par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Tendances
Les investisseurs français disposent généralement d’un visa de type E-1 (Treaty Trader) ou E-2 (Treaty Investor) en fonction de leur activité aux Etats-Unis. Moins connu, mais plus radical, le programme EB-5 permet d’obtenir une carte de résident permanent (Green Card), à condition de déposer une somme supérieure à 500.000 dollars US sur la table.
L’EB-5 n’est pas une nouveauté. Chaque année, depuis 1990, 10.000 cartes vertes sont réservées à une catégorie d’investisseurs disposant d’une somme de 500.000 ou 1 million de dollars à injecter dans l’économie américaine. Préalable: créer au moins dix emplois directs – postes réservés à des citoyens américains -.
Dans les zones où le chômage dépasse de 150% la moyenne nationale, le seuil minimum est le demi-million de dollars (3.000 visas spécifiques sur les 10.000). Dans la Vallée, les autorités réclameront de vous un montant minimal deux fois plus élevé. Et quoi de plus normal! Le plein-emploi y est presque déjà une réalité. Toutefois, l’EB-5 vous permet d’investir n’importe où aux Etats-Unis, sans devoir forcément y résider. Traduction: déposer quelques centaines de millions de billets verts dans une exploitation agricole au fin fond du Michigan et s’offrir une petite maison sur les collines de Sausalito sont… compatibles.

Quels sont les secteurs d’activité où ce programme s’avère pertinent?
L’immobilier bien entendu (achat, rénovation, location), mais également le prêt à des grandes entreprises ou encore la production agricole. Les retraités disposant d’une petite fortune personnelle et désireux de couler des jours heureux en Amérique y seraient particulièrement sensibles.
Dans un article consacré aux visa EB-5, le Washington Post nous apprend que l’EB-5 Immigrant Investor Process a vu 29.000 green cards accordées depuis son lancement il y a 23 ans. Cela représente 6,8 milliards investis et rien moins que 50.000 emplois créés. En 1992, seuls 78 visas (y compris époux et enfants) ont été émis. L’engouement est plus palpable depuis 2008.
L’EB-5, encore mal aimé
Si l’option peut sembler attrayante, à peine 1.000 cartes vertes ont été émises chaque année depuis la création du statut en 1990. En cause: une réglementation très stricte, ainsi qu’un long processus pour prouver l’origine des fonds (et l’absence de dette fiscale dans le pays d’origine).
“Si cela permet d’attirer des immigrants investisseurs fortunés et talentueux, tant mieux », estime le très pragmatique ancien secrétaire au Trésor (sous l’ère Clinton) Lawrence H. Summers. Mais tout le monde aux Etats-Unis ne voit pas dans cette distribution de cartes vertes un incontournable boost pour l’économie. David North (Center for Immigration Studies) s’exprime ainsi en faveur d’une immigration réduite et estime qu’il n’est pas normal de « vendre l’admission aux Etats-Unis ». Pour lui, le programme EB-5 favorise avant tout les plus riches.
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Podcast
Image d’Epinal de la Silicon Valley, les co-working spaces rassemblent les projets les plus innovants et leurs proposent un environment de travail unique. Rocket Space ou bien le parisien Parisoma ont fait des émules, et on trouve désormais des co-working spaces disséminés sur tous les continents. Pourtant, ceux basés à San Francisco conservent un flavour particulier, qui, au-delà du cliché du café illimité et des tables de ping-pong servant de bureaux révèle une façon unique de travailler. Mots clefs: collaboratif & agile enfin lean. Espace de bien être.
Votre casque bien vissé sur vos oreilles attentives, partez avec nous explorer un lieu clé de l’innovation de la Silicon Valley.
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Innovation
Les San Franciscains sont généralement de bons Samaritains. Ils sont friands des Random Act of Kindness, une action gracieuse complètement désintéressée qui fonctionne comme une chaîne, en invitant l’heureux bénéficiaire de l’acte de bienfaisance à rendre à son prochain ce qu’on lui a donné. Au comptoir de Strabucks, alors que vous vous apprêtez à payer votre Macchiato deux doses, une inconnue entre subitement et règle à votre place, c’est ça, par exemple, un RAC (Random Act of Kindness).
Jouant également sur le ressort de l’altruisme, la ville de San Francisco vient de lancer un système qui permet à quiconque d’envoyer des textos aux conducteurs de véhicules enregistrés sur le site CurbTXT. L’idée est simplissime, mais permettrait aux conducteurs distraits d’éviter nombre d’amendes.
La procédure est enfantine. Vous enregistrez votre numéro d’immatriculation en ligne, et le site l’associe à votre numéro de téléphone. Lorsqu’un quidam veut vous avertir que vous êtes garé de travers ou que vous avez oublié d’éteindre vos feux, il lui suffit d’envoyer un texto à CurbTXT avec au début du message votre numéro d’immatriculation, pour que le service vous transfert le SMS. Pour identifier les véhicules enregistrés, la ville vous délivre un sticker que vous pouvez coller à l’arrière de votre véhicule (où à côté de votre Carstache).
