20 comptes Twitter pour rester branché sur la Silicon Valley

20 comptes Twitter pour rester branché sur la Silicon Valley

Au revoir Septembre ! Il y a un mois déjà, sonnait l’heure de la rentrée. Nos chers enfants reprenaient le chemin de l’école, pleins de bonnes résolutions pour ce « millésime » 2013/2014. Et vous, quelles sont vos résolutions ?

La nôtre, c’est de continuer à garder un œil grand ouvert sur cette région dynamique qu’on aime. Pendant que l’été indien fait en ce moment le bonheur des habitants de San Francisco, l’agitation entrepreneuriale bat son plein dans la cour de récré de la Silicon Valley. « Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort » pourrait être la devise locale si elle n’était pas déjà utilisée comme cri de guerre à quelques dizaines de milliers de kilomètres d’ici, au sein d’un Fort qu’on appelle Boyard.

Pour vous aider à garder vous aussi un œil agile sur l’arène de l’innovation et des nouvelles technologies, nous vous avons réservé un petit cadeau pour le goûter : une sélection de 20 comptes Twitter à ajouter dans votre liste de suivi !

Certains noms vous seront bien entendu familiers, d’autres un peu moins, certains peut-être pas du tout. Pour vous, chers amis entrepreneurs, geeks, innovateurs, ou simplement curieux, voici notre sélection.

ALEXIA TSOTSIS – @alexia

Coéditrice de TechCrunch, le blog de référence pour les nouvelles les plus fraîches de la scène internet et technologique. Fondé il y a 8 ans, TechCrunch réunit 12 millions de visiteurs par mois et 2 millions de followers sur les réseaux sociaux.

CHRIS DIXON – @cdixon

Venture Capitalist chez Andreessen Horowitz. A défaut de ne pas encore être entré « dans le cercle » de la fameuse entreprise de capital-risque, suivez l’actualité de l’un de ses membres phares.

CHRIS SACCA – @sacca

Investisseur, conseiller en investissement et conférencier, Chris Sacca est l’ancien directeur des Initiatives Spéciales chez Google. Avouez-le…vous aussi vous avez rêvé au moins une fois de voir ce titre écrit sur votre carte de visite.

CHRIS SHIPLEY – @cshipley

Chris Shipley évolue auprès de l’écosystème de startups et de la scène technologique : cofondatrice et CEO de l’incubateur Guidewire Labs, elle est également l’ancienne productrice de DEMO, une conférence dédiée à révéler des nouvelles technologies à travers des startups sélectionnées.

DAVID POGUE – @pogue

Une petite exception avec un personnage extérieur à la Silicon Valley. Il est le célèbre chroniqueur IT du New York Times et il serait dommage de passer à côté.

ELON MUSK – @elonmusk

Icône de la scène de l’innovation dans la Vallée, il est le fondateur de SpaceX, l’entreprise de transport spatial, et le cofondateur de Tesla Motors, l’entreprise de véhicules électriques que l’on ne présente plus. Vous connaissez sûrement PayPal ? Et bien c’était également lui.

ERIC SCHMIDT- @ericschmidt

Si vous n’avez pas encore réussi à l’inviter à déjeuner, vous pourrez retrouver sur Twitter celui qui a été à la tête de Google pendant 10 ans et qui occupe aujourd’hui la présidence du Conseil d’Administration.

GUY KAWASAKI – @GuyKawasaki

Il est l’ancien « Chef évangéliste » chez Apple et l’inventeur de ce concept d’évangélisme appliqué aux nouvelles technologies. Guy Kawasaki est une référence dans la Silicon Valley, célèbre aujourd’hui en tant que conférencier et auteur…mais également cofondateur du site d’agrégation de nouvelles Alltop et enfin fondateur de Garage Technology Ventures, entreprise de capital-risque. Ne rougissez pas, votre CV est impressionnant aussi. Ou le sera bientôt.

