C’est l’événement incontournable consacré à l’innovation de ce début d’année 2020. Du 7 au 10 janvier, le CES de Las Vegas accueillera tous les grands noms de la tech pour présenter leurs nouveautés. Devenu incontournable, le Consumer Electronics Show c’est plus de 4500 sociétés qui exposent pour près de 170 000 visiteurs, des chiffres qui donnent le tournis.
Et si on faisait un peu le tri dans les probables grandes annonces de cette édition.
C’est une coutume depuis plusieurs années, le CES est souvent le moment idéal pour les grandes marques de présenter les dernières nouveautés qui vont être mises sur le marché. Bien sûr, les géants tentent tant bien que mal de garder le secret mais nous avons des informations sur quelques annonces qui auront lieu.
SAMSUNG : L’intelligence artificielle comme vitrine
Pas de nouveautés du côté des appareils mobiles pendant le CES, c’est une règle pour le fabricant Coréen. Mais cette année, l’accent sera mis sur l’intelligence artificielle, avec en tête d’affiche, NEON, développé par le Samsung Technology and Advanced Research Lab. Cet « Humain Artificiel », comme le présente Samsung, ne semble pas avoir de rapport avec les précédentes expériences (Bixby ou autres) de la marque.
Samsung présentera probablement des nouveautés dans son département QLED TV ou bien du côté des Chromebooks et Notebooks.
SONY : Un stand tourné vers l’avenir de votre salon
Chez le constructeur japonais, l’accent sera mis sur les télévisions et notamment sur les technologies attenantes à la TV 8K. Sony est un pionnier de la TV 8K et veut rester le leader mondial dans ce domaine, son stand sera donc principalement articulé autour de ce sujet, agrémenté par des nouveautés Hifi et des accessoires audio (casques, écouteurs Bluetooth…). Beaucoup attendent des annonces sur la nouvelle PlayStation, qui sortira fin 2020, mais les informations arriveront au compte-gouttes au fil de l’année, il y a fort à parier que la firme japonaise ne dévoile pas toutes ses cartes et nous fasse saliver jusqu’au dernier moment sur sa PS5.
MICROSOFT : Surface et Xbox devraient se dévoiler un peu plus
L’année s’annonce importante pour le géant américain et notamment pour sa gamme Surface qui s’est étoffée avec les Surfaces Néo et Duo, modèles pliables. Tout le monde espère donc voir la famille s’agrandir et le CES semble être le moment idéal pour ce type de présentation.
Mis à part son département hybrides PC et Tablette, il y a une autre annonce majeure qui a eu lieu en cette fin d’année 2019, c’est l’arrivée de sa nouvelle console Xbox Series X, en concurrence directe avec Sony donc. Bien que le design ait déjà été révélé, il a d’ailleurs donné lieu à de nombreux détournements sur Twitter, nous n’avons que très peu de précisions sur les fonctionnalités de cette console Next-Gen, le CES sera donc un bon moyen de distiller quelques informations pour continuer à faire monter l’attente.
GOOGLE : Partenariats à gogo
Traditionnellement, l’entreprise fondée par Larry Page et Sergey Brin, n’annonce pas d’innovation matérielle pendant le CES, elle préfère les garder pour ses événements au cours de l’année. Le salon est surtout une occasion de mettre en avant l’ensemble de ses partenariats matériels, notamment avec les fabricants d’enceintes connectées ou de matériel connecté pour la maison (avec les nouvelles barres de son LG par exemple).
Nous avons d’ailleurs appris il y a quelques jours, que Google et d’autres géants rejoignaient le projet Zigbee, qui vise à définir de nouveaux standards universels pour les équipements intelligents et la domotique, nul doute que ce sera un sujet mis en avant. Le CES sera l’occasion de présenter les nouveautés concernant les logiciels de la firme Californienne, notamment les possibilités grandissantes de Google Assistant. Avec de nombreuses annonces en 2019, que peuvent-ils bien nous réserver cette année ? Peut-être des avancées sur sa version destinée aux entreprises.