Le service vient juste d’être lancé et n’est disponible qu’à San Francisco, on ne sait donc pas encore quel usage vont en faire les habitants.
Si a priori, l’utilisation sera conforme à l’intention de la municipalité dans de nombreux cas (alarme qui se déclenche, tickets de parking expirés, etc…), on redoute que certains en fassent un autre usage. Par exemple, nous Français, qui aimons tant crier au volant, nous serions peut-être tentés d’envoyer des messages insultants sur la conduite de la voiture de devant.

On peut également avancer sans risque de se tromper que le service trouvera un écho certain auprès des dragueurs ou des routiers, qui n’hésiteront pas à contacter de séduisant(e)s conducteurs(trices) sous le couvert de l’anonymat que procure le service.
Comme pour de nombreuses innovations permises par l’Internet, l’anonymat est alors à double tranchant : il permet d’améliorer le vivre-ensemble, en rapprochant des individus fragmentés par les nouveaux modes de management, l’éclatement des institutions etc.., et dans le même temps, il peut être un lieu d’expression débridé et embarrassant.
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | Innovation
Le survivant de l’Holocauste Pinchus Gutter a relaté sa tragique expérience de nombreuses fois, un peu partout dans le monde. Mais cette fois le vieil homme assit face au public de l’auditorium de l’Ecole de Cinéma de l’Université de Californie du Sud n’est pas vraiment Pinchus Gutter.
Les hologrammes entrent dans les musées
Il s’agit de l’enveloppe digitale de l’homme de 80 ans, habillée d’une chemise blanche et d’un pantalon
noir, qui s’adresse directement aux quelques privilégiés venus assister à la démonstration. 
L’utilisation d’un hologramme dans un musée est une première et elle a été rendue possible par le travail de chercheurs de USC (University of Southern California). Pour parvenir à ce rendu, ils ont longuement interrogé Gutter à l’aide de multiples caméras, ce dernier étant assis devant un écran vert. L’intérêt de la démarche est de conserver une parole vivante et de rendre le témoignage plus saisissant.
Parler avec un robot
Il y a un peu moins d’un an, les hologrammes étaient déjà sur le devant de la scène. C’était à l’occasion de la dernière édition du festival de musique Coachella, le plus grand rassemblement d’amoureux de la musique de Californie. Lors du concert des rappeurs Dr. Dre et Snoop Dog, Tupac, artiste tué par balles en 1996, avait été ressuscité. Pourtant la réplique de Pinchus Gutter constitue une avancée technologique par rapport au procédé utilisé à Coachella. En effet lors du concert au printemps dernier, il ne s’agissait pas à proprement parler d’un hologramme mais d’une projection en 2D sur une feuille transparente. Dans le cas de l’expérimentation des chercheurs de USC, la projection de la personne est véritablement en 3D, ce qui veut dire que les spectateurs peuvent prendre place tout autour de l’hologramme et non plus seulement de face.
Mais les scientifiques de USC vont plus loin encore, puisqu’ils travaillent aussi à un logiciel de reconnaissance vocale qui rend l’hologramme capable non seulement de raconter ses récits, mais également de répondre aux questions posées par les visiteurs. L’expérience en devient encore plus excitante avec cette dose d’interactivité.
Plusieurs start-up sur le coup
Dès demain dans vos assiettes? Pas vraiment, la création d’hologrammes est encore fastidieuse et très couteuse. Il aura fallu quatre mois et entre 100.000$ et 400.000$ pour réaliser celui de Tupac. Elle a été réalisée par AV Concepts dont les bureaux sont à San Diego et la société Digital Domain.
Après le succès de Coachella, Digital Domain située à Los Angeles et fondée par le réalisateur James Cameron (auteur du Titanic et d’Avatar), a levé 10,5 millions de dollars à la bourse de New York pour financer la création de nouveaux hologrammes, notamment celui d’Elvis Presley, ce qui montre que d’autres projets vont voir le jour.
Disney aussi a tenté sa propre expérience d’hologrammes, dans son parc d’attractions Walt Disney World en Floride, en utilisant ce procédé pour animer la maison hantée.
Un monde de possibilités
Même si les contraintes techniques sont encore fortes, l’hologramme pourrait trouver une utilisation commerciale dans de nombreux domaines très prochainement.
Dans le secteur de la haute couture d’abord, où les hologrammes ont déjà fait leur chemin jusqu’aux podiums. En avril 2011, un show Burberry avait été réalisé, en partie, avec des images 3D, et lors d’une exposition à Londres consacrée à Christian Louboutin, une Dita von Teese virtuelle dansait devant les visiteurs. Alexander McQueen avait lui utilisé en Mars 2006 un hologramme de Kate Moss pour l’un de ses défilés.