JACK DORSEY – @jack

Personnage iconique de la génération des réseaux sociaux, Jack Dorsey est à Twitter ce que Paul Bocuse est à la cuisine française…en d’autres termes l’un des piliers fondateurs ! Il est également le fondateur de Square, une entreprise qui est en train de révolutionner le marché du paiement mobile. On vous a déjà dit que votre CV était impressionnant aussi et que ce n’était pas la peine de rougir !

JEFF WEINER – @jeffweiner

Il est le CEO de LinkedIn, le célèbre réseau professionnel que vous utilisez notamment pour vos recherches d’emplois et sur lequel vous ne postez pas vos photos de soirées et vacances.

JOHN DOERR – @johndoerr

Venture Capitalist chez KPCB, il est tout simplement l’un des capital-risqueurs les plus connus dans la Silicon Valley. En parlant de risque, vous n’en prendrez aucun en le suivant sur Twitter.

KEVIN ROSE – @kevinrose

General Partner chez Google Ventures et entrepreneur en série, il est très actif sur internet et sur Twitter. Il est reconnu comme une voix influente de cet écosystème qu’on affectionne.

LOIC LE MEUR – @loic

Le français de la liste ! Loic Le Meur, celui qui nous avions surnommé « le Zinédine Zidane du web », est un célèbre bloggeur, chroniqueur et entrepreneur installé dans la Silicon Valley. Il est également l’organisateur de LeWeb, la conférence annuelle qui vous amène le meilleur de la Vallée, d’internet et des nouvelles technologies en Europe (Paris et Londres).

MARINA GORBIS – @mgorbis

Auteur du livre La Nature du Futur, elle est la Directrice de The Institute for the Future, une organisation de recherche présente dans la Silicon Valley depuis 45 ans et qui se spécialise dans les études prospectives et les méthodes quantitatives de recherche sur le futur.

MARISSA MAYER – @marissamayer

Qui n’a pas entendu parler de Marissa Mayer ? Présidente et CEO de Yahoo! depuis 2012, elle est reconnue comme l’une des femmes les plus influentes dans la sphère business aux Etats-Unis. Icône de la Silicon Valley, elle est le visage d’une nouvelle génération de dirigeantes.

OM MALIK – @om

Il est le fondateur de GigaOM, une entreprise de média associée à gigaom.com, un blog de nouvelles, d’analyse et d’opinions sur l’industrie des technologies émergentes et des startups. Om Malik est également Partner chez l’entreprise de capital-risque True Venture basée à San Francisco.

PETE CASHMORE – @petecashmore

Il est le fondateur et CEO de Mashable.com, une source N°1 d’information sur l’innovation digitale, réunissant 20 millions de visiteurs uniques par mois. N’essayez pas de nous faire croire que vous aviez réussi à générer plus de trafic avec votre Skyblog.

PETER DIAMANDIS – @PeterDiamandis

Passionné d’innovation, défenseur des technologies du futur et de leurs bienfaits positifs possibles pour la société, il est le fondateur de Singularity University et de la fondation X Prize : à travers une institution d’éducation et une fondation organisatrice de prix internationaux d’innovation, Peter Diamandis veut placer la barre très haut et entend résoudre les grands défis de l’espèce humaine.

RICHARD BRANSON – @richardbranson

Voici la deuxième (et dernière, promis) exception à cette liste Made In Silicon Valley. Cette liste se devait en effet d’inclure l’un des personnages contemporains qui suscite le plus d’inspiration dans le monde des affaires, et même au-delà. Parce que l’innovation, c’est aussi une question d’inspiration. Sir Richard Branson, fondateur du groupe Virgin, dans votre « carnet d’adresses » Twitter, ce n’est pas beau ?

ROBERT SCOBLE – @Scobleizer

Robert Scoble est devenu célèvre à travers Scobleizer, un blog dédié à l’ère d’internet et des technologies de l’information et qu’il a lancé lors de ses années chez Microsoft, lorsqu’il était évangéliste technologique. Amen.