APPLE : Un retour discret et un sujet au cœur de tous les échanges
Depuis 1992, la firme de Tim Cook, basée à Cupertino, n’a pas tenue de stand au CES et, ce ne sera encore pas pour cette année. Pourtant, dans les allées du salon, impossible de passer à coté des nombreux accessoires compatibles avec l’IPhone ou les autres produits de la marque à la pomme. Le sujet qui ramène Apple à la table des discussions, car il s’agit bien d’une table ronde à laquelle va participer Jane Horvath, directrice de la confidentialité, c’est la protection des données et des utilisateurs. Un sujet vaste mais stratégique pour la plupart des acteurs du marché, qui sera sans aucun doute au cœur de nombreuses présentations, comme chez Huwei, le géant chinois.Au-delà de ses annonces en grande pompe par les géants de la tech, le CES regorge d’innovations technologiques développées par des start-ups. Sans nul doute que nous entendrons parler des plus intéressantes et des plus originales dans les jours qui viennent sur la plupart des sites spécialisés.
Depuis de nombreuses années une tendance vers le Bio et le bien-être animal se développent. Face à cela se développe de nouvelles offres pour répondre aux consommateurs. Ces nouvelles propositions seront peut-être nos nouveaux modes de consommation à l’avenir. Nous vous proposons dans cet article quelques exemples d’alternatives alimentaires à la viande que des entreprises, des laboratoires ou encore des restaurants ont pu développer.
La viande In Vitro
Ce que l’on nomme la viande in vitro peut se résumer par le fait de cultiver de la viande en laboratoire. En effet, les cellules dans un environnement suffisamment riche peuvent se multiplier. On utilise alors des boites de Petri et on laisse se cultiver les cellules. Il faut toutefois comprendre que ce mode de production à de nombreuses limites.
Premièrement quand on parlait d’un environnement riche cela nécessite de nombreux autres « ingrédients » pour faire se multiplier les premières cellules. Certains de ces composants proviennent directement des animaux. Donc on s’éloigne du modèle de la production de viande sans avoir besoin des animaux.
Et une autre principale limite à ce mode de production de viande va être le gout. On ne retrouve pas forcément le gout de la viande que l’on mange habituellement avec ce mode de production. Pour s’en rapprocher il faut ajouter de nombreux autres ingrédients.
Enfin dernière limite, le coût que cela représente. Pour rappel l’un des premiers steaks in vitro avait coûté plus de 250 000 euros, une somme astronomique pour un seul steak. Ce procédé est donc possible mais difficilement viable pour les années à venir.
L’entomophagie
Ce terme ne vous dit peut-être rien, mais vous avez surement entendu parler de cette alternative alimentaire. L’entomophagie désigne le fait que des êtres humains mangent des insectes. Dans de nombreuses cultures à travers le monde la consommation d’insecte est ancrée dans le quotidien de ces personnes.
On retrouve notamment cela dans certaines régions en Afrique ou en Asie. Il faut savoir que les insectes sont les animaux les plus présents sur notre terre. La production d’insectes est bien plus économique et plus écologique que la production de viande. Elle est donc beaucoup moins polluante. Aujourd’hui le principal problème de l’entomophagie est la perception que nous avons (Europe et Amérique) de la consommation d’insecte. Il s’agit d’un véritable frein pour le développement de cette alternative alimentaire.
Utiliser les plantes pour faire de la viande
Plusieurs restaurants proposent des burgers avec une viande végétale qui ressemblent trait pour trait à des burgers classiques. Un restaurant que nous avons pu découvrir en Silicon Valley et plus précisément dans la ville de San Francisco lors d’une de nos dernières Learning Expedition propose cette alternative. C’est une entreprise située à Oakland qui propose à ces restaurants une formule particulière. Cette entreprise se prénomme IMPOSSIBLEFoods. Sa recette secrète, produire des similis de viande avec de nombreux autres ingrédients.
Voici à quoi ressemble l’un de ces burgers :
Derrière cette entreprise un véritable petit laboratoire qui étudie le gout, la texture et l’ensemble des autres aspects de la viande pour les retraduire à travers une composition de différentes plantes. Le but de cette entreprise est de reprendre tous les aspects « agréables » de la consommation de viande mais le tout avec uniquement des végétaux.
