Différencier Réalité Augmentée et Réalité Virtuelle

Différencier Réalité Augmentée et Réalité Virtuelle

Différencier Réalité Augmentée et Réalité Virtuelle.

Vous avez certainement déjà entendu ces deux termes. Ils sont assez semblables et pourtant il s’agit de deux technologies différentes. La réalité augmentée et la réalité virtuelle.

Savoir faire la différence entre réalité augmentée et réalité virtuelle

La réalité augmentée (Augmented Reality)


Premièrement, la réalité augmentée. Elle va être une technologie ou l’on va ajouter des éléments virtuels à la réalité via une interface comme par exemple une tablette, un smartphone ou encore des lunettes. Cela va contribuer à avoir une nouvelle perception du réel avec des informations ou des objets supplémentaires. La réalité augmentée va se compléter avec le réel.

Prenons plusieurs échelons dans la sophistication de la réalité augmentée.

Le niveau le plus simple que l’on retrouve dans nos applications :

Pokemon Go Realité augmentée

Vous avez surement entendu parler de l’application Pokémon Go qui a fait un véritable buzz il a plusieurs mois. Cette application qui mêle la réalité au virtuel permettait d’afficher les Pokémons comme s’ils étaient réels via nos smartphones.

L’application Snapchat dispose également de réalité augmentée assez simple dans son application. C’est notamment le cas avec les Bitmojis qui peuvent désormais s’animer en 3D en fonction de la réalité que l’écran film.

Un niveau un peu plus complexe de réalité augmentée va être par exemple les lunettes connectées.

En 2013, Google lance depuis son siège de Mountain View en Silicon Valley ses lunettes connectées, les Google Glass. Les Google Glass sont une paire de lunettes en réalité augmentée. Ces lunettes permettaient d’afficher et d’envoyer des messages, de prendre des photos, de faire des traductions, etc. Ou des utilisations plus particulières comme pour le sport avec un affichage du rythme cardiaque, de la distance parcourue ou de sa vitesse. Elles fonctionnaient principalement avec des applications Android. Pourquoi utiliser le passé, car elles ne sont plus commercialisées. Google est toutefois revenu avec un nouveau casque de réalité augmentée.

Le Magic Leap One est le nouveau casque de réalité augmentée la start-up Magic Leap soutenue par Google. Il est aujourd’hui disponible dans quelques villes des Etats-Unis dont San Francisco à un prix avoisinant les 2 000€ (2295$) depuis le début du mois d’aout. Toutefois le casque n’est pas vraiment destiné au grand public mais plutôt aux développeurs. Il permet de créer en temps réel des objets virtuels en réalité augmentée. Le casque détecte l’ensemble des objets réels dans le champ de vision de son porteur. Puis permet de créer des objets qui s’adaptent en fonction du réel. Le son est également de la partie. Voici une vidéo que l’entreprise a posté il y a quelques semaines :


Extrait Magic Leap One

De nombreux domaines d’application.

Tablette dans l'apple park visitor en Silicon valley Apple Park Cupertico

Cette année lors d’une de nos Learning Expeditions, nos participants, ont pu tester la réalité augmentée avec un Ipad au sein du musée de Google à quelques mètres du siège social de la firme américaine. Comme on peut le voir sur notre cliché, dans la réalité on voit la forme l’Apple Park en bois et sur la tablette nous avons les plans en 3D du siège social d’Apple.

Cette technologie a longtemps été sous développée à cause de son format. En effet, il fallait l’accompagner d’un ordinateur pour obtenir des résultats. La miniaturisation, l’allègement et l’amélioration des performances électroniques permettent de rendre la réalité augmentée plus ergonomique et donc plus accessible.

Les domaines d’application sont très nombreux pour la réalité augmentée. On peut la retrouver dans les musées, châteaux, parcs, zoos, etc … Pour donner des informations supplémentaires aux visiteurs durant sa visite. Mais également dans le domaine de l’architecture, du design, de la mode, dans l’éducation, la navigation, la médecine et encore bien d’autres.

La réalité virtuelle (Virtual Reality)


Maintenant que nous avons vu la définition et quelques exemples de la réalité augmentée, passons maintenant à la réalité virtuelle.

