par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Tendances
Alors que Barbie a tenté de lancer une poupée ingénieure informatique, où en est la carrière des femmes dans ce secteur ? La Silicon Valley, Mecque du secteur technologique, est un bon terrain d’enquête. A San Francisco, où sont les femmes?
En juin, une photo prise par une journaliste lors de la célèbre conférence d’Apple (WWDC) a circulé sur les réseaux sociaux : alors que les toilettes pour femmes étaient désertées, une file d’attente interminable s’était formée devant les toilettes hommes. Ce cliché anecdotique souligne la faible représentation des femmes dans la Silicon Valley. Un constat étayé par les chiffres : un rapport récent mentionnait par exemple que seulement 30% des employés de Google étaient des femmes. De même, les statistiques révélaient qu’en 2012, Stanford ne comptait que 20% de femmes diplômées en informatique. Et, le constat n’est guère plus encourageant si l’on regarde plus loin que l’informatique pour se pencher sur le cas des femmes entrepreneurs. La lettre anonyme « What it’s like raising money as a woman in Silicon Valley » publiée récemment sur le site de Forbes fait ainsi état de difficultés spécifiques pour les femmes entrepreneurs… La vallée est-elle donc trustée par les mâles?
A date, oui. Mais de nombreux signaux donnent envie de croire que ce sexisme va se résorber. En 2014, l’université de Berkeley a ainsi compté plus de femmes que d’hommes dans ses inscrits aux cours d’informatique. De même, les cours pour apprendre à coder foisonnent et les programmes sponsorisés pour former les femmes rencontrent un véritable succès, à l’instar de Girls Who Code. Enfin, la sensibilisation croissante de l’opinion à ces disparités ravive un peu d’optimisme: ainsi, en décembre dernier, alors que Twitter préparait son entrée en bourse, l’entreprise a été sommée de féminiser son conseil d’administration.
L’espoir est permis donc. Mais, au-delà du monde professionnel dans lequel ces polémiques sont largement médiatisées, la question sous-jacente est celle de l’ancrage d’une culture sexiste dans l’esprit des résidents de la baie. L’actualité récente regorge d’exemples stupéfiants, comme les tweets déplacés de Pax Dickinson, alors directeur de la technologie au sein du site Business Insider, ou encore l’organisation d’une soirée « Hackers and Hookers » en octobre dernier. Le chemin s’annonce donc encore long…
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Innovation
En cette rentrée 2014, nous voilà assiégés par les montres intelligentes. La smartwatch est l’objet connecté du moment et bon nombre de fabricants l’ont compris et comptent bien capitaliser sur ce nouveau bijou connecté. Chez Silicon-Valley.fr, nous nous sommes intéressés aux 3 prochaines grosses sorties de cette nouvelle année scolaire.
Samsung et sa Gear S
Une connectivité 3G, Wifi et Bluetooth, un système d’exploitation différent : le Tizen, la Gear S est sans doute l’une des favorites de cette rentrée des classes. Jamais passer des appels téléphoniques, envoyer des SMS ou des e-mails ou se connecter à Internet sans smartphone n’aura été aussi simple. Dans la Silicon Valley, il nous tarde de pouvoir toucher des yeux cette petite merveille.
LG et sa LG G Watch R
Plus qu’une semaine pour découvrir la nouvelle smartwatch de LG. C’est lors de l’IFA de Berlin que sera présentée la toute connectée LG Watch R. Pour nous donner l’eau à la bouche, LG nous dévoile quelques uns de ses secrets ! En plus de ses fonctionnalités poussées : un baromètre, un gyroscope, un accéléromètre ou encore un compas, ce qui nous change le plus avec ce petit bijou est quand même son look circulaire à l’image de la Moto 360 de Motorola. A suivre la semaine prochaine donc.
Apple et sa iWatch (ou iTime)
On attendait avec impatience un wearable de la part d’Apple. C’est chose faite puisque la marque à la pomme croquée nous présentera le 9 septembre prochain (need to be confirmed) lors de son prochain événement, sa toute nouvelle montre connectée. Fera-t-elle de l’ombre à l’iPhone 6 présenté ce même jour ? Ici, il nous tarde de voir comment Apple aura designé son nouveau bijou. Notifications, messages reçus, etc. ce nouveau gadget devrait également avoir des fonctionnalités comme la mesure de la tension, du niveau d’hydratation, du nombre battements de cœur, ainsi que du nombre de pas faits dans une journée. Il nous faudra attendre encore quelque semaine pour vérifier ces rumeurs et enfin découvrir ce bijou de l’innovation.