Derrière cela, on retrouve aussi un acte écologique car comme le rappel l’entreprise sur son site. L’agriculture animale occupe une très grande partie des terres (aussi bien pour la production de la nourriture des bêtes que les terres pour l’élevage). Mais également que cette industrie consomme énormément d’eau douce. On parle par exemple de plus de 15 000 litres d’eau pour produire 1kg de boeuf.
La composition de cette viande :
La composition de cette nouvelle viande végétale n’est pas disponible mais on connait les principaux ingrédients qui ont pour but de remplacer les différents éléments de la viande. Pour ce qui est des protéines, ils vont utiliser les protéines issues de la pomme de terre. Pour la couleur rouge de la viande, ils utilisent les racines de soja ce qu’ils appellent l’hémoglobine de soja en référence au sang de la viande. La graisse de la viande, ils utilisent de la noix et de coco et plus particulièrement de l’huile de noix de coco. D’autres ingrédients comme le konjac et du xanthane sont utilisés pour créer ce burger unique.
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La foodtech
Cette alternative alimentaire est surement celle qui va le plus se développer dans les années à venir. Même si le sujet peut paraître lointain pour certain, il faut comprendre qu’il s’agit d’un sujet économique qui se développe de plus en plus et notamment en Silicon Valley, un secteur que l’on nomme la FoodTech. De nombreuses start-ups se lancent dans ce secteur. Elles ont pour vocation la création de l’impossible comme du fromage sans lait ou du poisson sans pêcher (https://finlessfoods.com/).
Longtemps réservé au domaine de la science-fiction ces nouvelles alternatives alimentaires sont perçues comme une nouvelle manière de disrupter le marché comme ont pu le faire d’autres sociétés de la Silicon Valley comme Uber ou Airbnb.
Même si aujourd’hui beaucoup de consommateurs ne sont pas en accord avec ces alternatives, car on peut trouver cela peu appétissant. Ces start-ups innovantes sont persuadées que dans quelques années les mentalités pourront et vont changer pour que ces nouveaux modes de consommation soient acceptés par le plus grand nombre. Preuve des premières avancées, la chaine de fast food White Castle a proposé à ses clients de tester cette Fake Meat (fausse viande) dans l’un des burgers de la carte.
Amazon Go, une nouvelle expérience de consommation.
Lors de nos dernières sessions de Novembre, nous avons fait découvrir à nos participants une nouveauté en matière de shopping et de boutique. Il s’agit des boutiques Amazon Go.
Amazon Go, un nouveau type de magasin.
Depuis le début d’année la firme américaine lance un nouveau type de magasin où il n’y a plus de caisses. La première boutique Amazon Go a été inaugurée en janvier 2018 dans la ville de Seattle. Pourquoi Seattle ? Car il s’agit de la ville du siège social mondial d’Amazon.com Inc. L’entreprise connait une très forte croissance depuis plusieurs années et cette année dans le classement Interbrand, elle connait la plus forte croissance (de sa valeur) de l’ensemble du top 100 (+56%).
La marque a donc décidé d’accroître encore plus sa force de vente en développant de nouvelles boutiques innovantes, les boutiques Amazon Go. Le principe de ces magasins est simple. Vous rentrez dans le magasin, vous prenez ce dont vous avez envie et vous repartez. Le tout sans avoir besoin de passer par une caisse, d’attendre dans une file d’attente ou de sortir sa carte bleue.
En effet, dans les boutiques Amazon Go vous entrez en flashant un code et un système de caméra et d’intelligence artificielle (Machine Learning) détecte les produits que vous avez pu choisir et ils sont directement ajoutés et payés via votre compte Amazon. « Just walk out shopping ».
Le fonctionnement des boutiques Amazon Go.
Rentrons un peu plus en détail sur le fonctionnement de ces nouvelles boutiques.
Avant de vous rendre dans l’une des boutiques Amazon Go, vous devez disposer de deux choses :
Un smartphone avec l’application Amazon Go
Un compte Amazon
L’application Amazon Go est disponible aussi bien sur le Google Play que sur l’App Store mais également sur l’Amazon Appstore. En vous rendant dans l’une des boutiques vous aurez alors à flasher votre code de l’application Amazon Go sur une des bornes à l’entrée. Vous pourrez ensuite choisir les produits que vous voulez.