Ainsi dans la réalité virtuelle, on ne va pas compléter la réalité avec des informations mais créer un monde artificiellement simulant notre réalité ou un monde extraordinaire à l’aide de logiciels. On retrouve beaucoup cette technologie dans les jeux vidéo avec les casques de réalité virtuelle. Ainsi le ou les joueurs se retrouvent en immersion totale dans une monde virtuel. On parle de réalité virtuelle ou de VR (Virtual Reality).

casque de réalité virtuelle

L’une des premières sociétés à avoir développé cette technologie est Oculus Rift. La société a été rachetée par Facebook pour environ 3 milliards de dollars en mars 2014, soit deux ans après sa création.

Cette technologie est également utile dans tout ce qu’est lié à la simulation. Pour, par exemple visiter une maison avant sa construction, essayer une voiture ou pourquoi pas voyager et être là aussi en immersion totale avec image et son dans une autre réalité. La réalité virtuelle est également de plus en plus utilisée en tant qu’attractions.

Elle est également présente dans la publicité ou delà de l’expérience pour ceux qui peuvent la tester. C’est aussi montrer ce que peuvent ressentir les personnes qui ont vécu l’expérience et donc créer une émotion pour ceux qui regardent la publicité.

Là aussi de nombreuses entreprises se positionnement sur la réalité virtuelle, on retrouve bien sur Google et Facebook cités précédemment mais aussi Microsoft et Apple qui a vraisemblablement un projet pour 2020. Il y a également HP dont nous avons visité les locaux lors de notre dernière session. Avec son casque muni d’un sac à dos pour augmenter la puissance de la réalité virtuelle.

Découvrir ces technologies et les innovations de ce secteur.

Pour découvrir ces nouvelles technologies et les innovations dans ce secteur d’activité, il y a deux grands salons. Le premier en France Virtuality et le second à Las Vegas le CES.

Nous proposons également une Learning Expedition spéciale pour le CES, sur une semaine avec une découverte de la Silicon Valley puis plusieurs jours au CES de Las Vegas. Si vous êtes intéressé, vous pouvez consulter notre site ou directement demander des informations via l’espace contact du site.


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Nos voitures de demain, les voitures autonomes ?

Nos voitures de demain, les voitures autonomes ?

Nos voitures de demain, les voitures autonomes ?

Elles seront surement l’un des changements majeurs de notre quotidien et sont déjà présentes sur le sol américain, Nous parlons aujourd’hui des voitures autonomes.

Voiture automatique silicon valley fr

De nombreuses entreprises se positionnent sur la voiture autonome.

Nombreuses sont les marques à se lancer dans les prototypages, les tests, la construction des voitures autonomes. On retrouve non pas seulement des constructeurs automobiles mais bien des entreprises de la tech de la Silicon Valley. Pour donner quelques sociétés de la tech présentes sur ce marché, on peut citer Google, Uber, Apple ou Baidu. Mais il ne faut pas oublier non plus les constructeurs automobiles qui eux aussi investissent beaucoup en recherche et développement pour concevoir la voiture autonome de demain (Tesla, Audi, BMW, Ford, Honda, PSA …)

Ce que l’on nomme en anglais, autonomous car ou self-driving car à des origines assez lointaines. En effet, on retrouve les premières traces écrites dans les années 20 puis dans les années 50. Cela relevait encore de la science-fiction mais l’idée était là. Une voiture capable de conduire sans l’intervention humaine.

Mais depuis octobre 2010 cela semble réalisable. Google annonce alors avoir réalisé un système véritablement apte à rouler sans conducteur. Véritablement car dans le passé des véhicules capables de suivre les lignes blanches au sol ont déjà été développés. Les voitures Google, comme désormais les autres, sont équipées de plusieurs caméras, radars et GPS permettant d’avoir une vision globale de la route ainsi que du trafic. Les premiers tests sur route sont réalisés dans l’état de Californie.