De la diversité des transports à San Francisco

De la diversité des transports à San Francisco

À chaque fois que quelqu’un arrive en visite ou plus durablement, une étape obligée est celle de la “Description des modes de transport à SF”. Cela est d’autant plus vrai pour une ville comme San Francisco faisant deux fois et demi la taille de Lyon et où la voiture sert davantage de support pour stickers que de réel moyen de transport.

Alors, quelles sont les options ? Sans surprise, c’est sur votre mobile que se trouvent les bonnes options. Présentation joyeuse et exhaustive par Loic Chollier, que vous pouvez également lire sur son blog personel.

Le MUNI

Les métros et tramways n’étant pas très évident à mettre en place dans une ville aussi vallonnée et sujette aux tremblement de terre, le moyen de transport “public” le plus utilisé reste le bus. Il peut vous emmener à Ocean Beach ou Downtown et Marina ou Mission. San Francisco dispose tout de même de quelques lignes de tramway et métro mélangées principalement axées sur Market St., rue principale qui sépare la ville en deux de manière diagonale.

Muni tramway de San francisco

L’abonnement est à 64$ / mois pour un usage illimité, 74$ / mois si vous décidez d’aller habiter (ou travailler) au bout du monde et que vous devez donc prendre le BART (équivalent du RER pour les Parisiens) quotidiennement dans les limites de la ville de San Francisco.

Viennent maintenant les solutions un peu plus innovantes et qui justifient cet article.

Uber / Side Car / Lyft : chauffeurs sur demande

Vous avez certainement déjà entendu parler d’Uber, ils sont présent à Paris et depuis peu à Lyon. Partie d’un service un peu “luxe” proposant d’obtenir très rapidement un chauffeur privé depuis une application iPhone, la société a fait évoluer son offre pour ici nous proposer d’appeler directement des Taxis (ils restent cependant aussi cons que les autres), des UBERx qui sont des voitures plus banales, pas forcément noires et généralement hybrides, ainsi que les traditionnels Black Car et SUV.

Les Ubers, bien que proposant un service de qualité, restent un peu plus chers que les Taxis.

Vient ensuite Lyft, qui est l’application générant le plus de wow-effect. À la façon d’Uber, via l’application iPhone (ou Android), il est possible d’appeler une voiture qui vous emmène où bon vous semble. Le plus ? la course est généralement 30% moins chère qu’un taxi, vous n’avez pas à sortir de cash puisque vos informations de paiement sont directement intégrées dans l’application et surtout les chauffeurs font de leur mieux pour vous rendre le trajet agréable : il est courant qu’en rentrant dans un Lyft, le chauffeur vous fasse un check amical avec le poing en se présentant puis vous propose de mettre en charge votre téléphone, passer la musique que vous voulez ou vous demande si vous avez faim ou soif puis vous propose de quoi se revigorer.

Le Lyft est facilement reconnaissable en ville puisqu’il arbore toujours sa moustache rose sur la calandre. On assiste même à un phénomène de Pimp-my-Lyft, certains chauffeurs faisant preuve d’originalité pour démarquer encore plus leur auto.

SideCar est un service similaire à la différence près qu’il s’agit d’un service dit de matching : les conducteurs obtiennent à l’avance la destination voulue et peuvent la décliner si elle ne correspond pas à leur itinéraire original. On rentre là plus dans une logique de “Ride-sharing”, ce qui, d’après les fondateurs, serait un modèle plus fiable et durable, évitant la pollution superflue.

Les conducteurs de ces services sont des particuliers comme vous et moi, cherchant à arrondir leurs fins de mois. Certains en ont fait cependant leur activité principale, réalisant qu’ils gagnaient plus qu’avec leur travail d’origine. À titre d’exemple, Lyft fait de la publicité sur Facebook annonçant des revenus jusqu’à 35$ / heure.