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Innovation
Une semaine déjà de passée et il est temps pour Silicon-Valley.fr de vous présenter la start-up qui a retenu notre attention cette semaine. Nous avons passé un peu de temps avec Adriana Vecchioli, de passage sur San Francisco pour 3 mois. Cette jeune entrepreneur parisienne a décidé de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale et créer Find It… Vous vous demandez de quoi il s’agit ?
Adriana Vecchioli : Age, sexe, ville
24 ans – Femme. Née à Paris et vivant à Londres. J’ai passé mon été à San Francisco à la rencontre d’innovateurs, de bonnes pratiques et surtout pour m’inspirer.
Ton Parcours Professionnel en 3 étapes clés
ESCP Europe : J’ai étudié 3 ans à l’ESCP, ce qui m’a permis de rencontrer la plupart de mes partenaires aujourd’hui. Mon passage à la Chaire Entrepreneuriat a confirmé mes ambitions entrepreneuriales !
NYC : J’ai vécu un an et demi à New York et cette expérience a énormément changé ma façon de penser. Je n’ai rarement vu autant de diversité dans un même lieu qu’à New York. On en apprend beaucoup sur les autres et leurs cultures. De plus, les gens n’ont pas peur de se montrer ambitieux ou de déclarer vouloir changer le monde. En France, en revanche, il y a une certaine humilité ou timidité à ce sujet. On aime bien être petit, tandis qu’aux Etats-Unis, il faut voir les choses en grand pour être pris au sérieux.
Find It : Créer une entreprise est de loin l’expérience la plus excitante et angoissante que j’ai connu. Depuis 6 mois, je développe une application pour Google Glass qui enregistre l’emplacement de ses affaires, simplement en prenant une photo. Nous étions deux il y a peu et je suis de nouveau seule sur le projet, mais il semble que de nouveaux participants viennent très bientôt se joindre à l’aventure !
Quel entrepreneur es-tu ? 3 mots pour te décrire !
Hungry, Analytical & Resourceful.
Hungry : sans soif de changer les choses, impossible de se lancer dans l’entrepreneuriat.
Analytique : justifier toute décision par des data.
Resourceful : quand on crée une entreprise, on est amené à faire plusieurs métiers en un : designer, programmer, marketer… Il faut apprendre très vite les bases d’un nouveau domaine, ce qui est excitant et effrayant à la fois !
Peux tu me parler de ton projet de start-up ?
Mon projet est né il y a 5 mois, en essayant les Google Glass d’un ami. J’ai passé les semaines suivantes à imaginer quels types d’apps on pourrait développer pour cette plateforme !
Mon projet a commencé à prendre forme lors du hackathon d’Imperial College en mars. En 48h, nous avions créé un prototype ! Un mois plus tard, nous étions deux sur le projet et la bêta était prête à être partagée. Nous pouvions enfin tester l’app et obtenir des suggestions de la part des premiers utilisateurs. Find It, c’est l’application qui vous aide à retrouver toutes vos affaires sans efforts.
Comment l’idée t’est venue ?
Je perds souvent mes affaires et j’ai tendance à me demander 10 fois d’affilé si j’ai pris mes clés, mon portefeuille, etc. Il tombait souvent le sens de créer un outil pour me simplifier la vie !
Moments clés positifs et négatifs ?
Les + : L’ensemble des personnes rencontrées au cours du projet : les partenaires, les utilisateurs, etc. J’ai plus appris en 5 mois qu’au cours des 24 années précédentes (ou presque) !
Les – : Lorsque mon premier co-fondateur a brusquement quitté l’aventure, c’était assez déprimant. L’entrepreneuriat ressemble aux montagnes russes, avec des instants d’euphories et des temps durs où on pense ne pas pouvoir y arriver.
FRANCE vs. SILICON VALLEY : On parle beaucoup de la French Touch dans l’entrepreneuriat, qu’en penses-tu ?
C’est génial que les choses commencent à bouger en France, mais il y a encore du chemin à faire. Il y a de vrais talents en France mais les mentalités sont encore trop frileuses. Les dernières initiatives portées par TheFamily, NUMA, la Chaire EEE et bien d’autres aident véritablement à bousculer cet état de fait.
Que représente la France dans ton aventure, est-elle propice à l’innovation ? Faut-il s’exporter ou tout du moins s’inspirer ailleurs pour réussir ?
J’ai quitté la France il y a 4 ans, soit bien avant mon projet entrepreneurial ! Tôt ou tard, il faut sortir du pré carré français pour réussir. A Londres, à seulement 2 heures de train, l’écosystème start-up est bien plus dynamique, et ne parlons pas des Etats-Unis. Par exemple, les levées de fonds à San Francisco ont souvent un zéro de plus par rapport à la France.