Le fonctionnement d’une voiture autonome

L’ensemble des modèles de l’entreprise Tesla (Model 3, Model S, Model X), propriété d’Elon Musk, sont équipés de ce qu’il nomme la conduite autonome. Pour être plus descriptifs sur les équipements :

  • 8 caméras panoramiques avec une portée de 250 m;
  • Une douzaine de capteurs pour détecter les objets;
  • Freinage d’urgence automatique;
  • Avertissement collision latérale;
  • Pleins phares automatiques …
Voiture tesla équipée d'un système automatique de conduite

Voiture Tesla (Peteratkins-Kaja-Paige)

Le tout dans une voiture entièrement électrique. Peut-être le début d’une nouvelle ère dans le domaine de l’automobile avec des voitures électriques et autonomes. L’ensemble est dorénavant fiable pour rouler, notamment grâce à l’intelligence artificielle, le big data et l’apprentissage automatique. Permettant aux voitures de souvent mieux conduire que les hommes. En effet, il faut savoir qu’aujourd’hui environ 90% des accidents de la route sont en partie, voire en totalité la responsabilité de l’humain. Parmi les causes, on peut relever :

  • Le taux d’alcoolémie du conducteur;
  • La vitesse non respectée;
  • La fatigue;
  • La distraction (téléphone, cigarette, maquillage …)

L’ensemble de ces facteurs ne sont pas un problème pour une intelligence artificielle. La voiture autonome pourrait possiblement être une solution pour diminuer drastiquement le nombre d’accidents et de morts sur les routes. De plus l’automatisation de la conduite permettrait une meilleure gestion de la consommation d’essence (moins de consommation) ainsi qu’un trafic mieux régulé.

Toutefois chaque accident même mineur impliquant une voiture autonome est un frein pour le développement de ce secteur. Les erreurs de perceptions et de jugements que peuvent avoir un être humain ne sont pas vu comme valable pour une automobile autonome sachant qu’il s’agit d’une intelligence artificielle et donc plus ou moins programmée par l’homme.

Les freins à son développement

Pour parler d’actualité, récemment une des voitures d’UBER a été impliquée dans un accident mortel. Uber a décidé d’investir plusieurs millions de dollars dans leur projet de voitures autonomes mais également de camions autonomes. Ils ont cependant mis en suspens ce projet de camion. Le but d’Uber, remplacer tous ses chauffeurs par des automates. Pour cela, ils ont fait un partenariat avec Daimler, entreprise qui possède notamment Mercedes-Benz.

L’accident mortel de la voiture d’Uber a eu lieu en Arizona. La conductrice regardait la télévision sur son téléphone et elle avait activé le pilotage automatique de la voiture. De nuit, la voiture percute une cycliste à pied. La personne décèdera quelques heures plus tard à l’hôpital. Selon Uber, la voiture avait bien détecté la cycliste. Toutefois les capteurs de présences n’étaient pas réglés sur une détection assez forte pour stopper la voiture. Ce qui est le cas par exemple, si un sac plastique passe sur la route, ces voitures n’activent pas le freinage d’urgence.

exemple illustration voiture autonome

Cet événement a connu un fort retentissement dans les médias et a ainsi fragilisé et ralenti les permis de tests pour mettre en circulation les voitures autonomes délivrés par les états aux Etats-Unis.

Il y a plusieurs niveaux d’automatisation des voitures autonomes. Cela va de la simple aide à la conduite ou l’automobiliste doit garder les deux mains sur le volant. Jusqu’à un “robot taxi” où personne n’a la possibilité de contrôler la voiture et les personnes dans l’habitacle sont simplement des passagers. Difficile de savoir ce qui sera acceptable et accepté par tout le monde demain.

Des questions sans réponses.

Ces voitures posent également de nombreuses questions. À l’avenir, seront-nous obligé d’obtenir notre permis de conduire pour posséder une voiture autonome ou une simple formation dédiée suffira ? Comment fonctionneront les systèmes d’assurances et à qui sera attribué la responsabilité dans un accident ?

L’intelligence artificielle, un sujet qui divise en Silicon Valley

L’intelligence artificielle, un sujet qui divise en Silicon Valley

Ce que l’on nomme IA, l’intelligence artificielle est désormais un sujet incontournable pour les entreprises. Mais qu’est-ce que l’intelligence artificielle.

