par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | News
Jack Dorsey ?
Il est l’un des hommes à l’origine de Twitter, le réseau social qui entrera officiellement en bourse le 7 novembre et dont la valorisation pourrait atteindre plus de 13 milliards de dollars…pas mal pour un petit oiseau bleu qui gazouille. Il est aussi l’homme à l’origine de Square, l’entreprise qui est en train de révolutionner le marché du paiement mobile.
Jack, c’est un geek de la Silicon Valley. Mais ce qui le définit surtout, c’est l’ambition et l’audace. Aujourd’hui, des projets plus politiques se dessinent dans sa ligne de mire, plus ou moins ouvertement. Ce qui est certain, c’est que l’ambition et l’audace sont au rendez-vous, encore une fois.
Pour en savoir plus, direction La Tribune et l’article de Dominique Piotet qui revient sur le parcours et le futur envisageable d’un petit génie discret mais emblématique.
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Innovation
Nous avons vu précédemment comment une nouvelle économie était en train de naître en Californie, associant des personnes privées, de larges bases de données, des techniques de traitement de données en temps réel, des réseaux sociaux et des liaisons mobiles. Les résultats sont étonnants, après seulement quelques années (ou même mois) d’existence. L’économie digitale partagée est maintenant une réalité. Mais si la bataille technologique est largement gagnée, il reste encore un obstacle de taille : la bataille juridique ne fait que commencer.

Nos lecteurs connaissent les noms des nouvelles sociétés de transport collectif (comme Lyft, Uber, Sidecar, Zimride) ou les sociétés de services collectifs (comme Instacart ou Postmates), ou encore les « hôtels à la maison » comme AirBnb. Il n’a pas fallu très longtemps pour que la réaction des « disrupted » se manifeste.
En ce qui concerne les sociétés de transport collectifs, cela a commencé par une pression des chauffeurs de taxis contre les « collectifs », en particulier les chauffeurs de Lyft (facilement reconnaissables à leur grosse moustache rose qui orne leurs voitures). Sous la pression des taxis, le 9 juin dernier, l’administrateur du Los Angeles Department of Transportation a envoyé aux sociétés de trajet partagé (« ride sharing ») une lettre les sommant d’arrêter leurs activités (« cease and desist ») sous peine d’amende, mise à la fourrière de leur voiture pour 30 jours et même peines de prison pour les conducteurs. La semaine suivante, une manifestation de plus de 200 taxis appuyait la demande en manifestant devant l’hôtel de ville de Los Angeles. Pendant quelques semaines, le mouvement s’est même étendu à New York et Austin.
Bien entendu, les sociétés émergentes ne sont pas resté inoccupées : travaillant directement de San Francisco avec la Public Utility Commission (PUC) qui gère les sociétés de taxis, UberX et Lyft ont obtenu un jugement très favorable pour les sociétés de transport partagé. Il y a des conditions : 1) la société doit avoir une assurance d’au moins un million de dollar pour chaque accident, 2) les chauffeurs doivent avoir une assurance personnelle, 3) les conducteurs doivent suivre un programme et obtenir un permis de conduire spécial, et 4) les conducteurs seront soumis à une vérification de leur dossier criminel.
Fin de l’aventure ? Certainement pas : dans les dernières semaines, les sociétés de taxis et de limousines ont annoncé la création d’un fond pour engager de nouvelles batailles légales. Simultanément, différentes villes demandent que les particuliers louant des chambres dans leur appartement ou leur maison paient les taxes hôtelières. Les villes de San Francisco, New York et Austin demandent que des lois interdisent les locations de moins de 30 jours. L’avocat général de la ville de New York, Eric Schneiderman, va plus loin : il a envoyé une injonction à Airbnb demandant la liste de ses participants pour vérifier que chaque loueur a bien déclaré les sommes perçues via ces locations.
L’innovation est à la mode. Les technologies qui bouleversent notre mode de vie attirent les meilleurs cerveaux et les fonds d’investisseurs, mais seuls survivront les sociétés qui auront aussi les millions de dollars nécessaires pour assurer leur défense.
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Innovation
Le site choisi par Facebook est un énorme building de 78.000 m2 au milieu du Park Technologique Aurorum, dans la cité de Luela (Suède).
Luela est une petite ville de 75.000 personnes qui a vu naître John W. Nordstrom (oui, les magasins), Maud Adams (The man with the Golden Gun, Rollerblade, Octopussy, A View to a Kill), Lars Petrus (champion de Rubik’s cube) et divers orchestres de rock-punk-grunge qui n’ont rien à envier à ceux de Seattle.