Une fois arrivé dans la boutique, vous pouvez prendre l’ensemble des articles que vous désirez. Un ensemble de caméras au plafond permet de vous suivre et de détecter automatiquement ce que vous prenez pour l’ajouter à votre compte Amazon Go.
Le système est assez intelligent pour savoir précisément quels articles vous avez pu sélectionner et la quantité d’articles que vous avez pu prendre. Si jamais vous voulez retourner sur l’une de vos sélections, pas de problème il suffit de reposer le produit où il était. Le système s’occupe là aussi par détection d’automatiquement retirer le produit que vous avez pu choisir par erreur.
Encore mieux ! Si vous souhaitez faire les courses avec l’un de vos amis ou votre enfant, il suffit de passer deux fois votre code de l’application sur la borne avant d’entrée dans le magasin. Le système d’Amazon Go se charge d’analyser les sélections des deux personnes dans la boutique pour l’ajouter sur le même compte. Attention toutefois à ne pas prendre un produit et le donner à un autre client car il sera facturé à votre nom et non pas au sien.
Quand vous avez fait l’ensemble de vos choix et rempli votre panier, vous avez juste à sortir de la boutique avec vos produits. Il n’y a pas d’enregistrement, pas de file d’attente et pas de caisse dans les magasins Amazon Go. Quelques minutes après votre sortie du magasin, vous recevez une notification sur l’application Amazon Go vous récapitulant vos achats ainsi que le montant qui sera déduit de votre compte Amazon.
Pour illustrer, un peu plus concrètement le principe voici une vidéo d’Abdel Tamrane (Directeur associé de 1789.fr), l’un de nos participants lors d’une de nos sessions de novembre en Silicon Valley :
Un développement croissant de ces boutiques
Il s’agit surement de l’une des boutiques et l’un des concepts les plus avancés technologiquement en matière de shopping et de commerce. Aujourd’hui, les boutiques Amazon Go sont uniquement aux États-Unis dans trois grandes villes. Seattle bien sur, ou il y a déjà trois magasins disponibles. La ville de Chicago dans l’état de L’Illinois, où il y a actuellement trois boutiques aussi et une autre ouverture est prévue pour l’année 2019.
Et enfin à San Francisco en Silicon Valley, celle que nous avons fait découvrir à nos participants de nos deux sessions de Novembre. Amazon prévoit d’ailleurs d’ouvrir, pour 2019, une autre boutique Amazon Go à San Francisco. Au total, 7 boutiques aux Etats-Unis permettent de vivre cette nouvelle forme innovante et inédite de shopping.
L’intérieur des boutiques Amazon Go.
Pour ce qui est des produits en vente dans les boutiques Amazon Go, il s’agit presque uniquement de produits alimentaires. Ce type de store est essentiellement destiné pour prendre des repas rapidement en extérieur. Les produits sont alors assez limités, on va retrouver des plats préparés, du pain, des snacks, du lait, du fromage et d’autres produits locaux.
Vous pouvez retrouver les produits disponibles en vous rendant sur l’application Amazon Go. Ces boutiques sont très pratiques pour les pauses déjeuners ou pour le petit déjeuner.
La boutique n’est pas pour autant sans employé. Malgré le fait qu’il n’y ai pas de caisses et donc pas de caissières, ces boutiques ont des collaborateurs pour aider les clients en cas de besoin mais également pour leur expliquer comment la boutique fonctionne pour les nouveaux clients.
Comme évoqué un peu plus tôt les boutiques proposent des plats préparés. Il s’agit d’une équipe de cuisiniers qui préparent ces plats en back office pour les mettre à la disposition des clients Amazon Go. Des boutiques innovantes comme beaucoup d’autres en Silicon Valley à découvrir en notre compagnie lors d’une de nos sessions dans la vallée californienne.
Si vous souhaitez découvrir et tester ces magasins du futur, vous pouvez partir avec nous en Learning Expedition pour la Silicon Valley. Pour plus de renseignements sur nos voyages professionnels vous pouvez consulter notre site ou directement nous contacter ici.