Un sujet pas tant que cela d’actualité

Avant de passer aux explications et à une possible définition, il faut comprendre qu’il ne s’agit pas d’un sujet nouveau. En effet, les premières apparitions concrètes de ce que l’on définit comme une intelligence artificielle apparaît pendant la seconde guerre mondiale notamment pour faire des calculs d’équations mais également pour le déchiffrement des messages secrets. Parmi les plus célèbres, le déchiffrement de la machine Enigma (pour crypter les messages allemands) par la machine de Turing. Alan Turing est l’un des premiers grands penseurs de toutes les applications possibles de l’intelligence artificielle.

Il invente même ce que l’on nomme le test de Turing. Un test qui permet de connaitre le niveau de l’avancement de l’intelligence artificielle. Pour cela une conversation entre un homme avec un autre homme et/ou une machine est réalisée à l’aveugle. Le premier devant déterminer s’il communique avec un homme ou une intelligence artificielle ou définir lequel est un homme ou une machine. Si la  personne n’est pas capable de donner la bonne réponse, on estime que la machine a passé le test avec succès.

Bien évidemment, le test de Turing n’est pas une priorité pour les chercheurs sur ce sujet. Les chercheurs se focalisent plus sur un ensemble de petites et moyennes tâches qui peuvent être réalisées par des machines et qui ont un réel impact sur notre quotidien.

Une définition de l’intelligence artificielle

Encore aujourd’hui, la définition de l’intelligence artificielle ne fait pas un consensus dans le monde scientifique. Notamment par le fait que les domaines d’application sont très large. Mais deux principales idées ressortent. Premièrement, qu’il s’agit d’un programme informatique complexe. Et deuxièmement, que le but est d’avoir des traits ou des capacités similaires à l’intelligence humaine (raisonnement, apprentissage et même pourquoi pas les émotions).

On peut alors la définir en une simple phrase : l’intelligence artificielle est un système informatique complexe susceptible ou capable de simuler une ou plusieurs fonctions liées à l’intelligence humaine.

En anglais, c’est les termes Machine Intelligence et Artificial Intelligence (AI) qui sont les plus utilisés.  Il s’agit d’un sujet porteur pour l’avenir et même d’un sujet mondial dont les domaines d’application sont extrêmement riches et variés.

oeil de l'intelligence artificielle

Les domaines d’application dans notre société contemporaine

Voici quelques exemples de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans plusieurs secteurs d’activité :

  • Les banques et la finance. Les millions et millions de données financières qui sont récupérées ne peuvent pas être analysées par l’homme. Ainsi l’intelligence artificielle permet en quelques instants de traiter ces données pour ensuite donner des recommandations et prendre des décisions avec un minimum de risques. Cela peut aussi s’application sur les demandes de prêts bancaires et les investissements.
  • L’armée. Pour donner un exemple, l’utilisation des drones pour repérer et agir sur des cibles prédéfinies. Mais également pour prédire les risques de conflit.
  • La santé. Les différentes IA peuvent être de meilleurs diagnosticiens que les médecins. Cela permet et permettra de détecter des maladies plus rapidement et donner des prescriptions parfaitement adaptées aux patients. Cela pourra encore être amélioré si l’on ajoute à cela un séquençage de l’ADN de chaque patients.
  • Internet avec le big data et l’ensemble des données. Pour une personne, on pourrait savoir ce dont il a envie et proposer un parcours et une expérience adaptée sur son site internet. On retrouve déjà l’intelligence artificielle sur certains sites à travers les chabots et autres assistants virtuels pour nous aider à répondre à nos questions.
  • Et bien d’autres domaines comme le droit avec des systèmes capables de répondre aux questions de chacun sur la loi et nos droits. La comptabilité, l’art, la robotique, les jeux vidéo précurseurs dans le domaine. L’ensemble des secteurs peuvent être touchés par les évolutions de l’intelligence artificielle.

Chatbot intelligence artificielle

Les différents courants de pensée face à l’évolution de l’IA

Selon les individus, l’IA pour être source d’enthousiasme et d’espoir ou à l’inverse de craintes et de vives critiques. Pour illustrer cela, prenons deux des plus grands dirigeants d’entreprises au monde. D’un côté Elon Musk, CEO entre autres de Tesla et SpaceX et de l’autre  Mark Zuckerberg fondateur du réseau social Facebook.