Avec cela se pose le problème de la sécurité ainsi que la grogne évidente des chauffeurs de Taxi licenciés. Ces sociétés ont profité jusque là d’une gray-area (zone grise) dans la loi Californienne et font passer les paiements pour des donations optionnelles. En pratique vous pouvez donc voyager gratuitement mais vous serez notés à la baisse et votre “karma” dans l’application baissera en conséquence ce qui ferait diminuer vos chances d’obtenir un chauffeur. Tout cela ayant des limites, des plaintes ont été déposé devant l’Etat de Californie mais ils ont temporairement trouvé des arrangements financiers permettant de mettre à plat la situation.

ZipCar / Get Around / Scoot : véhicules sur demande 

Enfin, pour des excursions un peu plus longues, reste toujours la possibilité de louer une voiture ou un scooter à la demande et sans passer par les agences de location traditionnelles, lesquelles n’auront aucun scrupule à essayer de vous extorquer le plus de dollars possible en vous vendant des assurances optionnelles à gogo ou en appliquant une surcharge si vous avez moins de 25 ans.

Le service proposé par Zipcar est un peu similaire à ce qu’offre Autolib’ en France (en mieux) : il y a deszipcars un peu partout en ville louable à l’heure ou à la journée, situées dans des parkings à ciel ouverts, dans les garages de résidences etc. Il est possible de réserver à l’avance une voiture via leur site web ou comme toujours avec l’application smartphone. Sont compris dans le tarif : l’assurance, la location ainsi que l’essence. Pour récupérer le véhicule, il suffit de passer votre carte de membre sur le pare-brise, elle s’ouvre et les clés sont à l’intérieur, vous n’avez plus qu’à démarrer. Le hic pour moi ? il faut avoir un an de permis (Californien ou international) pour utiliser le service.

C’est là qu’intervient Getaround, cette compagnie propose aux propriétaires n’utilisant que peu leur voiture de la louer à d’autres particuliers. Le service est simple et efficace, pour récupérer la voiture il suffit de fixer un rendez-vous avec le propriétaire. Un certain nombre d’entre elles sont également équipées du CarKit, on peut donc ouvrir les voitures réservées à l’aide de l’application iPhone et récupérer les clés qui sont à l’intérieur. Les tarifs sont assez intéressant, il faut cependant rendre la voiture avec le même niveau d’essence et on peut trouver sur internet des Coupons (de réduction) permettant d’utiliser le service à prix très avantageux les première fois. C’est comme ça que je suis allé chercher ma mère à l’aéroport en Mercedes C300 pour 2.12$ !

Enfin, Scoot Networks proposent de la location de Scooter électrique pour une durée maximale de 48h (après cela il faut un permis mobylette selon la loi Californienne…). Le principe une fois de plus est simple, on peut réserver son scooter via leur site web ou l’application smartphone : s’affichent les disponibilités selon les garages ainsi que l’état de charge de la batterie du deux roues. Les prix varient selon le plan choisi mais cela reste très abordable (5$ la première heure puis 1$ / heure pour mon cas).

Voilà pour ce petit dossier sur les modes de transport à SF, pour être tout à fait exhaustif, on aurait aussi pu mentionner les fixies, très en vogue ici. Si la question du vélo vous intéresse, on vous renvoie vers notre précédent article.

Si la lecture vous a plu et vous a paru utile n’hésitez pas à le signaler à son auteur (loic@chollier.com).

Blueseed : une Silicon Valley en mer

Blueseed : une Silicon Valley en mer

Pendant que le Sénat américain se penche sur un relèvement des quotas d’immigration de travail, la Silicon Valley organise une résistance depuis les eaux internationales aux portes de la Baie.

 
Logo de l'entreprise Blueseed

Un groupe baptisé « Partnership for a New American Economy » estime qu’une pénurie de 230.000 diplômés frappera l’Amérique dans les cinq ans. Entre 1995 et 2005, 52% des start-up créées en Silicon Valley comptaient un étranger parmi leurs fondateurs. Quelques exemples: Jerry Yang (Yahoo!), Steve Chen (Youtube) et Sergey Brin (Google).