Différencier Réalité Augmentée et Réalité Virtuelle.
Vous avez certainement déjà entendu ces deux termes. Ils sont assez semblables et pourtant il s’agit de deux technologies différentes. La réalité augmentée et la réalité virtuelle.
La réalité augmentée (Augmented Reality)
Premièrement, la réalité augmentée. Elle va être une technologie ou l’on va ajouter des éléments virtuels à la réalité via une interface comme par exemple une tablette, un smartphone ou encore des lunettes. Cela va contribuer à avoir une nouvelle perception du réel avec des informations ou des objets supplémentaires. La réalité augmentée va se compléter avec le réel.
Prenons plusieurs échelons dans la sophistication de la réalité augmentée.
Le niveau le plus simple que l’on retrouve dans nos applications :
Vous avez surement entendu parler de l’application Pokémon Go qui a fait un véritable buzz il a plusieurs mois. Cette application qui mêle la réalité au virtuel permettait d’afficher les Pokémons comme s’ils étaient réels via nos smartphones.
L’application Snapchat dispose également de réalité augmentée assez simple dans son application. C’est notamment le cas avec les Bitmojis qui peuvent désormais s’animer en 3D en fonction de la réalité que l’écran film.
Un niveau un peu plus complexe de réalité augmentée va être par exemple les lunettes connectées.
En 2013, Google lance depuis son siège de Mountain View en Silicon Valley ses lunettes connectées, les Google Glass. Les Google Glass sont une paire de lunettes en réalité augmentée. Ces lunettes permettaient d’afficher et d’envoyer des messages, de prendre des photos, de faire des traductions, etc. Ou des utilisations plus particulières comme pour le sport avec un affichage du rythme cardiaque, de la distance parcourue ou de sa vitesse. Elles fonctionnaient principalement avec des applications Android. Pourquoi utiliser le passé, car elles ne sont plus commercialisées. Google est toutefois revenu avec un nouveau casque de réalité augmentée.
Le Magic Leap One est le nouveau casque de réalité augmentée la start-up Magic Leap soutenue par Google. Il est aujourd’hui disponible dans quelques villes des Etats-Unis dont San Francisco à un prix avoisinant les 2 000€ (2295$) depuis le début du mois d’aout. Toutefois le casque n’est pas vraiment destiné au grand public mais plutôt aux développeurs. Il permet de créer en temps réel des objets virtuels en réalité augmentée. Le casque détecte l’ensemble des objets réels dans le champ de vision de son porteur. Puis permet de créer des objets qui s’adaptent en fonction du réel. Le son est également de la partie. Voici une vidéo que l’entreprise a posté il y a quelques semaines :
Extrait Magic Leap One
De nombreux domaines d’application.
Cette année lors d’une de nos Learning Expeditions, nos participants, ont pu tester la réalité augmentée avec un Ipad au sein du musée de Google à quelques mètres du siège social de la firme américaine. Comme on peut le voir sur notre cliché, dans la réalité on voit la forme l’Apple Park en bois et sur la tablette nous avons les plans en 3D du siège social d’Apple.
Cette technologie a longtemps été sous développée à cause de son format. En effet, il fallait l’accompagner d’un ordinateur pour obtenir des résultats. La miniaturisation, l’allègement et l’amélioration des performances électroniques permettent de rendre la réalité augmentée plus ergonomique et donc plus accessible.
Les domaines d’application sont très nombreux pour la réalité augmentée. On peut la retrouver dans les musées, châteaux, parcs, zoos, etc … Pour donner des informations supplémentaires aux visiteurs durant sa visite. Mais également dans le domaine de l’architecture, du design, de la mode, dans l’éducation, la navigation, la médecine et encore bien d’autres.
La réalité virtuelle (Virtual Reality)
Maintenant que nous avons vu la définition et quelques exemples de la réalité augmentée, passons maintenant à la réalité virtuelle.
Ainsi dans la réalité virtuelle, on ne va pas compléter la réalité avec des informations mais créer un monde artificiellement simulant notre réalité ou un monde extraordinaire à l’aide de logiciels. On retrouve beaucoup cette technologie dans les jeux vidéo avec les casques de réalité virtuelle. Ainsi le ou les joueurs se retrouvent en immersion totale dans une monde virtuel. On parle de réalité virtuelle ou de VR (Virtual Reality).