Dans le secteur du jeu vidéo, l’entreprise russe Displair s’intéresse aux possibilités offertes par l’hologramme pour apporter une nouvelle expérience degaming. Sa technologie permet pour l’instant de donner une nouvelle dimension à une des stars des jeux sur iPhone, Fruit Ninja.
Les stades américains réfléchissent quant à eux à la possibilité de faire rejouer des rencontres sportives, en remplaçant les athlètes par des hologrammes. On pourrait alors aller au stade pour revoir la finale du SuperBowl. Une utilisation à des fins médicales est aussi envisageable, pour permettre aux étudiants de travailler sur des corps formés par une enveloppe digitale.
Les limites
Avant d’en arriver là, il faudra cependant considérablement réduire le coût de la technologie, pour que des salles de concert ou des stades puissent s’équiper. S’ajoutent à cela des considérations éthiques, car si vu depuis la Silicon Valley cette innovation comporte un intérêt mercantile indéniable, elle pose aussi des questions nouvelles. Le droit est encore muet à ce sujet. Par exemple, s’il est possible de faire parler un mort, peut-on modifier ses paroles ? Et également, à qui appartient le double numérique d’un mort ? Le droit ne dit pour l’instant pas s’il s’agit du propriétaire des droits de représentation ou de celui qui l’a créé.
Autant de questions auxquelles il faudra trouver des réponses avant que l’hologramme n’entre (définitivement) dans notre quotidien.
par caroline@inwest.fr | Jan 22, 2026 | News
Samsung s’installe durablement dans la Vallée
Le nouveau voisin de d’Apple et Google dans la Silicon Valley n’est pas réputé pour son calme. Voilà Samsung bien décidé à, lui aussi, prendre la température des nouvelles tendances et, s’il le faut, débaucher du beau monde.
Peu le savent. L’entreprise Samsung est installée depuis bientôt vingt ans à San Jose, mais sa présence n’est pas encore très affirmée; ses top managers ne font pas partie du cénacle. Pourtant, ceux qui se promènent à San Francisco l’auront remarqué: on y croise désormais autant de Galaxy S3 que d’iPhone. Il serait un peu dommage de se priver d’une délégation locale.
En revanche un acteur important sur le marché
C’est que, l’air de rien, l’entreprise coréenne est aujourd’hui le principal concurrent à Apple sur le marché des constructeurs de mobiles, grâce à Android. Le prochain événement sera l’annonce du Galaxy S4. Il devrait intervenir à New-York le 14 mars prochain. En attendant, les projets du constructeur se rapprochent un peu plus de la Côte Ouest. Pour se coller à Google et Apple, rien de tel qu’une présence plus marquée dans la Vallée. Elle passera par deux entités physiques, prévues à très court terme, dans le périmètre stratégique, situé entre Santa Clara au Sud et San Francisco au Nord.
Pour combattre Apple et se rapprocher de Google, rien de tel qu’une présence plus marquée dans la Vallée. Elle passera par deux entités physiques, prévues à très court terme, dans le périmètre stratégique, situé entre Santa Clara au Sud et San Francisco au Nord.
En 2014, un campus d’un hectare devrait être érigé à Mountain View. Il hébergera les centres de R&D de l’entreprise. L’emplacement est stratégique: Mountain View est la terre d’accueil de Google.

Mais ce n’est pas tout. A Palo Alto, à deux pas de l’Université de Stanford, un centre de veille technologique sera également installé. Il devrait faire office de laboratoire pour les nouvelles tendances – un concept très à la mode -. Vu le poids de l’entreprise sur le marché de la mobilité technologique, inutile de dire que les talents – déjà très courtisés dans la région – sont invités à rejoindre le mouvement.
Naissance de l’Open Innovation Center
L' »Open innovation center » a été annoncé lors de la « conférence « D: Dive Into Media » , qui se tenait à Dana Point le 11 février dernier par David Eun, son EVP (Executive Vice President).
Cette chambre de réflexion et d’observation fera également office d’accélérateur de jeune-pousse. Objectif: épauler le financement des entreprises innnovantes dans le secteur de la technologie, une invitation à peine voilée à destination des start-up et inventeurs, qui auront désormais un nouvel interlocuteur pour parler d’innovation. De quoi griller la politesse à Google et Apple sur leur propre terre d’origine.
Le timing est irréprochable: en mai prochain, Google IO 2013 devrait être le théâtre d’annonces essentielles pour l’avenir d’Android. Il se murmure d’ailleurs que Motorola pourrait y signer un retour fracassant, épaulé par son nouveau et encombrant propriétaire, Google.