Début avril, le plafond annuel des 65.000 visas de travail H1B était atteint en cinq jours à peine, laissant des milliers de travailleurs et futurs entrepreneurs sans recours. Les procédures permettant à une entreprise de recruter un candidat immigrant s’avèrent longues et coûteuses – atteignant rapidement 10.000 dollars US, sans garantie de résultat -.

Les quotas sont insuffisants et la situation semble préoccupante pour la vivacité de l’industrie high tech. Pour y répondre, la Silicon Valley s’organise en lobby auprès des autorités à Washington. Le Congrès s’y montre – nécessité économique – réceptif: un visa réservé aux entrepreneurs et un rehaussement significatif du nombre de visas de travail sont en jeu. Le Sénat y travaille depuis le jeudi 9 mai.

Pendant ce temps, dans l’Océan…

En avril, le Canada lançait un programme d’obtention de titre de séjour permanent à destination des entrepreneurs. Fin avril, le gouvernement français empruntait la même voie. Une solide concurrence pour la Silicon Valley, une seconde chance pour ceux qui ont perdu tout espoir de s’installer dans la Baie.

La Vallée, pénalisée, le sait et l’offensive s’organise pourtant au bord de l’eau. Dans l’année, un paquebot de la société Blueseed battant pavillon des Bahamas pourrait s’ancrer dans les eaux internationales, au large des côtes californiennes. Pour s’y installer, un simple passeport ou visa de tourisme suffirait. Le projet, surnommé le « GooglePlex des mers », a beau être encore très flou, près de 1.300 candidatures seraient déjà enregistrées.

Les « Pirates de la Silicon Valley » comptent parmi eux des entrepreneurs et ingénieurs connus, parmi lesquels des représentants de Yahoo!. Ils prévoient que le vaisseau, destiné à jeter l’ancre à 12 miles des côtes, devrait être opérationnel au 3e trimestre fiscal 2013, c’est-à-dire demain. L’été 2014 est cité comme une plus probable date de lancement.

A quel prix ? A peu près celui d’un studio à San Francisco, aux alentours de 1.600 USD par mois: 1.200 pour une cabine partagée, jusqu’à 3.000 pour une cabine single. Le prix inclut l’accès à des bureaux et installations de travail. Mais Blueseed ne se limite pas à la recherche de futurs chefs d’entreprise et génies: les incubateurs sont aussi les bienvenus à bord.

Simple bras de fer avec les autorités ou véritable arsenal de guerre? Nul doute que le Sénat y prête en ce moment une attention particulière dans ses travaux, de peur de voir les Bahamas et les Îles Marshall prendre le relais.

Construire Le Web

Construire Le Web

Alors que la « Sharing Economy » est sur toutes les lèvres, et notamment à l’honneur pour la prochaine édition de la conférence LeWeb London, nous revenons en Storify sur l’histoire et les clés du succès de cette conférence.

Quoi de mieux qu’une agrégation de tweets, post Tumblr, photos Instagram, statuts Facebook, présentations sur SlideShare pour raconter le plus gros événement tech européen?

 

Le Web London, c’est dans trois semaines maintenant, les 5 et 6 juin 2013. La plus grosse conférence autour des nouvelles technologies en Europe s’exporte en Albion. L’occasion pour nous de décortiquer le phénomène avec Bastien Vidal qui travaille avec Loïc & Géraldine.

http://storify.com/SiliconValleyFr/le-web

Google IO 2013 : voulez-vous vraiment vous déconnecter ?

Google IO 2013 : voulez-vous vraiment vous déconnecter ?

Plus de 6.000 personnes ont assisté mercredi dernier à la conférence annuelle des développeurs Google à San Francisco. Quelques jours plus tard, réflexions.

Une foule dense – composée de développeurs, happy few curieux et autres journalistes – et un show interminable: nous avons eu droit à près de 3h30 de présentations ad nauseam de la stratégie du groupe pour les douze mois à venir, sur un un lancement musical particulièrement éclairant: « I’m alive » du groupe Empire of the Sun.