Lulea est à environ 100 km au sud du cercle polaire arctique. Il y fait froid : la température moyenne est de 2 degrés Celsius (330F) et elle atteint son plus bas en hiver, durant une nuit polaire de six mois, en descendant à -41 degrés Celsius (-41.8oF). C’est précisément ce froid qui fait l’intérêt de Lulea. Plus besoin d’air conditionné, il suffit d’ouvrir les fenêtres !
Deuxième raison : de l’électricité propre à gogo. Le barrage sur la Lulea peut produire deux fois plus d’électricité que le Hoover Dam. C’est important parce que les spécialistes estiment que le site consommera autant que 16.000 maisons individuelles, ou 50.000 personnes.
Troisième raison : une grille électrique stable et le meilleur réseau de fibres optiques en Europe. Facebook, qui a maintenant plus d’utilisateurs en dehors des USA , a passé un contrat pour 8.000 kilomètres de fibres optiques pour un raccordement sans faille.
Enfin il y a une université (Lulea University of Technology) qui regroupe 19.000 étudiants et un support actif de grandes sociétés industrielles telles que Volvo, Erickson, SKF. De plus l’Université a de nombreux programmes doctoraux et des départements de pointe : technologies minières, nanotechnologie et matériaux nouveaux, et bien sûr « média sociaux » !
Il s’agit bien d’un choix stratégique majeur et global. C’est le site le plus performant du monde et il abrite une technologie très avancée.
Facebook reçoit de ses 1.150 milliard d’utilisateurs plus de 250 milliards de photos par jour, traite 475 milliards d’ « objets » et envoie 10 milliards de messages représentant 250 petabytes (250.000 terabytes). La quantité totale de données stockées serait de l’ordre de quelques zettabytes (10 puissance 21). Encore plus impressionnant le bâtiment permettrait de stocker quelques Yottabytes (24 zéros), ce qui approche la taille présente du fameux site « secret » de la NSA dans l’Utah !
Enfin, pour terminer ce tour d’horizon, sachons que pour gérer cette énorme masse de données et garder un temps de réponse acceptables (affichage instantané pour les milliards d’utilisateurs sur leurs Smartphones) Facebook a développé des technologies très en pointe, dont elle n’a pas hésité (pour certaines) à publier les plans. L’architecture « Open Compute » inclue des technologies telles que Silicon Photonics (Intel), Groupe Hub (Facebook) pour offrir une nouvelle architecture minimale d’unité centrale, Dragon Stone (Facebook) pour un serveur de bases de données à faible consommation, et Winterfell (Facebook) permettant de mettre plus de serveurs sur un même rack.
Des projets d’une incroyable complexité, regroupant des équipes de surdoués à travers le monde, des équipements de taille gigantesque qui doivent fonctionner en permanence et sans la moindre erreur : bienvenue dans le monde du Yottabyte ! Qui, de l’Europe, des USA, ou de la Chine, dominera les flux d’information, décidera sans doute de la forme de société dans laquelle nous vivrons le 21ème siècle !
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | News
Communiquer, c’est une histoire de message, de ton, de relation qui s’établie entre un émetteur et un destinataire. Il faut tout calibrer parfaitement, sinon la machine se grippe, et c’est le flop. Dans l’univers du digital, le rythme est encore plus rapide, le message et ses supports visuels doivent se faire encore plus percutants.
La communication digitale est en elle-même terrain d’innovation, et l’homme qui symbolise ces E-novations, c’est Dominique Piotet, à qui vient d’être remis le prix de la personnalité E-communicante décerné par Communication et Entreprise, la plus importante association des métiers de la communication corporate en France.

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Petite bio
Dominique Piotet a plus de 15 ans d’expérience en stratégie de l’innovation pour les grandes organisations. Après avoir fait éclore la révolution Internet dans les groups La Poste et Paribas, il a posé son MacBook dans la Silicon Valley pour créer Rebellion Lab, une agence agile de conseil en stratégie numérique. Dominique et son équipe suivent de près les battements de cœur du plus grand écosystème d’innovation technologique, et aident leurs clients à élaborer les stratégies les plus affûtées de présence en ligne.
La cérémonie de remise des prix, la 27ème du nom, a eu lieu le jeudi 21 novembre 2013 au Cirque d’Hiver Bouglione à Paris devant plus de 1200 participants.
Pour consulter l’ensemble du palmarès, c’est par ici…
Pour voir la cérémonie à travers les Google Glass de Dominique Piotet, c’est par là…