Le sujet fait débat en Silicon Valley, l’intelligence artificielle est-elle une bonne ou une mauvaise chose pour l’avenir de l’humanité ?

Pour Elon Musk, sa vision de l’avancement et de l’impact de l’IA n’est pas vraiment bénéfique pour le futur de l’homme. Il a même affirmé que, l’IA est plus dangereuse que la création de la bombe nucléaire. Musk milite pour que l’intelligence artificielle soit régulée. Sa crainte est en partie fondée sur la vitesse de développement de celle-ci ainsi que sur l’auto-apprentissage des nouvelles machines. Les experts annoncent des horizons datés pour atteindre des fonctionnalités particulières de l’IA et l’homme les brises beaucoup plus vite que les prédictions. Il a également affirmé que son projet d’aller sur Mars avec SpaceX pourrait être une solution en cas de dérèglement de l’IA.

Cela semble pourtant assez étrange qu’Elon Musk critique ouvertement et vivement l’IA. Car il utilise ces technologies dans ses industries et plus particulièrement dans les voitures Tesla qui sont des voitures autonomes.

En réponse à ce point de vue, Mark Zuckerberg a lui aussi donné son avis sur le potentiel de l’intelligence artificielle. À l’inverse de Musk, Zuckerberg est plutôt optimiste. D’ailleurs pendant son temps libre, Mark Zuckerberg développe sa propre intelligence personnalisée personnelle. Il a même donné le nom de Jarvis à cette technologie qui lui permet de lui faciliter le quotidien, notamment dans sa maison en Silicon Valley. Jarvis lui permet d’organiser son agenda, de reconnaître qui sonne à la porte ou encore de gérer de la température. Voilà entre autres les fonctions de son intelligence artificielle.

cerveau représentation de l'intelligence artificielle

Toutefois, Mark Zuckerberg le reconnaît lui-même l’intelligence artificielle a encore de nombreuses limites que nous ne sommes pas capables ou pas encore capables de franchir. Comprendre une phrase est une chose mais la replacer dans un contexte en est une autre. Et c’est notamment sur ce point qu’il faut comprendre que le principe d’apprentissage des machines est encore très lointain car les subtilités humaines sont proche de l’infini.

Si l’on rajoute à cela, qu’il n’existe pas de coopération entre toutes les IA, car différentes entreprises travaillent sur leurs propres IA. Difficile d’imaginer un scénario fin du monde comme les films de sciences fictions dans un proche avenir.

Si vous souhaitez en découvrir plus sur les technologies de l’intelligence artificielle et découvrir la Silicon Valley là ou les plus grandes avancées sont réalisées. N’hésitez pas à nous contacter pour participer à une de nos Learning Expedition.

Le métier de CHO ou Chief Happiness Officer

Le métier de CHO ou Chief Happiness Officer

Le métier de CHO ou Chief Happiness Officer.

Cet intitulé de poste ne vous dit peut-être rien. En France, il est souvent traduit par responsable du bonheur. Plutôt nouveau en France, ce métier nous vient directement d’outre-Atlantique et plus précisément de la Silicon Valley. Découvrons ensemble un métier qui vous rencontrerez peut-être bientôt dans votre entreprise.

On retrouve ce métier sous une pléiade de noms aussi bien en anglais qu’en français. Fool good manager, Chief Happiness Officer, Jolly good fellow, responsable de l’expérience des salariés, responsable du bonheur, etc …

Pour résumer brièvement sa mission, le CHO a pour principale responsabilité d’améliorer l’ambiance de travail et d’accroître le bien-être des salariés.

photo bien être au travail CHO chief happiness officer

Les origines du métier de CHO :


Comme énoncé dans l’introduction, ce métier aurait pour origine la Silicon Valley. En effet, on retrouve les premières traces de ce métier dans les locaux de Google en Californie. Chade-Meng Tan était l’un des premiers recrutements de la firme américaine. D’abord ingénieur, il acquiert ensuite l’intitulé de poste de « Jolly Good Fellow » (Super bon camarade). Il s’est donc concentré sur l’insatisfaction au travail et il organisait des conférences pour les salariés de Google pour lutter contre le stress.

