ITW : quand l’objet connecté s’invite dans votre salon !

Cette semaine, Silicon-Valley.fr s’est intéressée à un objet des plus connectés et à son créateur Stéphane Entem.

Fiche signalétique de l’entrepreneur :
Le Start-uper : Stéphane Entem
Age : 38 ans
Education : école de commerce, école de comptabilité, école supérieure d’art graphique.
Expérience : D.A., chef de projet, responsable création en agence, a également travaillé pour Sony Music ainsi que dans une production cinéma long métrage
Villes : Paris, Caen, Rennes, Lille
Des passions ? L’innovation. Le high tech. La robotique.
Des passe-temps ? La lecture de bd (comcis, franco belge, japanim). Le cinéma. Les sports mécaniques. Les sports extrêmes. Le basket.

BRAINFINGER quézako ?
Des modèles de tables basses, tables hautes, pupitres, totems, etc. à surface tactile grande taille. Nous faisons même du sur-mesure ! Pour être plus précis, BRAINFINGER c’est aussi : 75 mm d’épaisseur pour un plateau proposé de série en Intel core i5 et Intel Core i7 : le plus puissant et le plus petit sur le marché aujourd’hui. Dès le départ, BRAINFINGER a souhaité être reconnu comme marque avant d’être vu comme une entreprise. Nous cherchons avant tout à proposer à notre consommateur l’expérience la plus riche possible.

Pour plus de détail sur chaque produit de la gamme Brainfinger, cliquez ici.

Pourquoi BRAIFINGER ?
BRAINFINGER est né d’un besoin ! En utilisant moi-même la table tactile d’une grande marque internationale, je me suis dit que sur ce genre de marché était porteur tant il n’était pas exploité de la bonne manière ici. Les problématiques pour les utilisateurs sont nombreuses et les solutions inexistantes. Je me suis donc lancé dans l’aventure.

Des étapes/chiffres clés à partager ?
Nous avons passé 4 ans en R&D parmi lesquels nous avons développé une batterie d’applications afin de tester toutes les technologies tactiles grandes tailles disponibles sur le marché domestique et international. Sur un produit aussi complexe, certains points de validation étaient indispensables et nous ne pouvions pas passer à côté. Nous avons validé notre solution il y a un peu plus de 6 mois seulement. C’est une belle étape de passée.

A destination des professionnels de l’hôtellerie haut de gamme avec des applications permettant de donner une vraie valeur ajoutée à leurs établissements et une réelle expérience à leurs clients, nous cherchons aujourd’hui un moyen de démocratiser cet objet connecté afin de le rendre accessible au plus grand nombre et donc aux particuliers. Une nouvelle étape à ce projet donc !

BRAINFINGER, un produit made in France !
Et nous en sommes fiers d’autant que tous les mobiliers, assemblages et packagings utilisés chez nous sont également made in France. Sans oublier nos bureaux de développement également made in France (pour le moment). Le coté French Touch se transforme en label dans l’entrepreneuriat d’aujourd’hui. Nous sommes d’ailleurs en partenariat avec une des sociétés qui a pour objectif d’officialiser ce label.

La France porteuse d’innovations ?
La problématique actuelle en France, et nous le voyons également dans bon nombre de start-up, est la difficulté de trouver des investisseurs. La lourdeur administrative française demande beaucoup d’énergie et de temps… Energie et temps qui pourraient être dépensés différemment : dans la création d’un nouveau projet par exemple.

Des envies de quitter notre douce France ?
Nous y pensons. Oui bien sûr. Nous souhaitons nous orienter vers des investisseurs étrangers afin de passer à l’étape suivante et de développer encore plus. Pour nous, les Etats-Unis, le Canada et l’Asie sont propices à une évolution rapide. Affaire à suivre…

Et la Silicon Valley dans tout ça ?
La silicon Valley sera toujours l’un, voir l’unique, berceau du high tech dans le monde entier même si d’autres lieux sont de vrais viviers de l’innovation et montent en puissance. Je pense notamment à Dublin, Montréal, sans oublier l’Asie. Même la Russie s’y met et a lancé son chantier Silicon Valley avec Skolkovo.

Votre avenir proche avec BRAINFINGER ?
Les évolutions de BRAINFINGER sont quasiment infinies. A court et moyen termes, nous allons sortir un modèle de table haute 46″ (55″ pour le moment) contenant tout le pack technologique embarqué de série en y additionnant un module RFid et un module NFC poussant ainsi encore plus loin les connectivités possibles vers l’extérieur.

L’autre projet actif est une version de table de réunion de 84″ avec un ensemble d’applications offrant une expérience sans égale.

Nous continuons également de multiplier les partenariats avec toutes les sociétés permettant des associations et des expériences uniques.

Un start-up à nous conseiller pour une prochaine interview ?
AERYS (startup française) qui a développé 2 technologies : MINKO le moteur 3D temps réel par excellence pour le net et multi devices et ORBIT permettant des échanges en temps réel entre devices et multi OS.