L’une des premières sociétés à avoir développé cette technologie est Oculus Rift. La société a été rachetée par Facebook pour environ 3 milliards de dollars en mars 2014, soit deux ans après sa création.
Cette technologie est également utile dans tout ce qu’est lié à la simulation. Pour, par exemple visiter une maison avant sa construction, essayer une voiture ou pourquoi pas voyager et être là aussi en immersion totale avec image et son dans une autre réalité. La réalité virtuelle est également de plus en plus utilisée en tant qu’attractions.
Elle est également présente dans la publicité ou delà de l’expérience pour ceux qui peuvent la tester. C’est aussi montrer ce que peuvent ressentir les personnes qui ont vécu l’expérience et donc créer une émotion pour ceux qui regardent la publicité.
Là aussi de nombreuses entreprises se positionnement sur la réalité virtuelle, on retrouve bien sur Google et Facebook cités précédemment mais aussi Microsoft et Apple qui a vraisemblablement un projet pour 2020. Il y a également HP dont nous avons visité les locaux lors de notre dernière session. Avec son casque muni d’un sac à dos pour augmenter la puissance de la réalité virtuelle.
Découvrir ces technologies et les innovations de ce secteur.
Pour découvrir ces nouvelles technologies et les innovations dans ce secteur d’activité, il y a deux grands salons. Le premier en France Virtuality et le second à Las Vegas le CES.
Nous proposons également une Learning Expedition spéciale pour le CES, sur une semaine avec une découverte de la Silicon Valley puis plusieurs jours au CES de Las Vegas. Si vous êtes intéressé, vous pouvez consulter notre site ou directement demander des informations via l’espace contact du site.
La « beauty tech » entre beauté et technologie en Silicon Valley.
Le secteur des cosmétiques et de la beauté en général est en pleine croissance depuis de nombreuses années. Pas étonnant que les entreprises de la tech s’intéressent de plus en plus à la beauté et comment donner une nouvelle expérience aux consommateurs avec le digital et l’IA.
Quelques données sur le secteur de la beauté.
Selon les chiffres de l’Insee en 2015 en France, les ménages ont consacré 7,3% de leur budget à leur apparence physique, soit environ 3 000 euros par ménage. L’apparence physique regroupe, toujours selon l’Insee, aussi bien les vêtements, les chaussures, les soins et biens personnels et les effets personnels (bijoux, montre, sacs …). Aujourd’hui, 32,2% du budget de l’apparence physique est consacré pour les soins et biens personnels. Ce chiffre n’était que de 8.8% en 1960, montrant ainsi un réel intérêt pour les soins du corps de la population.
Les technologies de l’industrie des cosmétiques généreraient plus de 440 milliards de dollars soit plus de 386 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an. (source Le Monde). Si on ajoute à cela la progression chaque année du e-commerce, il parait évidant que ce secteur est source de richesse et également en demande d’innovation. Un domaine où la Silicon Valley est experte.
Parmi les sources de création et d’innovation dans ce que l’on nomme la beauty tech, on va avoir entre autres les concepts store et le CES de Las Vegas.
Premièrement, les concepts stores et la beauty tech
Pour ce qui est des concepts store nous allons en présenter deux qui seront peut-être nos boutiques de demain. Deux de la ville sur la baie, San Francisco.
Sephora à San Francisco :
L’enseigne Sephora dispose d’un concept store en plein cœur de la ville de San Francisco. Elle y test de nouveaux équipements « high-tech » pour la vente et le conseil pour sa clientèle. Le concept store de la marque est un toujours précurseur pour son marché mondial. Il y a déjà plus d’un an, elle présentait ce qu’elle appelle le Beauty hub, un espace pour la technologie et l’innovation dans la cosmétique. En début d’année un beauty hub à d’ailleurs ouvert à Paris.