Google IO 2013 a démarré à l’heure. Cette année, pas de découpe: une seule keynote. Android et Chrome réunis, deux piliers de l’entreprise désormais. Principal enseignement du jour à quelques semaines du rassemblement annuel d’Apple dans la même ville? Google veut se démarquer de son principal concurrent en jouant sur l’universalité de ses produits. Ils doivent fonctionner sur n’importe quel appareil, quel que soit le système, quel que soit l’écran. Cela dit, BlackBerry 10, Firefox OS et Windows Phone n’ont eu droit à aucune mention et attention particulière.

Consolidation et évolutions… de taille

La plus énorme offensive du jour? Google précède Apple dans la musique à la demande, avec un concurrent de Spotify et Deezer sous la forme d’une offre de musique illimitée à 9,99 dollars par mois: Google Music All Access. Hangout remplace Google Talk et viendra sans doute embrasser Google Voice dans quelque temps.

Une nouvelle version du réseau Google+ a été lancée simultanément, visuellement beaucoup plus attrayante sous forme de cartes interactives. Google+ et le moteur de recherche se rapprochent de plus en plus. Désormais, ce fameux moteur de recherche obéit à des questions qu’on écrit ou qu’on pose à la voix, comme “Où puis-je manger un plateau d’huîtres à Oakland” ou encore “Retrouve mes photos de New-York prises l’an dernier”. Qu’est-ce qui a changé? Ce que vous inscrivez sur le nuage. Dès que vous êtes connecté à votre compte, Google utilise vos emails, vos photos, votre musique, vos rendez-vous, pour affiner la recherche en fonction de la personne et non plus forcément du sujet. Particulièrement pratique, car le terme barbare de backup appartient au vocabulaire technique du passé. Mais lourd de conséquences en matière de protection des données.

Une version complètement revisitée de Google Maps sera lancée l’été prochain. Les cartes sont désormais plus personnelles. Elles affichent les endroits où vous vivez, où vous vous rendez régulièrement, vos restaurants favoris, votre lieu de travail. Chaque carte est unique. Encore une fois, cela fonctionne de la même manière sur un ordinateur, un smartphone et une tablette, y compris sur l’iPhone et l’iPad, pas simplement Android. Tout cela grâce au compte Google, qui fait office de clé vers votre appartement virtuel.

Il faudrait également parler des jeux en réseau et de nouveaux formats d’images et de vidéo plus légers et sans royalties. Le format WebP proposait une compression de 30% par rapport au JPEG, avec la possibilité d’obtenir des images animées, façon GIF. Le format vidéo VP9 irait jusqu’à 63% de réduction par rapport au H.264. Il sera adopté cette année par Youtube, ce qui devrait mettre tout le monde d’accord.

Déconnexion: are you sure?

Ce qui nous a frappé, cette année, au fond, c’est que l’on n’a pas eu droit à une enième nouvelle version de tel ou tel système (Android, Chrome, ChromeOS). Non, on a plutôt senti que Google était à l’aube d’une formidable nouvelle ère, qui place la personne connectée au centre de tout. Ce qu’elle fait. Ce qu’elle vit. Où elle va. D’où elle vient. Ce qu’elle pense. Ce qu’elle rêve. Ce qu’elle partage. Ou pas.

Après le smartphone, la tablette, l’ordinateur, demain ce seront les lunettes, les brassards de sport, nos pèse-personnes, ce seront les objets de notre quotidien qui seront animés et connectés à notre nuage, notre personnalité virtuelle. Finira-t-elle par nous ressembler, nous manipuler, nous guider, nous suivre, nous épier, nous confondre?

Durant les trois jours de Google IO, une foule de journalistes et de salariés du groupe portaient déjà les Google Glasses, les lunettes connectées. Elles ne seront probablement pas disponibles avant 2014. Au-delà de l’aspect hipster de la chose, qui se sent vraiment à l’aise en cotoyant ces « privilégiés »? Ils ont parfois quitté le Moscone pour se balader dans les allées du centre commercial Westfield. Les avez-vous vous aussi croisés?