolument moderne, il faut peut-être remettre les masques finalement…
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Tendances
Prévu pour être fonctionnel cet été 2014, le projet Blueseed ne semble pas être en mesure d’atteindre ses objectifs de timing. Le bateau pirate, ayant pour but de résoudre le problème d’immigration que rencontre la Silicon Valley, est confronté à des problèmes de financement. L’investissement de lancement étant proportionnel à l’envergure du projet, ses fondateurs peine à rassembler la somme requise.
Le projet Blueseed toujours en cours depuis 2011
Débuté en 2011, le projet Blueseed devait être mis à l’eau à l’approche de cet été 2014, mais son lancement ne cesse d’être retardé. La raison de ce retard est due à un besoin en fonds d’investissement gargantuesque. Pour commencer sa construction, la somme de départ requise est en effet de 30 millions de dollars. Pour faciliter l’investissement, les fondateurs de Blueseed, Dario Mutabdzija et Max Marty ont d’ailleurs décidé depuis peu d’accepter les versements en bitcoins, la nouvelle monnaie numérique de la Silicon Valley.

Blueseed tente de séduire les géants de la Silicon Valley
Malgré les risques que le projet n’aboutisse jamais, les géants de la Silicon Valley se penchent tout de même sur le projet. Ils y voient une opportunité de recruter des ingénieurs étrangers hautement qualifiés et n’auraient pas à se préoccuper des lois instaurées pour limiter l’immigration en Silicon Valley. D’après le journal local de San Jose, le « San Jose Mercury News », des investisseurs tels que Mike Maples de Floodgate et Trevor Kienzle de Correlation Ventures auraient versé des fonds d’un montant de 300 000 dollars.
La réforme contre l’immigration, favorise la poursuite du projet
Attendue avec impatience par l’écosystème de la Silicon Valley, la réforme concernant l’immigration a enfin été actée, et elle reste défavorable aux travailleurs étrangers hautement qualifiés. Le président Obama a en effet annoncé ce lundi 30 juin 2014 qu’il n’y aurait pas de mesure prise en faveur de l’immigration en Silicon Valley. Cette annonce va donc profiter au projet Blueseed et va permettre à ses fondateurs de continuer leurs levées de fonds auprès des géants du web.
Cependant la précarité de ces changements conjoncturels risque également d’affecter la confiance des investisseurs dans le projet et de nuire aux investissements.