La Silicon Valley = d’innovation, penses-tu que ce soit toujours le cas ?
C’est toujours le cas mais l’écosystème est extrêmement mâture. Les gens sont tous intelligents. Ils en ont vue d’autres depuis 20 ans… C’est un milieu très exigeant et compétitif. Tandis que des écosystèmes tech plus jeunes comme Londres ou New York sont plus indulgents et ouverts à l’exploration et l’expérimentation. Il peut être utile de faire ses premiers pas hors de la Silicon Valley, mais si l’on souhaite vraiment compter et rencontrer les acteurs mondiaux les plus influents, il faudra se créer une présence là-bas.
Evolution de ta start-up en 3 points clés
Court terme : Améliorer Find It, affiner le concept, agrandir la team.
Moyen terme : Tout dépend de l’adoption des Glass et des prochains wearables, sachant qu’il y a une certaine réticence aujourd’hui. C’est assez difficile pour nous de prévoir, car il y a énormément de facteurs à prendre en compte. Mais on espère être reconnu comme une des premières applications dédiées !
Long terme : Au delà d’enregistrer l’emplacement d’objets, on souhaiterait créer un service globale et multi-plateformes qui permettrait de gérer virtuellement des objets physiques. Ce pourrait être étendu aux industries de stockage et de logistique par exemple.
Si vous deviez citer une startup française à suivre en ce moment, laquelle ?
Mindie ! Même s’ils viennent de s’installer à San Francisco
Le mot de la fin t’appartient…
N’ayez pas peur d’entreprendre, lancez-vous !
Si cette interview vous a plus et que vous souhaitez vous aussi être publié sur Silicon-Valley.fr, 5 lignes suffisent. Pitchez-nous, inspirez-nous et vous serez peut-être le prochain. Cette rubrique est faite pour vous alors, profitez-en ! Par ici vos pitchs !
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Tendances
En bons français, nous avons tendance à nous poser cette question existentielle dès lors que nous posons le pied en terre étrangère : quelle est la spécialité locale ? Allons-nous bien manger ?
Généralement, les Etats-Unis font peur. Moins peur que l’Angleterre, certes, mais peur quand même. Les clichés relatifs à de sordides hamburgers, le spectre d’un Mac and Cheese dégoulinant, la terreur d’oeufs liquides en tubes attisent fantasmes et angoisses. Chers compatriotes, rassurez-vous : à San Francisco, vous mangerez bien, et même très bien.
L’une des forces de la ville réside dans son multiculturalisme. A chaque quartier sa gastronomie : Northbeach a des accents italiens, Chinatown et Japantown vous feront voyager en Asie, et à Mission vous goûterez la street-food mexicaine largement méconnue dans l’Hexagone.
Variée, la cuisine san franciscaine est également saine. Aux antipodes du cliché du fast-food, c’est bien la mouvance « slow food » qui domine à Frisco. Au menu : mouvement locavore et label « organic » à tous les coins de rue. Aux côtés des supermarchés démesurés, des marchés à taille humaine (les « farmers market » comme celui du Ferry Building), rencontrent un franc succès.
Le restaurant « Chez Panisse » – ouvert par Alice Waters à Berkeley en 1971 suite à un voyage en France- constitue l’un des fleurons de cette culture du bien-manger. La philosophie du lieu est simple : ne proposer que des produits de saison, fraîchement livrés par les fermiers des alentours. Au-delà de son restaurant, cette femme de goût mène un combat plus global contre la malbouffe en prônant l’apprentissage de bonnes habitudes alimentaires dès le plus jeune âge. Elle a ainsi oeuvré pour la création de jardins potagers dans les écoles publiques américaines.
Une ville aussi loufoque que San Francisco ne pouvait cependant faire dans la demi-mesure : le régime paléolithique (le « paléo » pour les initiés) en est une illustration claire. Le nom parle de lui-même : il s’agit de revenir aux pratiques alimentaires de nos ancêtres, j’ai nommé les chasseurs-cueilleurs. Deux types d’aliments sont bannis dans le cadre de cette diète : les produits laitiers (d’origine animale) et les céréales.