Le métier se développe dans les années 2000. Puis de son côté, Meng voit plus global et s’attache à des objectifs de paix internationale. Il fonde la « Search Inside Yourself Leadership Institue » au sein de Google qui vise à développer le leardership et le bien-être au travail. (https://siyli.fr/)

Cette organisation sera nommée pour le prix Nobel de la paix. Cela reste toutefois à nuancer par le nombre de candidatures possible pour ce prix Nobel. Ainsi pour l’année 2017, ce ne sont pas moins de 318 individus ou organisations qui ont été proposés pour le prix Nobel de la paix.

Comme souvent les innovations de la Silicon Valley se retrouvent en France quelques mois voire quelques années plus tard. Et le poste de CHO ne fait pas exception. Il est aujourd’hui, selon certaines données, présent dans plus de 25 pays. Mais revenons maintenant sur le métier de CHO en lieu même.

Les qualités recherchées et les missions du CHO :


À la lecture de plusieurs interviews ainsi que les quelques demandes de poste sur différents réseaux, il en ressort plusieurs points communs. Le Chief Happiness Officer va chercher à créer des conditions où les salariés vont trouver du bien-être au travail voire même du bonheur. Les missions précisent de ce poste singulier vont être très variées et surtout en fonction de l’entreprise qui cherche un CHO.

On retrouve des concordances comme :

  • Organiser des événements, des formations, des ateliers;
  • Accueillir les employés;
  • Accueillir les nouveaux employés;
  • Relooker les locaux et améliorer les agencements des espaces de travail;
  • Résoudre les petits problèmes des employés.

Le CHO est donc plus dans des environnements comme les start-ups ou les sociétés de services. Même si des postes existent dans tout type d’entreprises.

Au niveau des qualités pour ce poste, elles sont plutôt vagues. Notamment à cause de la non-existence d’études pour ce poste. Il existe quelques formations privées de quelques jours pour s’initier à la notion de bonheur en entreprise.

Aujourd’hui, on demande plus des qualités humaines que techniques :

  • Aimez le contact humain;
  • Curieux;
  • Réactif;
  • Organisé;
  • Innovant ….

Mais alors pourquoi la création de ce poste de CHO ? 


Cela peut s’expliquer par les facteurs de motivations au travail. Et notamment ceux liés à la performance individuelle et collective d’une équipe. Depuis de nombreuses années le salaire est le facteur de motivations le plus important pour les salariés. Il est toutefois en baisse et en concurrence avec le bien être au travail.

Dans le dernier classement Randstad sur les principaux critères recherchés par les salariés français :

  • Salaire et Avantage (64%)
  • Ambiance de travail (60%)
  • Equilibre vie privée / vie professionnelle (51%)

L’ambiance de travail serait d’ailleurs en première place pour les 18-24 ans. La nouvelle génération aurait donc pour principal critère de recherche, pour un emploi, l’ambiance qui règne au sein de l’entreprise plutôt que le salaire.

Une bonne ambiance de travail permettrait également de réduire le turn-over en entreprise. Cela permettrait également de d’accroitre les performances individuelles et collectives des équipes.

De part ces simples faits, la présence d’un CHO peut donc se justifier dans une entreprise et plus particulièrement dans les grands groupes.

Le métier de CHO responsable du bonheur

Quelques nuances :


On peut toutefois se poser des questions sur le métier et notamment quant à l’avenir de ce métier. En recherchant des postes sur internet, on note qu’ils sont assez rares et plutôt basés en région parisienne. De plus, il est simple de trouver des offres de CHO en tant que stagiaire ou alternance plutôt qu’en CDI. Même si des promotions en interne peuvent exister comme nous l’avons vu avec l’exemple de Meng.

On peut également se demander si cela peut être pour les entreprises, une caution pour attirer de nouveaux collaborateurs. En effet sachant que l’ambiance de travail est aujourd’hui l’un des critères de recherche pour l’emploi, un CHO au sein d’une entreprise peut être un atout pour les recruteurs. Cela s’apparenterait à une stratégie de “buzzword” autour du CHO pour les entreprises.

Importer de la Silicon Valley, seul l’avenir nous dira si le métier de CHO perdurera en France. Et vous qu’en pensez-vous ?

Android Things, l’OS de Google pour les objets connectés.