Un dernier mot pour nous convaincre !
BRAINFINGER ? L’univers du mobilier communicant à surface tactile grande taille permettant une expérience sans limite. Beauté du design, puissance machine, solidité et connectivités au delà de toutes espérances.

Si cette interview vous a plus et que vous souhaitez vous aussi être publié sur Silicon-Valley.fr, 5 lignes suffisent. Pitchez-nous, inspirez-nous et vous serez peut-être le prochain. Cette rubrique est faite pour vous alors, profitez-en !

Dash, la nouvelle app pour payer dans les bars avec un smartphone

une tournée des bars entre amis, cela se fait partout, en Silicon Valley ou ailleurs. Mais parfois, la soirée parfaite tourne au cauchemar : serveurs débordés qu’il est impossible d’alpaguer pour récupérer le fameux « check », perte ou oubli de sa carte bleue…
Pour nous simplifier la vie, Jeff McGregor and Gennady Spiring ont eu la bonne idée de lancer Dash, un service de paiement par smartphone. Déjà opérationnel à New-York, et prévu incessamment sous peu dans d’autres grandes villes américaines comme San Francisco, ce service permet de régler l’addition sans avoir à capter l’attention d’un membre du personnel débordé. Au-delà de ce gain de temps, le système permet aussi de diviser aisément l’addition entre les convives. Et, « last but not least »,comme Uber ou Lyft, le paiement est dématérialisé : il suffit d’inscrire ses coordonnées bancaires dans l’application pour être automatiquement débité. A vous de juger si c’est une bonne chose ou non, le fait de ne pas voir vos petits billets verts sortir du porte-monnaie pouvant rapidement devenir un pousse-au-crime…

 

Les exclus du rêve américain : une sordide réalité

San Francisco, une terre promise ? La question mérite d’être posée au regard de la horde de sans-abris qui hante les rues. 

Dans bien des esprits, Frisco incarne encore le rêve américain. Pourtant, tout le monde est loin d’être millionnaire dans la baie. Une courte balade à travers les quartiers rappelle en effet rapidement à la sordide réalité : ici, les SDF sont légion.
Ce qui choque d’abord, c’est leur nombre. Troisième ville des Etats-Unis par sa taille, San Francisco se classerait 3ème de par l’ampleur de sa population de sans-abris. Certains quartiers, comme le Tenderloin, sont tristement connus pour concentrer un nombre particulièrement important d’entre eux.
Ce qui interpelle, c’est que beaucoup ont des troubles mentaux : vétérans du Vietnâm, victimes des méfaits de la drogue… .La stabilité du climat et la fermeture de nombreux hôpitaux psychiatriques sous Reagan comptent parmi les  principales raisons invoquées pour expliquer ce phénomène.
Mais surtout, ce qui donne envie de garder espoir, ce sont les start-ups qui se battent pour une telle cause, à l’instar de Lava Mae. Cette dernière a commencé à mettre en place un système de bus hors du commun en juin dernier : équipé de 2 douches, de 2 toilettes, fournissant des serviettes et du savon, ils permettent aux sans-abris de venir se laver.  Le coût de transformation de ces vieux bus inutilisés est de l’ordre de 75 000 dollars. Lava Mae table sur la mise en circulation de 4 bus d’ici 2015, à même de fournir un total de 2 000 douches par semaine. L’une des forces de ce système innovant, c’est sa mobilité : cela permet non seulement d’éviter les problèmes relatifs à la hausse du loyer, mais également de se rendre dans les différents endroits où ce service est nécessaire. Des fonds ont été levés auprès de donateurs privés, et d’entreprises comme Google. Cette initiative ne règlera certes pas le problème de la précarité, mais a minima elle permet de redonner à chacun un droit fondamental : le droit à la dignité.

Welcome to HackerHome !

La Silicon Valley regorge d’esprits créatifs et dans cet environnement fortement compétitif, il est difficile de tirer son épingle du jeu. J’ai la chance de pouvoir rencontrer tous les jours, de nombreuses personnes qui comme moi ont  décidé de venir s’inspirer dans cette région. Pour un grand nombre de personnes, la Silicon Valley c’est avant tout Apple, Google, Facebook et toutes ces grandes firmes qui tentent de changer toujours un peu plus notre monde.

Fraichement arrivé dans la baie, je n’échappais pas à la règle et mon 1erréflexe fut d’aller visiter ces sites qui me paraissaient si loin géographiquement et si proche à la fois de part leur omniprésence dans ma vie… Après les avoir écumés un part un, j’ai pris conscience que toute la valeur de cette région ne reposait pas uniquement sur les quelques 100 milliards de valorisation d’Apple mais bien sur les hommes et les femmes qui y vivent.