C’est un roman qu’il faudrait écrire pour rendre compte de tous les aspects culinaires de la ville aux sept collines, sans compter que toute bonne ripaille s’accompagne de doux nectars…et là-aussi, la richesse de la région vous comblera, qu’il s’agisse de mixologie ou de viticulture
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Tendances
Chez Silicon-Valley.fr, on a vraiment la chance de rencontrer des jeunes entrepreneurs vraiment ambitieux et avec plein de projets et d’idées en tête. Récemment, nous avons fait la connaissance de Orny Impenge. Ce jeune entrepreneur en pleine création de sa start-up a décidé de partir à la rencontre des innovateurs de la Silicon Valley. Nous nous sommes dits que nous allions le suivre dans son aventure et publier régulièrement ses interviews chocs tout en direct de San Francisco et de ses alentours… Avant de découvrir la Silicon Valley et les personnes qui la font, nous vous le présentons lui et son projet.
Orny Impenge en quelques mots ?
Je suis Orny Richard IMPENGE a.k.a Tyrone Goodies. J’ai 29 ans et je vis à Paris.
Ton Parcours Professionnel en 3 étapes clés
J’ai un parcours professionnel un peu atypique puisque j’ai pu évoluer dans différents secteurs d’activités. J’ai également eu des responsabilités très jeunes. Dès l’âge de 20 ans, j’ai été embauché comme directeur par la société « Fairplay communication » pour tenir l’un de ces centres de profit à Clermont Ferrand en Auvergne. Ce fut ma première expérience entrepreneuriale. Deux ans après, j’ai décidé de créer ma propre agence spécialisée dans l’organisation et la gestion d’événements corporates avec deux amis d’université. L’expérience fut enrichissante et cela m’a permis de comprendre un peu mieux et d’appréhender toute les facettes de l’entrepreneuriat. J’ai pu réaliser et organiser des évènements pour Pernod Ricard et pour de nombreuses communes (lancements de produit, séminaires, incentive, galas, inaugurations) et un fabuleux mariage pour un sportif de haut niveau.
Boosté par cette première expérience, j’ai décidé de « remettre le couvert » et de reprendre un restaurant en ruine. « Fianna Barcelona » et le « Miami Club » à Clermont Ferrand, vous connaissez ? Après un an d’exploitation et très peu d’heures de sommeil, j’ai décidé de revendre mes parts et de me lancer un nouveau défi…
Je n’avais plus le choix… la meilleure solution pour moi était de monter sur Paris. J’ai décidé d’y reprendre mes études pour en apprendre un peu plus sur l’entrepreneuriat et les nouvelles technologies. C’est donc à Novancia Business School que j’ai pu effectuer un Master en Entrepreneuriat et Développement des activités innovantes. J’y ai rencontré mes 2 associés et le projet Moodwalk a vu le jour.
Quel entrepreneur es-tu ? 3 mots pour te décrire !
Visionnaire /ambitieux / réaliste
Moodwalk ? Quézako ?
C’est de la location collaborative d’espaces et d’ambiances.
Moodwalk App est le fruit de toutes mes années d’expérience dans le secteur de l’hôtellerie restauration et de l’organisation évènementielle. Dans ces deux secteurs, internet a permis d’augmenter le taux de remplissage mais n’a pas encore permis de réelle révolution du secteur avec en prime : un service personnalisé pour le client.
Moodwalk va permettre à des millions de personnes de pouvoir créer, participer à des « Mood* » en fonction de leurs centres d’intérêts, de leur budget et de leur localisation. Il s’agit d’une application adaptée au changement que connaissent bon nombre de grandes capitales européennes. La population se concentre de plus en plus dans les villes et cette tendance marque l’apparition de nouveaux modes de consommations. Moodwalk s’encre totalement dans cette tendance. Cette application a également pour objectif de faciliter le tourisme local en mettant l’hôte au centre de l’expérience.
*ambiance
Comment l’idée t’est venue ?
Pendant mes 2 années à Paris j’ai multiplié les petits évènements dans les appartements (anniversaires, workshops, ventes privées…) entre amis et à chaque fois nous étions confrontés aux mêmes problèmes : appartement trop petit, nuisance sonore, pas assez ou trop d’alcool, pas de musique mais le Iphone… Ce sont de ces différentes situations que nous avons eu l’idée d’un site permettant de créer ou participer à un « mood » pendant un laps de temps défini chez un particulier bénéficiant de son espace.
Quel lien avec la Silicon-Valley et ta venue sur San Francisco ?
Après avoir travaillé sur le Business plan, j’avais besoin de voyager en Silicon Valley pour m’inspirer de l’écosystème, rencontrer un maximum de personnes et rentrer en France « gonfler à bloc ». Ce voyage fait entièrement partie de notre démarche business. Dans un monde où l’innovation est désormais partout, il nous semblait important de pouvoir développer et interagir avec notre communauté. Nous souhaitions partager notre histoire avec nos internautes et leur faire vivre les différentes étapes de notre business. Le pari est audacieux mais en vaut la chandelle car in fine ce sont eux qui utiliseront l’application.