Android Things, l’OS de Google pour les objets connectés.

Android Things, l’OS de Google pour les objets connectés.


Lors de la Google I/O qui se déroulait du 8 au 11 mai dernier, Google a annoncé le lancement d’Android Things. La conférence annuelle de Google, basée à Mountain View au cœur de la Silicon Valley, a donc consacré une partie de son discours sur l’IoT et plus précisément sur sa plateforme Android Things.

Il y a déjà quelques années nous avons connu l’explosion des ventes de smartphones et par conséquent le nombre d’applications. La firme internationale avait alors répondu présent avec Android et son Google Play. Les objets connectés étant de plus en plus présents dans nos vies (montres, TV, système de sécurité, lunettes, réfrigérateur, voiture …). L’entreprise se dirige maintenant vers l’IoT avec Android Things. Pour les plus connaisseurs, il y a quelques années, le projet avait pour nom Brillo.

Logo de Android Things le nouvel OS de Google pour l'IoT


L’OS Android Things

Android Things se présente sous la forme d’un OS (Operating System) en Français un système d’exploitation. Ce système d’exploitation a pour but de convenir au mieux aux besoins des objets connectés. En effet, ce système d’exploitation est en quelques sortes une version légère d’Android. Google le décrit comme une version d’Android spécialement désigner pour les produits IoT. La compagnie américaine vient de déployer la version 1.0 d’Android Things.

Cette version 1.0 demande peu de ressources et est très peu énergivore, elle supporte aussi bien le Bluetooth que le Wi-Fi. L’ensemble de ces caractéristiques font qu’Android Things s’adapte parfaitement pour les objets connectés qui sont généralement petits et ne sont pas branchés en continu sur une prise électrique. De plus l’OS est dans la continLes objets connectés nouvel objectif de Google avec son nouvel OS Android Thingsuation d’Android, notamment pour les développeurs. La firme le précise dans sa conférence :

« Our goal is, if you know how to build an Android app. You can now prototype IoT products and take them all the way to production ».

Notre but est que, si vous savez développer une application Android, vous pouvez maintenant prototyper des objets connectés et les emmener jusqu’à la production.


L’objectif de Google.

A travers ce projet, on peut dire que Google vise deux grands objets :

  • Devenir leader sur le marché des objets connectés.
  • Faire en sorte que les objets connectés puissent communiquer et échanger entre les informations.

En effet, si l’ensemble des objets connectés se basent sur la même technologie et le même langage.  Ils pourront s’échanger des informations pertinentes et réagir en fonction. Par exemple, un système de sécurité pourrait échanger avec votre voiture connectée pour ouvrir ou fermer la porte du garage ou de votre portail automatiquement. Et ces deux systèmes pourraient de nouveau communiquer entre eux avec un autre appareil et ainsi de suite. En somme, une interdépendance entre les objets connectés.

Cette nouvelle plateforme mise à disposition de tous pourrait donc changer notre quotidien de demain dans les années à venir.

Pour obtenir plus de précisions sur le projet Android Things. Vous pouvez consulter l’extrait de la Google I/O sur Android Things (« What’s new in Android Things ») disponible sur Youtube sur ce lien https://www.youtube.com/watch?v=e_PI_Npb3-U (35 minutes).

Où sont les Silicon Valley européennes ?

Si la Silicon Valley occupe une place à part dans la mythologie entrepreneuriale, les ingrédients qui font son succès se développent de plus en plus en Europe.

 

Certains voient la Silicon Valley comme la solution pour parvenir au succès, mais est-ce vraiment le cas ? Que serait devenu BlaBlaCar si Frédéric Mazzella était allé dès le début en Californie ? N’avons-nous pas nos Silicon Valley en Europe ? Avant de répondre à cette question, il est essentiel de revenir aux ingrédients qui font le succès de cette fameuse vallée…