Dans le concept store de San Francisco, on retrouve par exemple le color IQ. Ce color IQ permet de faire un scan de la couleur de votre peau et de vos lèvres pour connaitre sa couleur pantone. Dans le but de savoir quelles couleurs pour votre maquillage vous correspond le mieux et est le plus adapté à votre couleur de peau.
On retrouve également le Fragrance IQ. Il s’agit d’un questionnaire sur votre personnalité pour connaitre vos préférences et définir le parfum qui la aussi est sensé vous correspondre le mieux. À la fin du questionnaire, la borne soumet une odeur et affiche la marque du parfum que vous pourrez ensuite acheter directement dans la boutique Sephora.
Une dernière technologie également présente dans la boutique, le beauty workshop. Il s’agit ici d’espaces au sein de la boutique où face à un écran miroir on peut apprendre à se maquiller. Des conseils d’influenceuses et youtubeuses apparaissent sur l’être pour vous aider et conseiller. Voilà quelques-unes des innovations des boutiques Sephora à San Francisco.
Rebecca Minkoff à San Francisco :
Les soins, cosmétiques et parfums ne sont pas les seuls à bénéficier des technologies, la mode aussi. Prenons l’exemple des boutiques Rebecca Minkoff, toujours à San Francisco. Rebecca Minkoff et son frère Uri Minkoff ont eu l’idée d’installer de la « technologie » dans leurs boutiques pour jumeler l’expérience en ligne avec l’expérience en magasin.
Notamment par le biais d’une application, on peut sélectionner les vêtements en magasin sans les acheter en les rentrants facilement sur l’application et donc sur son compte. Pour les acheter plus tard en ligne ou en retournant directement en boutique avec toutes les informations sur son compte. La boutique propose aussi de nombreuses tablettes ainsi que de miroirs tactiles connectés. Ils vont permettre de regarder les vêtements ou d’appeler une vendeuse pour conseil.
Le CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas est aussi un bon indicateur des possibles futurs tendances en ce qui concerne la beauty tech, voici quelques innovations vues au CES :
HiMirror un des premiers Smart Beauty Mirrors, analyse la peau, recommande des produits et des routines pour prévenir et soigner des problèmes de peau. Un miroir que vous pourrez avoir chez vous et non plus besoin d’aller en institut ou chez votre médecin.
We’ll be at #BeautyconNYC next week! If you’re in New York and want to try the HiMirror Plus for yourself, come say Hi at our booth 320! pic.twitter.com/5bZuJCEY9M
L’entreprise française CareOS propose également un miroir du même type et était présente au CES 2018.
Des brosses à cheveux qui permettre de transmettre à une application une analyse de vos cheveux et propose la meilleure façon de vous peigner et des produits également.
Un adapteur pour Iphone qui permet d’analyser sa peau. Foreo un petit appareil qui permet d’appliquer des masques de beauté sans l’inconvénient d’attendre 15 à 20 minutes pour un effet sur la peau, 90 secondes suffiraient.
Il n’y a pas que les start-ups qui s’intéresse et développe dans la beauty tech. L’Oreal est un acteur majeur (45ème mondial au classement InterBrand). Ils auraient d’ailleurs commencé un partenariat avec Facebook pour proposer des essais virtuels de maquillage de la même manière que des filtres dynamiques sur snapchat ou instagram mais dédié au maquillage. L’Oreal a racheté cette année la société ModiFace spécialiste de la réalité augmentée pour la beauté. L’entreprise proposera également des patch UV connectés, UV Sense pour connaitre son taux d’exposition aux UV pour éviter des mélanomes.
En savoir plus
Le marché de la beauty tech est en pleine croissance et nombreuses sont les entreprises à miser sur ce secteur pour leur avenir. D’autant plus que les technologies liées à l’intelligence artificielle se développe très vite. Si vous aussi, vous désirez connaitre les innovations de demain dans de nombreux secteurs Silicon-Valley.fr vous propose de découvrir le CES 2019 début Janvier. Pour plus d’informations :
Bitcoin, Blockchain, cryptomonnaie … Un peu de vulgarisation.
Vous avez certainement entendu parler du Bitcoin, cette cryptomonnaie qui a connu une soudaine augmentation de sa valeur en début d’année. Mais connaissez-vous vraiment son fonctionnement ? Nous allons tenter de faire un peu de vulgarisation sur ce qu’est le Bitcoin.