On parle beaucoup de la French Touch dans l’entrepreneuriat, qu’en penses-tu ?
Je pense qu’en matière d’entrepreneuriat il y a vraiment quelque chose qui est en train de se passer. On le voit très bien dans les différentes écoles de commerces françaises qui s’arment toutes de plus en plus de puissants incubateurs. La France a une grande carte à jouer en terme d’entrepreneuriat, les choses bougent mais il faudra encore beaucoup de temps pour que la société s’imprègne de cette ADN. Si notre « story telling » peut susciter l’envie d’entreprendre à de nombreuses personnes, ce sera un autre objectif d’atteint. D’autant plus que nous disposons, en France, d’ingénieurs dont les compétences sont très recherchées même en Silicon Valley…
Que représente la France dans ton aventure, est-elle propice à l’innovation ?
Je pense que l’innovation est omniprésente en France mais que les mécanismes pour la capter et la valoriser ne sont pas encore au point. On y arrive petit à petit. Quand on voit l’importance de l’innovation pour les entreprises de nos jours, je suis assez consterné par les mesures gouvernementales qui sont à mon sens encore trop light. Le rapport à l’échec dans la culture entrepreneuriale française est une barrière à l’innovation et à l’entrepreneuriat de manière plus générale.
Faut-il s’exporter ou tout du moins s’inspirer ailleurs pour réussir ?
Nous vivons dans un monde qui est désormais global et je pense qu’il n’y a pas à rougir du fait d’aller chercher de l’inspiration, de l’information ou de la technologie là où elle est meilleure. Au même titre que le voyage a inspiré des artistes, des écrivains, il contribue de la même manière à nourrir le conscient et le subconscient des créatifs, des entrepreneurs… de Moodwalk.
La Silicon Valley est depuis longtemps une référence en terme d’innovation, penses-tu que ce soit toujours le cas ?
Je ne suis pas un spécialiste de la Silicon Valley mais pour avoir vécu l’expérience et m’y être déplacé, j’ai ressenti une force, une énergie que je n’ai jamais connue auparavant. L’innovation y est très largement répandue. Quand on se penche de plus près et que l’on regarde comment l’écosystème s’articule, on peut aisément en conclure que cette région restera encore longtemps le centre névralgique de l’innovation. Même si partout ailleurs les choses commencent à fortement bouger (ex : Israel)
Quel avenir pour ton projet ?
Dans un futur proche, nous allons finaliser le prototype de notre application. Nous sommes à la recherche de partenaires pour cette opération et mon voyage en Silicon Valley a déjà porté ses fruits dans ce sens là.
A moyen terme, nous souhaitons intégrer un incubateur afin de pouvoir optimiser tous les aspects de notre projet avec l’aide d’experts.
La commercialisation de notre service devrait idéalement se faire courant 2015.
Si tu devais citer une start-up française à suivre en ce moment, laquelle serait-elle ?
Au premier abord je dirai tout naturellement « Moodwalk » car je pense que Airbnb n’a fait qu’entrouvrir la porte d’un marché que j’estime énorme. Beaucoup d’acteurs du secteur n’ont pas encore très bien appréhender. Sinon, j’aimerai citer Tortue sécurité qui est une jeune Start up parisienne qui va commercialiser « La première coque antivol pour Smartphone, plus forte que les tortues ninja ». Je vous laisse découvrir…
Le mot de la fin t’appartient… Je te laisse donc nous vendre du rêve sur cette dernière question très ouverte.
Malgré la crise et l’environnement morose que cela implique, les temps n’ont jamais été aussi propices à l’entrepreneuriat. Le monde change, les habitudes de consommations aussi et Moodwalk s’inscrit totalement dans ce registre en anticipant les problèmes que rencontrent et que vont rencontrer de plus en plus de personnes dans les grandes villes. En plus de répondre à ce problème d’optimisation de l’espace et des lieux dans les zones urbaines, Moodwalk permet de révolutionner le secteur du tourisme en lui donnant une autre dimension ou l’expérience avec les « locaux » constituent la pierre angulaire du business. Moodwalk crée non seulement du lien dans un monde où le virtuel prend le dessus, mais permet également aux utilisateurs de vivre une expérience unique. Ne vous posez pas milles questions et rejoignez notre communauté sur @Moodwalk Story.
C’est sur ces quelques mots que l’aventure de Orny en Silicon Valley se poursuit. Nous allons le suivre pour vous, alors rendez-vous très vite sur Silicon-Valley.fr pour sa première vidéo.