La force de la Silicon Valley : une concentration de ressources

Ce qui caractérise la Silicon Valley ce n’est pas la présence de personnalités exceptionnelles, c’est son écosystème. Il se définit par la concentration et la coordination de trois capitaux : humain, économique et social.
Le capital humain d’abord. La Silicon Valley compte les meilleures universités et laboratoires des Etats-Unis et attire des talents du monde entier. Sauf exception, les entrepreneurs qui réussissent ne sont pas autodidactes : 50 % d’entre eux sont même issus des 10 meilleures universités du pays ! Et au-delà des fondateurs, les startups peuvent piocher dans ces universités pour recruter des développeurs, designers et commerciaux de très haut niveau.
Le capital économique ensuite. Le territoire héberge des investisseurs qui offrent un financement de qualité pour soutenir la croissance d’une startup. L’écart entre les montants investis dans la Silicon Valley et la France sont d’ailleurs de 1 à 5 (en 2015 le ticket moyen en venture capital était de 25,7 millions de dollars dans la Silicon Valley contre 5,7 millions en France selon une étude EY).
Le capital social enfin. Peter Thiel et Elon Musk, co-fondateurs de PayPal, ont fait fortune en revendant leur entreprise à eBay en 2001. Avec cet argent, ils ont créé de nouvelles startups à succès (Tesla Motors, Space X…), ont réinvesti dans des projets devenus leaders mondiaux (Facebook, LinkedIn, Yammer…) et soutiennent des incubateurs comme le Y Combinator (dont sont issus Airbnb, Dropbox, Reddit…). Ces réseaux de grands frères sont déterminants pour aider les nouvelles générations d’entrepreneurs.

Si vous ne pouvez pas créer des liens avec cet écosystème, la Silicon Valley ne vous apportera pas grand-chose. Vous risqueriez d’y être un inconnu… Dans ce cas, il est plus porteur de développer, dans un premier temps, le projet sur votre territoire : l’Europe.


A défaut de Silicon Valley européenne : des villes-tremplins

L’Europe ne connaît pas, sur un territoire aussi limité que celui de la Silicon Valley, une telle concentration de capitaux économiques, humains et sociaux. Ceci étant, certaines villes ont une croissance forte de leur écosystème : Londres, Berlin et Paris en particulier ; mais aussi Moscou, Amsterdam, Stockholm, Barcelone, Bruxelles, Copenhague, Madrid ou Turin. Sur chacune de ces villes, l’augmentation du nombre de talents engagés dans des startups, d’investisseurs spécialisés dans l’entrepreneuriat et d’accélérateurs de haut niveau est exponentielle.


Quelques recommandations pour trouver votre “scenius” en Europe

Pour réussir, au-delà d’un peu de génie, il vous faut un scenius : c’est-à-dire un lieu où vous pouvez trouver des ressources qui font la différence. L’ambiance, le processus, les talents, l’argent… tout est là pour faire grandir votre projet. En voici quelques-uns…

 A Paris,
The Family : acteur de référence pour accélérer un projet, pour les startups ou les grands groupes, trouver des investisseurs ou suivre une formation ponctuelle
Numa : accélérateur réputé qui offre aussi des solutions pour développer des relations fructueuses entre grands groupes et startups
Player : communauté entrepreneuriale d’exception pour trouver des solutions aux grands enjeux sociétaux et faire le lien entre les mondes des affaires, artistiques et scientifiques

Réseaux intégrés au niveau Européen,
Start-up Bootcamp : accélérateur de startups présents à Londres (FinTech), Berlin (HealthTech), Rome (FoodTech), Amsterdam (e-commerce), Barcelone (DataTech) ou encore Istanbul.
European Innovation Academy : dispositif de formation à l’entrepreneuriat en sessions d’été)
Et bien sûr, la Chaire Entrepreneuriat d’ESCP Europe : seul réseau européen porté par une business school qui offre des formations diplômantes et accompagne entrepreneurs et intrapreneurs à Paris, Berlin, Londres, Madrid, Turin et Varsovie.


Alors l’Europe, ça vous tente ?

Il faut penser global mais agir d’abord local : attirez des talents (capital humain), obtenez des financements (capital économique) et faites jouer les réseaux (capital social) pour devenir leader sur votre territoire. Ensuite, vous serez crédible, y compris dans la Silicon Valley, et vous trouverez du soutien auprès de gens comme The Refiners. BlaBlaCar n’aurait probablement pas eue la belle croissance qu’on lui connaît si Frédéric Mazzela était allé à San Francisco dès le début au lieu de développer sa startup en Europe…

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