La cryptomonnaie
Avant de revenir plus en détail sur le bitcoin regardons en premier lieu ce qu’est une cryptomonnaie.
Le Bitcoin est une cryptomonnaie comme beaucoup d’autres cryptomonnaies. Vous avez peut-être entendu parler de l’Ethereum, Ripple ou du Litecoin. De la même manière, on retrouve plusieurs monnaies « classique », avec l’euro, le dollar ou le rouble.
Une cryptomonnaie va être une monnaie utilisable sur un réseau informatique (internet) en peer to peer (pair to pair). Chaque client est alors lui-même un serveur. Les cryptomonnaies sont souvent définit comme des monnaies électroniques même si le terme n’est pas exact. Mais il faut toutefois bien posséder un terminal électronique (téléphone, ordinateur, tablette …) pour effectuer des transactions avec cette monnaie.
Les cryptomonnaies sont également souvent nommées comme des monnaies alternatives car elles ne sont pas régulées par des banques, des banques centrales ou des états comme peuvent l’être l’euro ou le dollar. Ces monnaies n’ont donc pas, dans aucun pays, de cours légal. Pour résumer en une phrase, une cryptomonnaie est un moyen de paiement, 100% en ligne.
Comme nous l’avons vu le Bitcoin est une cryptomonnaie. Il a été créé en 2008 par Satoshi Nakamoto. Satoshi Nakamoto est un pseudonyme, encore aujourd’hui personne ne sait qui se cache derrière ce pseudonyme. Cela peut-être une personne physique ou un groupement de personnes, difficile de connaitre la vérité. Et oui, le Bitcoin fête ces 10 ans cette année. Aujourd’hui plus de 17 000 000 millions de bitcoin sont en circulation et sa valeur actuelle approche les 5 500€ par bitcoin.
La Blockchain
Le bitcoin repose sur la technologie de la Blockchain. Dans notre monde actuel, avec l’euro par exemple, pour transférer de l’argent nous avons besoin de ce que l’on peut nommer un tiers de confiance. Ce tiers de confiance est généralement représenté par une banque. Le bitcoin et la blockchain ont donc été inventés pour s’affranchir de ce tiers de confiance.
La blockchain va être en quelque sorte un grand livre constitué de blocs et dans chacun de ces blocs sont enregistré et noté plusieurs centaines de transactions qui ont été réalisées en Bitcoin. Ces écritures dans ces blocs sont indélébiles ainsi aujourd’hui personne ne peut modifier ces écritures. Ce grand livre est consultable par tout le monde de manière libre. Toutefois, on ne retrouve pas l’identité des deux parties qui ont effectué la transaction. Chacun de ses blocs vont s’ajouter un à un pour former ce que l’on nomme la blockchain.
Maintenant que vous connaissez le fonctionnement de la blockchain, vous vous demandez peut-être qui est en charge de l’écriture des transactions dans les blocs de la blockchain. C’est alors ce que l’on appelle le minage et les mineurs de bitcoin. Ainsi des entreprises (dans des fermes de minages) ou des particuliers mettent à disposition leurs équipements informatiques pour réaliser les transactions, les écrire dans les blocs et les vérifier. Et ces personnes sont rémunérées pour leur puissance de calcul avec une petite somme en Bitcoin.
Les avantages et inconvénients du Bitcoin
Le bitcoin présente des avantages comme des inconvénients.
Au niveau des avantages :
Toutes les transactions sont publiques;
Une monnaie très résistante à la contrefaçon;
Pas de limite de transfert;
Disponible 24h/24 et 7j/7;
Augmente l’accessibilité au marché des pays en voie de développement.
En ce qui concerne les inconvénients :
Une monnaie peu connue du grand public, souvent de nom mais moins sont fonctionnement et son utilisation;
Peu d’espace, de commerce, de lieu ou l’on peut payer en Bitcoin;
Une valeur qui peut vite changer (comme on l’a vu en début d’année).
Enfin, il y a des caractéristiques qui peuvent, selon les personnes, être un avantage ou un inconvénient :