Les HackerHomes illustrent parfaitement l’état d’esprit qui règne en Silicon Valley. Il s’agit de maisons pouvant contenir une quinzaine de personnes et qui ont pour objectif premier d’optimiser l’échange, l’interaction entre des porteurs de projet, des business developer, des ingénieurs, de passage sur la baie. J’ai eu la chance de rencontrer le dirigeant d’une agence immobilière spécialisée dans ce concept de location. J’ai ainsi pu naviguer de HackerHome en HackerHome, entre San Francisco, Palo Alto et Mountain View. Cette immersion m’a totalement séduite. Imaginez-vous !  Partager une maison parfaitement équipée avec des personnes venant des quatre coins du globe. Chaque voyageur apportant une partie de son histoire, de son projet, de ses opportunités… Il s’agit tout simplement de donner le meilleur de soi et de prendre le meilleur de l’autre dans les règles du « business ». Toutes ces personnes ont comme point commun de trouver l’idée, le concept, le « process » qui pourrait changer le monde. Les HackerHomes sont convoitées par de nombreux salariés de grandes firmes et des entrepreneurs, mais on y trouve également d’autres profils. J’y ai rencontré par exemple une famille italienne qui après avoir tenté pendant 9 ans d’obtenir la « green card » s’installait définitivement sur la baie. On y trouve aussi de nombreux étudiants qui effectuent des stages dans les nombreuses start-up de la région.

Les semaines sont rythmées par beaucoup de travail sur des projets personnels mais également par des activités communes (workshop, brainstorming, etc.). Ne vous fiez pas aux apparences, le « Geek » version 2014, est certes, passionné par les nouvelles technologies, le codage et le business, mais il sait mieux que quiconque profiter de la vie et des nombreuses soirées qui sont organisées entre les différentes HackerHomes,  pour réseauter tout en décompressant…

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Silicon Valley : la nouvelle série qui tire le portrait de la Baie

Après Beverly Hills, voici Silicon Valley sur les écrans :  2 séries télévisées prenant place en Californie, 2 portraits d’une jeunesse américaine hors du commun…

Dès les premières minutes du premier épisode, le cadre est posé et l’on s’y croirait : un groupe de nerds se retrouve propulsé au beau milieu d’une soirée organisée par un millionnaire. Tout y est : les grands patrons, des artistes connus, la jet-set locale…

Certes, certains se plaindront du trop-plein de références en criant à la caricature : de la bible locale qu’est TechCrunch, au discours lyrique prônant la consommation de drogue pour atteindre des « visions » subliminales, en passant par les codes vestimentaires, les conversations techniques imbitables pour le néophyte qui ne sait pas coder, les CEOs élévés au rang de gourous, tout y passe.

Mais, force est de reconnaitre que la série réussit avec brio à dépeindre l’atmosphère d’une région du monde qui n’a pas d’équivalent culturel. Tout jeune, le personnage principal met au point un logiciel de compression (pour vous la faire courte) qui attire subitement sur lui les feux des projecteurs. En quelques secondes, des offres de rachat aux montants astronomiques pleuvent sur lui. Et la question classique pour tout entrepreneur s’impose alors : faut-il vendre son bébé à une multinationale et devenir instantanément millionnaire ou faut-il parier sur la croissance de la dite start-up (potentiellement une affaire financière encore plus juteuse) ? Telle est la question.

Et loin d’être anodine, elle aborde un pan clé de la Silicon Valley : le rapport de ses résidents à l’argent. Tout le monde sait bien que San Francisco est une ville chère, tout le monde a entendu parler de la crise du logement et de l’envol des loyers, tout le monde sait qu’il y a une concentration incroyable de grandes fortunes dans la baie… mais ce dont les gens parlent moins souvent, c’est des crises existentielles provoquées par cette abondance d’argent. Or, si le LSD fait des ravages, les dollars par millions ne sont pas moins dangereux. Problèmes de riches me direz-vous, ne les sous-estimez cependant pas.

L’un des enjeux pour le réalisateur Mike Judge était de mettre en lumière que les gens promis à la réussite ne sont pas toujours en mesure de la gérer. Et c’est effectivement ce dont il rend compte : un groupe de geeks se retrouve embarqué dans la folle aventure de l’entrepreneuriat, sans nécessairement être pleinement préparé à la vivre. Comment survivre dans ce monde qui marche sur la tête ? Le darwinisme moderne est-il la seule issue :faut-il s’adapter pour survivre? Comment ?

La question de savoir si l’argent rend heureux est vieille comme le monde. Mais, elle est particulièrement cruciale dans certains centres névralgiques du business mondial comme la Silicon Valley ou Wall Street. L’ambition, le pouvoir créent des addictions qui laissent des stigmates profonds chez ceux qui commencent à y toucher. Toute la difficulté consiste alors à savoir s’arrêter quand on a « assez »: d’argent, de reconnaissance…  mais comment définir ce palier dans des bulles aussi déconnectées de la réalité?

Il est fort probable que cette interrogation prenne encore plus d’épaisseur avec les jeunes générations. Par rapport à leurs aînés, les 14-34 ans, encore appelés « Génération Y », ont en effet cette volonté de donner du « sens » à leur travail, à leurs actions, à leur vie en général. Comment la course au « toujours plus » se conciliera-t-elle à la volonté de contribuer à quelque chose de « meilleur »? La suite de Silicon Valley nous apportera peut-être des éléments de réponse…